En caprins
Ajuster les dépenses en restant efficace
Le poste aliments achetés représente près de 40 % des charges des élevages caprins livreurs de lait. La flambée du prix des matières premières entraîne une augmentation du coût de production de l’ordre de 28 à 49 € aux 1.000 litres suivant les systèmes. Le contexte actuel de la filière "lait de chèvre" justifie plus que jamais la maîtrise du coût alimentaire / litre de lait. Gérer "au plus près" le troupeau, ajuster les quantités distribuées et bien choisir ses concentrés sont les principaux leviers pour y parvenir.
Impact économique de l’augmentation du prix des matières premières
L’incidence de l’augmentation du prix des matières premières entre les campagnes 2010 et 2011 a été évaluée en prenant les hypothèses suivantes : +12 % pour le prix des aliments achetés, + 6 % pour les engrais, +20 % pour l’énergie et +1,5 % pour les autres postes.
Le coût total de production augmenté de 28 à 49 €/1.000 litres suivant les systèmes (figure 1), soit entre plus 4 et plus 5 %. Cela représente un manque à gagner moyen allant de 5.300 à 12.200 € par exploitation. La hausse du prix des aliments achetés impacte fortement l’augmentation du coût de production : elle représente entre 56 et 73 % du surcoût calculé.
Au-delà de ces valeurs moyennes, on enregistre des écarts importants entre les exploitations au sein d’un même système, écarts liés aux systèmes alimentaires (céréales auto consommées, systèmes à dominante fourrages, …) mis en place et surtout à leur efficacité.
Parmi les élevages laitiers spécialisés de l’Ouest et du Sud Ouest, l’écart de coût de production entre les élevages "efficaces" (moins de 160 € "aliments achetés"/1.000 litres) et les élevages les moins efficaces (plus de "250 € aliments achetés"/1.000 litres) se creuse. Les moins efficaces qui avaient déjà un coût de production supérieur de 23 €/1.000 litres, voient ce coût progresser encore de 6 % soit au final, un écart de 37 €/1.000 litres avec les plus efficaces.
Recommandations pratiques pour les mois à venir
Les recommandations pratiques pour le printemps 2011 doivent tenir compte du double contexte conjoncturel : d’une part la flambée des prix des matières premières (céréales, tourteaux, énergie fossile…) et d’autre part le contexte de la filière « lait de chèvre » avec mise en place d’une limitation "des droits à produire" et une baisse du prix du lait. Ce contexte justifie plus que jamais la maîtrise du coût alimentaire par litre de lait. Maitriser son coût de production signifie ajuster au maximum les dépenses liées à l’alimentation, en essayant d’être le plus efficace possible.
1) Gérer "au plus près" le troupeau
* Réformer les animaux improductifs et ceux qui ne paient pas leur ration
Les animaux improductifs coûtent chers, en particulier les animaux avec des niveaux de production faibles et qui ne mettront pas bas : il est conseillé de réaliser un diagnostic de gestation. De plus, il sera pertinent de réformer les animaux qui n’ont pas d’avenir : état sanitaire de la mamelle non satisfaisant, problèmes locomoteurs… Pour les troupeaux désaisonnés, réformer un lot de chèvres en février ou en mars permettra en plus d’ajuster la production de la campagne à la référence laitière.
* Constituer des lots de production...
homogènes en particulier pour les rations avec des fourrages de qualité moyenne ou en faible quantité, permet d’économiser de 10 à 15 % de concentrés.
Exemple : Pour un lot hétérogène produisant 4 litres au démarrage (de 3 à 6 litres), on calculera une ration couvrant 4,5 litres en énergie et 5,5 litres en azote ; pour un lot homogène de même niveau (de 3 à 5 litres), on rationnera à 4 litres en énergie et 5 litres en azote.
Passer d'un lot (avec hétérogénéité moyenne) à 3 lots plus homogènes fait en général gagner 15 % dans la complémentation concentré. Cela peut se traduire par moins de chèvres très grasses et autant de lait. La séparation des premières lactations (encore en croissance) des adultes permet de distribuer des rations avec moins de densités nutritives. La constitution de lots de chèvres suffisamment en bon état corporel évite aussi leur suralimentation énergétique.
* Revoir l’animal cible
Pour un troupeau "normalement variable", diminuer la production cible de 0,5 kg de lait/jour (4,0 au lieu de 4,5 kg par exemple) cela revient à couvrir les besoins de 75 % des chèvres au lieu de 90 %. Cela se traduit par environ 0,20 kg de concentré / jour en moins et 0,10 kg de MS de fourrage en plus. Dans ces conditions les productions laitières peuvent baisser de 0,17 kg de lait à 3,5 g de TB ou alors on peut observer un peu moins de reprise d’état en fin de lactation.
2) Ajuster les quantités de concentrés distribués
- Vérifier sa ration et la réajuster si besoin en fonction du lait réellement produit
- Ajuster la complémentation au stade physiologique de la chèvre
* A nourrir les animaux avec le même niveau de concentrés qu’au démarrage, on arrive en fin de lactation à couvrir 200 % des besoins, ce qui est non seulement un gaspillage inutile, mais constitue aussi un risque d’accidents sanitaires important. Ainsi, en système "foi", la baisse des concentrés au fur et à mesure de la lactation, peut entraîner une économie sur l’année de près de 150 g de concentrés par litre. Il faudra vérifier la reprise d’état corporel pour mieux ajuster le niveau de complémentation. Un niveau de reconstitution des réserves insuffisant n’aura pas de conséquence immédiate mais aura un impact sur la lactation suivante. Il s’agit donc d’ajuster sans pénaliser l’avenir.
- Peser les quantités distribuées et ajuster ces quantités lors de modification de la taille du lot
- Vérifier au moins une fois par semaine, le tarage des distributeurs de concentrés, et en tous les cas au moins à chaque livraison, la densité de l’aliment pouvant varier.
- Réduire les quantités distribuées pour les éleveurs en "dépassement".
* Une réduction des apports azotés en deuxième partie de lactation limite la production tout en favorisant la reprise d’état corporel
3) Choisir des concentrés simples
Parmi les concentrés énergétiques, les céréales (ou protéagineux) auto consommés et les aliments "simples" sont à privilégier aux formules composées du commerce très sécurisées, donc plus chères. Par exemple, l’utilisation d’aliments riches en PDIA n’est efficace que pour les animaux de bonne valeur génétique.
Pour ce printemps, le prix de toutes les céréales augmente mais un petit avantage technico-économique persiste pour le maïs grain. Parmi les concentrés protéiques, l’intérêt du tourteau de colza par rapport au tourteau de soja diminue d’autant plus qu’il y a des céréales à auto consommer sur l’exploitation. La règle de substitution protéique se fait sur la base de 1 kg de tourteau de soja pour 1,5 kg de tourteau de colza, ce qui correspond aussi au rapport des prix de début 2011. L’intérêt d’utiliser de la luzerne déshydratée, comme celle des concentrés protéiques, diminue sensiblement avec l’avancement de la lactation car la suralimentation protéique n’est pas payante et génère des rejets azotés importants. L’intérêt zootechnique et économique de certains co-produits (pulpes de betteraves, drèches de blé, lactosérum…) est à étudier au cas par cas.
Face à la flambée du prix des céréales et tourteaux, les fabricants d’aliments réagissent en proposant des formulations "bas de gamme" moins chères. Ces aliments sont de formulations très variables d’une livraison à l’autre, leurs valeurs nutritives sont proches des valeurs planchers annoncées sur l’étiquette. Si le choix de l’éleveur se porte sur cette gamme d’aliment, il doit, plus que jamais, demander la formulation au fabricant, s’assurer de l’appétence, s’enquérir de la provenance de toutes les matières premières et calculer sa ration de façon à ne pas manquer de tel ou tel élément (minéral, vitamine…). L’intérêt économique de ces aliments doit aussi se mesurer par rapport à une même ration faite avec des concentrés "plus sécurisés", proposés par les fabricants.
Avec la hausse des prix, la nature des matières premières incorporées dans les aliments du commerce évolue. ll est donc recommandé de bien lire les étiquettes à chaque livraison et de se montrer exigeant. En cas de doute sur l’efficacité de tel ou tel aliment, n’hésitez pas à le faire analyser après vous êtes assuré de la qualité du rationnement et de sa mise en œuvre. Enfin, il reste toujours important d’assurer des transitions alimentaires suffisantes.
4) D’autres leviers pour maîtriser le coût alimentaire
* Miser sur le pâturage de prairie permet de disposer d’une ration de haute valeur alimentaire
Cela passe par une mise à l’herbe précoce pour les élevages avec pâturage. Pour cela, il faut anticiper la pousse de l’herbe :
- dès son départ en végétation (200 °C dès le 1ier janvier), la fertilisation azotée est un premier levier d’accélération (30 N)
- la mise à l’herbe s’envisage dès 6 cm de hauteur d’herbomètre (300 à 400 °C dès le 1er février). Pour les 3 premières heures de pâturage journalier, l’ingestion peut être au moins de 0,3 kg de MS d’herbe / heure. Une telle herbe procure 1 UFL et au moins 120 g de PDI / kg de MS, c’est l’équivalent d’un concentré équilibré. et mieux que la luzerne déshydratée
* Favoriser l’ingestion des fourrages grossiers quand ils sont disponibles en quantité suffisante
L’augmentation du nombre de distributions, permet d’inciter les animaux à revenir à l’auge et de favoriser ainsi la quantité de fourrage ingérée. Dans le cas de fourrages de bonne qualité, on veillera à ajuster les quantités distribuées de telle manière que les quantités refusées soient limitées (5 %). L’offre de plusieurs fourrages améliore aussi les ingestions, le moins bon à trier par les chèvres étant disponible toute la nuit. Les ingestions de foins hétérogènes sont augmentées avec une offre à volonté générant le tri et 15 à 20 % de refus (toujours consommables) retirés avant la nouvelle distribution.
* Tarir plus tôt
Cette technique peut convenir aux troupeaux désaisonnés qui ont besoin de limiter leur production dans le contexte de maitrise. Durant ce mois de tarissement supplémentaire, la complémentation peut être réduite voire supprimée suivant l’état corporel des chèvres et la qualité et la quantité de fourrage distribué.
L’incidence de l’augmentation du prix des matières premières entre les campagnes 2010 et 2011 a été évaluée en prenant les hypothèses suivantes : +12 % pour le prix des aliments achetés, + 6 % pour les engrais, +20 % pour l’énergie et +1,5 % pour les autres postes.
Le coût total de production augmenté de 28 à 49 €/1.000 litres suivant les systèmes (figure 1), soit entre plus 4 et plus 5 %. Cela représente un manque à gagner moyen allant de 5.300 à 12.200 € par exploitation. La hausse du prix des aliments achetés impacte fortement l’augmentation du coût de production : elle représente entre 56 et 73 % du surcoût calculé.
Au-delà de ces valeurs moyennes, on enregistre des écarts importants entre les exploitations au sein d’un même système, écarts liés aux systèmes alimentaires (céréales auto consommées, systèmes à dominante fourrages, …) mis en place et surtout à leur efficacité.
Parmi les élevages laitiers spécialisés de l’Ouest et du Sud Ouest, l’écart de coût de production entre les élevages "efficaces" (moins de 160 € "aliments achetés"/1.000 litres) et les élevages les moins efficaces (plus de "250 € aliments achetés"/1.000 litres) se creuse. Les moins efficaces qui avaient déjà un coût de production supérieur de 23 €/1.000 litres, voient ce coût progresser encore de 6 % soit au final, un écart de 37 €/1.000 litres avec les plus efficaces.
Recommandations pratiques pour les mois à venir
Les recommandations pratiques pour le printemps 2011 doivent tenir compte du double contexte conjoncturel : d’une part la flambée des prix des matières premières (céréales, tourteaux, énergie fossile…) et d’autre part le contexte de la filière « lait de chèvre » avec mise en place d’une limitation "des droits à produire" et une baisse du prix du lait. Ce contexte justifie plus que jamais la maîtrise du coût alimentaire par litre de lait. Maitriser son coût de production signifie ajuster au maximum les dépenses liées à l’alimentation, en essayant d’être le plus efficace possible.
1) Gérer "au plus près" le troupeau
* Réformer les animaux improductifs et ceux qui ne paient pas leur ration
Les animaux improductifs coûtent chers, en particulier les animaux avec des niveaux de production faibles et qui ne mettront pas bas : il est conseillé de réaliser un diagnostic de gestation. De plus, il sera pertinent de réformer les animaux qui n’ont pas d’avenir : état sanitaire de la mamelle non satisfaisant, problèmes locomoteurs… Pour les troupeaux désaisonnés, réformer un lot de chèvres en février ou en mars permettra en plus d’ajuster la production de la campagne à la référence laitière.
* Constituer des lots de production...
homogènes en particulier pour les rations avec des fourrages de qualité moyenne ou en faible quantité, permet d’économiser de 10 à 15 % de concentrés.
Exemple : Pour un lot hétérogène produisant 4 litres au démarrage (de 3 à 6 litres), on calculera une ration couvrant 4,5 litres en énergie et 5,5 litres en azote ; pour un lot homogène de même niveau (de 3 à 5 litres), on rationnera à 4 litres en énergie et 5 litres en azote.
Passer d'un lot (avec hétérogénéité moyenne) à 3 lots plus homogènes fait en général gagner 15 % dans la complémentation concentré. Cela peut se traduire par moins de chèvres très grasses et autant de lait. La séparation des premières lactations (encore en croissance) des adultes permet de distribuer des rations avec moins de densités nutritives. La constitution de lots de chèvres suffisamment en bon état corporel évite aussi leur suralimentation énergétique.
* Revoir l’animal cible
Pour un troupeau "normalement variable", diminuer la production cible de 0,5 kg de lait/jour (4,0 au lieu de 4,5 kg par exemple) cela revient à couvrir les besoins de 75 % des chèvres au lieu de 90 %. Cela se traduit par environ 0,20 kg de concentré / jour en moins et 0,10 kg de MS de fourrage en plus. Dans ces conditions les productions laitières peuvent baisser de 0,17 kg de lait à 3,5 g de TB ou alors on peut observer un peu moins de reprise d’état en fin de lactation.
2) Ajuster les quantités de concentrés distribués
- Vérifier sa ration et la réajuster si besoin en fonction du lait réellement produit
- Ajuster la complémentation au stade physiologique de la chèvre
* A nourrir les animaux avec le même niveau de concentrés qu’au démarrage, on arrive en fin de lactation à couvrir 200 % des besoins, ce qui est non seulement un gaspillage inutile, mais constitue aussi un risque d’accidents sanitaires important. Ainsi, en système "foi", la baisse des concentrés au fur et à mesure de la lactation, peut entraîner une économie sur l’année de près de 150 g de concentrés par litre. Il faudra vérifier la reprise d’état corporel pour mieux ajuster le niveau de complémentation. Un niveau de reconstitution des réserves insuffisant n’aura pas de conséquence immédiate mais aura un impact sur la lactation suivante. Il s’agit donc d’ajuster sans pénaliser l’avenir.
- Peser les quantités distribuées et ajuster ces quantités lors de modification de la taille du lot
- Vérifier au moins une fois par semaine, le tarage des distributeurs de concentrés, et en tous les cas au moins à chaque livraison, la densité de l’aliment pouvant varier.
- Réduire les quantités distribuées pour les éleveurs en "dépassement".
* Une réduction des apports azotés en deuxième partie de lactation limite la production tout en favorisant la reprise d’état corporel
3) Choisir des concentrés simples
Parmi les concentrés énergétiques, les céréales (ou protéagineux) auto consommés et les aliments "simples" sont à privilégier aux formules composées du commerce très sécurisées, donc plus chères. Par exemple, l’utilisation d’aliments riches en PDIA n’est efficace que pour les animaux de bonne valeur génétique.
Pour ce printemps, le prix de toutes les céréales augmente mais un petit avantage technico-économique persiste pour le maïs grain. Parmi les concentrés protéiques, l’intérêt du tourteau de colza par rapport au tourteau de soja diminue d’autant plus qu’il y a des céréales à auto consommer sur l’exploitation. La règle de substitution protéique se fait sur la base de 1 kg de tourteau de soja pour 1,5 kg de tourteau de colza, ce qui correspond aussi au rapport des prix de début 2011. L’intérêt d’utiliser de la luzerne déshydratée, comme celle des concentrés protéiques, diminue sensiblement avec l’avancement de la lactation car la suralimentation protéique n’est pas payante et génère des rejets azotés importants. L’intérêt zootechnique et économique de certains co-produits (pulpes de betteraves, drèches de blé, lactosérum…) est à étudier au cas par cas.
Face à la flambée du prix des céréales et tourteaux, les fabricants d’aliments réagissent en proposant des formulations "bas de gamme" moins chères. Ces aliments sont de formulations très variables d’une livraison à l’autre, leurs valeurs nutritives sont proches des valeurs planchers annoncées sur l’étiquette. Si le choix de l’éleveur se porte sur cette gamme d’aliment, il doit, plus que jamais, demander la formulation au fabricant, s’assurer de l’appétence, s’enquérir de la provenance de toutes les matières premières et calculer sa ration de façon à ne pas manquer de tel ou tel élément (minéral, vitamine…). L’intérêt économique de ces aliments doit aussi se mesurer par rapport à une même ration faite avec des concentrés "plus sécurisés", proposés par les fabricants.
Avec la hausse des prix, la nature des matières premières incorporées dans les aliments du commerce évolue. ll est donc recommandé de bien lire les étiquettes à chaque livraison et de se montrer exigeant. En cas de doute sur l’efficacité de tel ou tel aliment, n’hésitez pas à le faire analyser après vous êtes assuré de la qualité du rationnement et de sa mise en œuvre. Enfin, il reste toujours important d’assurer des transitions alimentaires suffisantes.
4) D’autres leviers pour maîtriser le coût alimentaire
* Miser sur le pâturage de prairie permet de disposer d’une ration de haute valeur alimentaire
Cela passe par une mise à l’herbe précoce pour les élevages avec pâturage. Pour cela, il faut anticiper la pousse de l’herbe :
- dès son départ en végétation (200 °C dès le 1ier janvier), la fertilisation azotée est un premier levier d’accélération (30 N)
- la mise à l’herbe s’envisage dès 6 cm de hauteur d’herbomètre (300 à 400 °C dès le 1er février). Pour les 3 premières heures de pâturage journalier, l’ingestion peut être au moins de 0,3 kg de MS d’herbe / heure. Une telle herbe procure 1 UFL et au moins 120 g de PDI / kg de MS, c’est l’équivalent d’un concentré équilibré. et mieux que la luzerne déshydratée
* Favoriser l’ingestion des fourrages grossiers quand ils sont disponibles en quantité suffisante
L’augmentation du nombre de distributions, permet d’inciter les animaux à revenir à l’auge et de favoriser ainsi la quantité de fourrage ingérée. Dans le cas de fourrages de bonne qualité, on veillera à ajuster les quantités distribuées de telle manière que les quantités refusées soient limitées (5 %). L’offre de plusieurs fourrages améliore aussi les ingestions, le moins bon à trier par les chèvres étant disponible toute la nuit. Les ingestions de foins hétérogènes sont augmentées avec une offre à volonté générant le tri et 15 à 20 % de refus (toujours consommables) retirés avant la nouvelle distribution.
* Tarir plus tôt
Cette technique peut convenir aux troupeaux désaisonnés qui ont besoin de limiter leur production dans le contexte de maitrise. Durant ce mois de tarissement supplémentaire, la complémentation peut être réduite voire supprimée suivant l’état corporel des chèvres et la qualité et la quantité de fourrage distribué.