Le climat rebat les cartes des densités
Présentées lors de la conférence de la CAVB sur les densités de plantation, les vignes semi-larges constituent désormais une réalité réglementaire en Champagne. Après près de quarante années d'essais, le Comité Champagne défend un système capable de réduire l'empreinte environnementale du vignoble tout en préservant la qualité des vins. Une évolution qui continue pourtant de susciter des débats au sein de la profession.
« Nous voulons surtout innover pour que rien ne change ». En une formule, Sébastien Debuisson résume l'ambition du projet des vignes semi-larges développé en Champagne depuis les années 1980. Derrière cette apparente contradiction se cache une préoccupation centrale : faire évoluer les pratiques viticoles pour répondre aux défis environnementaux et climatiques sans remettre en cause la typicité des vins de Champagne.Présenté dans le cadre d'une conférence technique consacrée aux modes de conduite innovants, le travail mené par le Comité Champagne a abouti à une modification du cahier des charges de l'appellation en 2022. Une reconnaissance qui vient clôturer plusieurs décennies d'expérimentations agronomiques, œnologiques, environnementales et économiques.Des vignes en lyre aux vignes semi-largesL'histoire débute dans les années 1980 avec les vignes en lyre, implantées à faible densité, entre 2.700 et 3.000 ceps par hectare. Les résultats obtenus se révèlent mitigés. Les temps de travaux restent élevés, la mécanisation complexe et les rendements jugés insuffisants dans le contexte de l'époque.Un enseignement majeur ressort néanmoins de ces...
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