Concours de Pâques de Romenay
Ambiance commerciale décevante
Fort de son succès de 2010, le concours de bétail gras de Romenay réunissait cette année 160 charolais de haute qualité. En dépit du beau temps et de l’ambiance bressane toujours très festive, les acheteurs se sont finalement fait désirer… Déception.
Bénéficiant d’un joli regain d’intérêt depuis quelques années, le concours de bétail gras de Romenay réunissait 160 animaux charolais le 9 avril dernier. Comme tous les ans, cette foire rurale a attiré une foule de visiteurs qui se sont rués vers les bêtes grasses et les différentes animations, le tout sous un soleil radieux.
Cette année, les organisateurs avaient convaincu le responsable du magasin "Shopi" du village d’installer un rayon "boucherie" dans le cadre de la foire. Plus de 400 kg de viande bovine issue d’une génisse cularde ont ainsi été vendus dans la journée !
Côté concours, les 160 bêtes présentes cette année étaient, comme d’habitude, d’un très bon niveau de qualité. Dommage que les ventes n’aient pas été à la hauteur des espérances. A l’issue de la foire, Noël Favre, le président du comité de foire, estimait la part des animaux vendus entre 65 et 70 %. C’est nettement moins qu’en 2010 où 98 % des animaux avaient trouvé preneur. Dans les allées, les acheteurs semblaient peu nombreux et peu actifs. On notait l’absence de certains habitués, les groupements notamment. Certains éleveurs déploraient ne pas avoir seulement de demande. Une ambiance bien différente de celle qui régnait quatre jours plus tôt à Autun, mais proche de celle observée le lendemain à Dijon. Sans doute que le calendrier a sa part de responsabilité dans l’explication de ce retournement de situation.
Qui croire ?
Principal opérateur présent sur le foirail de Romenay, l’abatteur Bigard signalait une baisse de la demande en bêtes de concours de l’ordre de -25 à -30 %. Un « essoufflement » que l’industriel de Cuiseaux liait à une baisse de la consommation de viande bovine depuis le début de l’année. 46 animaux ont tout de même été acquis par les acheteurs de la maison Bigard, la plupart étaient destinés à l’enseigne Carrefour et à la chaîne de supérettes "Simplymarket".
Carrefour qui, pour sa part, ne semblait pas se lasser des bêtes de concours. Comme l’assurait Gyula Kis, responsable approvisionnement viandes Carrefour pour la région sud-est, la demande en "bœufs de Pâques primés" aurait même augmenté de +22 % cette année (avec 140 bêtes achetées dans la région). De plus en plus de magasins se lanceraient en effet dans le haut de gamme festif (hypermarchés, supermarchés). Une tendance qui va de pair avec le succès de la filière Engagement Qualité Carrefour par laquelle l’enseigne « contractualise » avec les éleveurs.
La qualité plutôt que la quantité
Le représentant de Carrefour estimait par ailleurs que si les consommateurs mangent certes moins de viande, ils privilégient davantage la qualité.
Un sentiment corroboré par un responsable du magasin haut de gamme "Saveurs du Mail" à Bourg-en-Bresse. « Notre clientèle est une clientèle citadine de proximité. Il y a beaucoup de personnes âgées, mais nous avons aussi une frange populaire qui aime se faire plaisir de temps en temps ». A Romenay, la supérette du village propose, avec succès, de la viande de cularde toute l’année. Elle a acheté neuf bêtes sur le concours. Une autre supérette du Jura voisin s’est portée acquéreur de six animaux. Preuve que la consommation de viande haut de gamme ne se limite pas aux beaux quartiers de Paris ou à la Côte-d’Azur.
Au chapitre des prix, le tarif des jeunes bovins aurait été de 3,80 € ; celui des vaches 4 à 4,30 €. Les génisses se seraient échangées aux alentours de 4,60 à 5,50 € et les culardes vers les 6,60 €. Les bêtes les plus chères auraient atteint les 8,50 €.
Extrait du palmarès
Prix de championnat mâles : Thierry Dufour.
Prix de championnat femelles : Gilles Thévenard.
Prix d’ensemble : génisses 30 à 42 mois, EARL Fontanelle ; culardes 30 à 42 mois, Gilles Thévenard.
Prix d’ensemble vaches : 1er Jean-Guy Bourgeon ; 2è Gaec de la Grosne.
Prix d’honneur
Jeunes bovin : Christophe Pont.
Mâles plus de 30 mois : Eric Thomassin.
Femelles moins de 30 mois : Chantal Pelletier.
Génisses 30 à 42 mois : François Fernier, Gaec de la Grosne.
Culardes 30 à 42 mois : Gilles Thévenard.
Femelles plus de 42 mois : Gilbert Josserand.
Vaches : Eric Thomassin, Thierry Dufour.
Premiers prix
Jeunes bovins : Christophe Pont, Jean-Pierre Mornay.
Mâles 30 mois : Gaec de la Grosne.
Mâles plus de 30 mois : Gaec Badoux, Gaec Pacaud, EARL Gondard.
Femelles moins de 30 mois : Gilles Thévenard, Chantal Pelletier.
Génisses de 30 à 42 mois : Jean-Guy Bourgeon, Etienne Vollot, Chantal Pelletier, EARL Fontanelle, Jean-Pierre Mornay, Gaec Moulin – Varret, Roger Passot, Martine Doucet, Gaec Berland, Gaec de la Grosne, Gaec Badoux.
Culardes 30 à 42 mois : Gilles Thévenard, EARL Dumout, Etienne Vollot, Thierry Dufour, Chantal Pelletier, Gaec Badoux.
Femelles plus de 42 mois : Eric Thomassin, Gaec Noizillier, Gaec Pacaud, Gaec Fléty, Gaec Garchery.
Vaches : Etienne Vollot, Jean-Guy Bourgeon, Eric Thomassin, EARL Lartaud, Josette Giroux, Gaec de la Grosne, Gaec Garchery, EARL les Monnots, Andrée Degueurce, EARL Trélat, Gaec Nugues, M. Dumontceau, Gaec des Marechaux, Gaec Geray, Joël Pauget, Thierry Dufour, Gilles Thévenard.
Cette année, les organisateurs avaient convaincu le responsable du magasin "Shopi" du village d’installer un rayon "boucherie" dans le cadre de la foire. Plus de 400 kg de viande bovine issue d’une génisse cularde ont ainsi été vendus dans la journée !
Côté concours, les 160 bêtes présentes cette année étaient, comme d’habitude, d’un très bon niveau de qualité. Dommage que les ventes n’aient pas été à la hauteur des espérances. A l’issue de la foire, Noël Favre, le président du comité de foire, estimait la part des animaux vendus entre 65 et 70 %. C’est nettement moins qu’en 2010 où 98 % des animaux avaient trouvé preneur. Dans les allées, les acheteurs semblaient peu nombreux et peu actifs. On notait l’absence de certains habitués, les groupements notamment. Certains éleveurs déploraient ne pas avoir seulement de demande. Une ambiance bien différente de celle qui régnait quatre jours plus tôt à Autun, mais proche de celle observée le lendemain à Dijon. Sans doute que le calendrier a sa part de responsabilité dans l’explication de ce retournement de situation.
Qui croire ?
Principal opérateur présent sur le foirail de Romenay, l’abatteur Bigard signalait une baisse de la demande en bêtes de concours de l’ordre de -25 à -30 %. Un « essoufflement » que l’industriel de Cuiseaux liait à une baisse de la consommation de viande bovine depuis le début de l’année. 46 animaux ont tout de même été acquis par les acheteurs de la maison Bigard, la plupart étaient destinés à l’enseigne Carrefour et à la chaîne de supérettes "Simplymarket".
Carrefour qui, pour sa part, ne semblait pas se lasser des bêtes de concours. Comme l’assurait Gyula Kis, responsable approvisionnement viandes Carrefour pour la région sud-est, la demande en "bœufs de Pâques primés" aurait même augmenté de +22 % cette année (avec 140 bêtes achetées dans la région). De plus en plus de magasins se lanceraient en effet dans le haut de gamme festif (hypermarchés, supermarchés). Une tendance qui va de pair avec le succès de la filière Engagement Qualité Carrefour par laquelle l’enseigne « contractualise » avec les éleveurs.
La qualité plutôt que la quantité
Le représentant de Carrefour estimait par ailleurs que si les consommateurs mangent certes moins de viande, ils privilégient davantage la qualité.
Un sentiment corroboré par un responsable du magasin haut de gamme "Saveurs du Mail" à Bourg-en-Bresse. « Notre clientèle est une clientèle citadine de proximité. Il y a beaucoup de personnes âgées, mais nous avons aussi une frange populaire qui aime se faire plaisir de temps en temps ». A Romenay, la supérette du village propose, avec succès, de la viande de cularde toute l’année. Elle a acheté neuf bêtes sur le concours. Une autre supérette du Jura voisin s’est portée acquéreur de six animaux. Preuve que la consommation de viande haut de gamme ne se limite pas aux beaux quartiers de Paris ou à la Côte-d’Azur.
Au chapitre des prix, le tarif des jeunes bovins aurait été de 3,80 € ; celui des vaches 4 à 4,30 €. Les génisses se seraient échangées aux alentours de 4,60 à 5,50 € et les culardes vers les 6,60 €. Les bêtes les plus chères auraient atteint les 8,50 €.
Extrait du palmarès
Prix de championnat mâles : Thierry Dufour.
Prix de championnat femelles : Gilles Thévenard.
Prix d’ensemble : génisses 30 à 42 mois, EARL Fontanelle ; culardes 30 à 42 mois, Gilles Thévenard.
Prix d’ensemble vaches : 1er Jean-Guy Bourgeon ; 2è Gaec de la Grosne.
Prix d’honneur
Jeunes bovin : Christophe Pont.
Mâles plus de 30 mois : Eric Thomassin.
Femelles moins de 30 mois : Chantal Pelletier.
Génisses 30 à 42 mois : François Fernier, Gaec de la Grosne.
Culardes 30 à 42 mois : Gilles Thévenard.
Femelles plus de 42 mois : Gilbert Josserand.
Vaches : Eric Thomassin, Thierry Dufour.
Premiers prix
Jeunes bovins : Christophe Pont, Jean-Pierre Mornay.
Mâles 30 mois : Gaec de la Grosne.
Mâles plus de 30 mois : Gaec Badoux, Gaec Pacaud, EARL Gondard.
Femelles moins de 30 mois : Gilles Thévenard, Chantal Pelletier.
Génisses de 30 à 42 mois : Jean-Guy Bourgeon, Etienne Vollot, Chantal Pelletier, EARL Fontanelle, Jean-Pierre Mornay, Gaec Moulin – Varret, Roger Passot, Martine Doucet, Gaec Berland, Gaec de la Grosne, Gaec Badoux.
Culardes 30 à 42 mois : Gilles Thévenard, EARL Dumout, Etienne Vollot, Thierry Dufour, Chantal Pelletier, Gaec Badoux.
Femelles plus de 42 mois : Eric Thomassin, Gaec Noizillier, Gaec Pacaud, Gaec Fléty, Gaec Garchery.
Vaches : Etienne Vollot, Jean-Guy Bourgeon, Eric Thomassin, EARL Lartaud, Josette Giroux, Gaec de la Grosne, Gaec Garchery, EARL les Monnots, Andrée Degueurce, EARL Trélat, Gaec Nugues, M. Dumontceau, Gaec des Marechaux, Gaec Geray, Joël Pauget, Thierry Dufour, Gilles Thévenard.