Calamité agricole
20 millions d’€
A la suite de la sécheresse 2011, le département a été classé en
calamité agricole. La mobilisation - de la profession agricole et des
services publics départementaux - a permis de débloquer 20 millions d’€.
calamité agricole. La mobilisation - de la profession agricole et des
services publics départementaux - a permis de débloquer 20 millions d’€.
Le Comité national de gestion des risques en agriculture s’est réuni le 15 décembre pour fixer les taux de perte définitifs sur les prairies. Le dossier calamité agricole de la Saône-et-Loire a reçu un avis favorable avec un découpage en quatre sous zones tel que proposé lors du comité départemental d’expertise du 17 novembre.
Pour rappel :
- 30 % à l’est du département,
- une zone intermédiaire correspondant à la côte viticole à 35 %,
- le reste du département à 47 %
- le secteur de lutte contre les rats taupiers au titre de l’arrêté préfectoral classé à 53 %.
Le préfet de Saône-et-Loire, François Philizot, était heureux de remonter « le moral dans les chaussettes jaunes paille » des agriculteurs touchés par la sécheresse printanière 2011.
Le Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) a débloqué plus de 20.196.000 € pour le département, deuxième plus grosse enveloppe nationale derrière l’Aveyron.
La procédure exceptionnelle décidée par Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, avais permis, pour la première fois, le versement d’acomptes aux agriculteurs dès le 15 septembre pour faire face à l’urgence. Le versement du solde est attendu pour « fin janvier, début février », précisait la directrice de la DDT, Monique Nova.
3.500 dossiers ont été déposés et 2.900 ont été mis en paiement pour une première enveloppe de 30 % des aides attendues (4,5 M€), couvrant « toutes les zones ayant souffert, y compris la Bresse ». « Le niveau de perte reste élevé mais moins que ce qui était craint en juin. Le taux de perte fourrager est estimé à 55 %, alors qu’en juillet 2011, les estimations tournaient aux alentours de 70 %. Il reste encore des situations à 60 % de perte », détaillait le préfet, visiblement très au fait du dossier. Il s’empressait de « relancer le débat sur l’autonomie » alimentaire des exploitations, car avec des épisodes climatiques extrêmes se multipliant, il rappelait également que « ce dispositif n’a pas vocation à couvrir toutes les pertes mais d’assumer un partage des risques entre éleveurs et puissance publique ». Les éleveurs ont, semble-t-il, déjà anticipé puisqu’il s’est fait « plus de dérobés que d’habitude cette année », analysait Monique Nova. Reste que les nappes phréatiques ne sont pas revenues à des niveaux normaux, tout particulièrement les bassins de la Grosne et l’Arconce. Les stocks sont variables dans les fermes allant de 25 jours de couverture à 90 jours d’hivernage. Tout dépendra donc de la durée de l’hiver…
Pour rappel :
- 30 % à l’est du département,
- une zone intermédiaire correspondant à la côte viticole à 35 %,
- le reste du département à 47 %
- le secteur de lutte contre les rats taupiers au titre de l’arrêté préfectoral classé à 53 %.
Le préfet de Saône-et-Loire, François Philizot, était heureux de remonter « le moral dans les chaussettes jaunes paille » des agriculteurs touchés par la sécheresse printanière 2011.
Le Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) a débloqué plus de 20.196.000 € pour le département, deuxième plus grosse enveloppe nationale derrière l’Aveyron.
La procédure exceptionnelle décidée par Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, avais permis, pour la première fois, le versement d’acomptes aux agriculteurs dès le 15 septembre pour faire face à l’urgence. Le versement du solde est attendu pour « fin janvier, début février », précisait la directrice de la DDT, Monique Nova.
3.500 dossiers ont été déposés et 2.900 ont été mis en paiement pour une première enveloppe de 30 % des aides attendues (4,5 M€), couvrant « toutes les zones ayant souffert, y compris la Bresse ». « Le niveau de perte reste élevé mais moins que ce qui était craint en juin. Le taux de perte fourrager est estimé à 55 %, alors qu’en juillet 2011, les estimations tournaient aux alentours de 70 %. Il reste encore des situations à 60 % de perte », détaillait le préfet, visiblement très au fait du dossier. Il s’empressait de « relancer le débat sur l’autonomie » alimentaire des exploitations, car avec des épisodes climatiques extrêmes se multipliant, il rappelait également que « ce dispositif n’a pas vocation à couvrir toutes les pertes mais d’assumer un partage des risques entre éleveurs et puissance publique ». Les éleveurs ont, semble-t-il, déjà anticipé puisqu’il s’est fait « plus de dérobés que d’habitude cette année », analysait Monique Nova. Reste que les nappes phréatiques ne sont pas revenues à des niveaux normaux, tout particulièrement les bassins de la Grosne et l’Arconce. Les stocks sont variables dans les fermes allant de 25 jours de couverture à 90 jours d’hivernage. Tout dépendra donc de la durée de l’hiver…