Production ovine
Assouplir les contrôles Identification
Les éleveurs ovins se sont retrouvés à l’occasion de l’assemblée régionale Bourgogne Franche-Comté de la FNO le 15 février à Château-Chinon (58). Emmanuel Coste, vice-président de la FNO, et l’animatrice national, Amélie Villette, ont abordé un ordre du jour chargé en dossiers d’actualité. Les débats ont été riches.
L’examen de la conjoncture en France indique une baisse saisonnière des cours avec un prix à 6,36 €/kg fin janvier mais qui se place 8 % au-dessus du prix de janvier 2011. En cumul 2011, les abattages d’agneaux ont progressé de +3 %. En terme d’exportations, le marché est particulièrement dynamique avec une hausse de +23 % sur onze mois, à destination de l’Italie et de l’Espagne pour les agneaux, et du Liban pour les brebis. En parallèle, les importations marquent un recul de -21 % en vif et un recul de -12 % pour la viande. Ce déficit pèse sur les disponibilités.
Par ailleurs, 2011 enregistre une consommation des ménages plutôt morose avec un nouveau recul de -6 % des achats de viande d'agneau. A l’échelle européenne, la baisse de cotation est plus marquée au Royaume-Uni avec une perte de 21 centimes d'euro depuis fin 2011 soit 5,23 €/kg fin janvier. Les exportations britanniques sont élevées (+11 % en 2011), mais en retrait vers la France (-4 %) avec des abattages en hausse de +3 %. En Irlande, le cours reste stable à 4,78 €/kg et le pays connaît également une reprise des abattages de plus de +1 % par rapport à 2011.
Au plan mondial, il s’avère que la Nouvelle-Zélande a diminué ses abattages de -9 % entre 2010 et 2011 entrainant une baisse des exportations, notamment -20 % vers la France.
Une contractualisation qui marche
Parmi les dossiers d’actualité de la filière, notons l’aide ovine - dont les dossiers de demande ont été déposés au 31 janvier - et la contractualisation qui permet à l’éleveur de bénéficier d’une majoration de 3 € par brebis à la condition de réaliser un prévisionnel de mise en marché pour la totalité de la production et d’être adhérent d’une OP commerciale ou de commercialiser plus de 50 % de sa production avec un à trois acheteurs.
Pour la négociation du prix, six indicateurs ont été élaborés par l’interprofession. Ils sont calculés et diffusés tous les mois pour servir de base à l’actualisation des prix des contrats selon l’évolution de la conjoncture économique.
Lourde identification...
Autre sujet développé, l’identification et la traçabilité : un rappel des étapes et du calendrier de mise en place de la traçabilité a été réalisé. En effet, depuis le 1er janvier 2010, tous les agneaux doivent être bouclés électroniquement. Par ailleurs, au 1er juillet 2012, la traçabilité individuelle doit remplacer la traçabilité par lot hormis pour les agneaux de moins de 12 mois destinés à être abattus en France qui pourront être notifiés en lot.
Les producteurs ont longuement échangé sur le dossier Conditionnalité étant donné la lourdeur administrative du volet "Identification" qui pèse sur les producteurs. Les chiffres nationaux parlent d’eux-mêmes : sur 5.000 contrôles, 3.000 ont eu des pénalités ! Loin d’être opposés à la conditionnalité, les éleveurs réclament que le seuil de tolérance pour des boucles perdues sans générer de pénalités immédiates soit augmenté et proportionnel au nombre de boucles présentes dans un élevage. Les responsables de Saône-et-Loire ont d’ailleurs précisé qu’un argumentaire en ce sens sera prochainement proposé à la FNO.
D’autre part, la perspective pour 2013 ou 2014 d’un contrôle des notifications sur douze mois, et non depuis le 1er janvier, est source de fortes inquiétudes.
Pour aider les éleveurs ovins à mieux comprendre la réglementation, la FNO a élaboré un guide sur l’éligibilité aux aides et la conditionnalité. Destiné aux adhérents, ce guide est disponible auprès de la section ovine de la FDSEA de Saône-et-Loire sur demande.
Du côté du sanitaire
Concernant la FCO, aucun cas avéré n’a été diagnostiqué sur 2010-2011, mais le taux de vaccination est estimé à seulement 25 à 30 % (bovins-ovins confondus). Les éleveurs craignent un risque de résurgence de la maladie en 2012 et ont rappelé l’importance de vacciner.
Par ailleurs, toutes les attentions se sont portées sur le nouveau virus, le virus de Schmallenberg, arrivé depuis peu en France : aucun vaccin n’est disponible à ce jour, mais ce virus n’entraîne pas de restrictions de mouvements.
Des débats prospectifs
Par ailleurs, 2011 enregistre une consommation des ménages plutôt morose avec un nouveau recul de -6 % des achats de viande d'agneau. A l’échelle européenne, la baisse de cotation est plus marquée au Royaume-Uni avec une perte de 21 centimes d'euro depuis fin 2011 soit 5,23 €/kg fin janvier. Les exportations britanniques sont élevées (+11 % en 2011), mais en retrait vers la France (-4 %) avec des abattages en hausse de +3 %. En Irlande, le cours reste stable à 4,78 €/kg et le pays connaît également une reprise des abattages de plus de +1 % par rapport à 2011.
Au plan mondial, il s’avère que la Nouvelle-Zélande a diminué ses abattages de -9 % entre 2010 et 2011 entrainant une baisse des exportations, notamment -20 % vers la France.
Une contractualisation qui marche
Parmi les dossiers d’actualité de la filière, notons l’aide ovine - dont les dossiers de demande ont été déposés au 31 janvier - et la contractualisation qui permet à l’éleveur de bénéficier d’une majoration de 3 € par brebis à la condition de réaliser un prévisionnel de mise en marché pour la totalité de la production et d’être adhérent d’une OP commerciale ou de commercialiser plus de 50 % de sa production avec un à trois acheteurs.
Pour la négociation du prix, six indicateurs ont été élaborés par l’interprofession. Ils sont calculés et diffusés tous les mois pour servir de base à l’actualisation des prix des contrats selon l’évolution de la conjoncture économique.
Lourde identification...
Autre sujet développé, l’identification et la traçabilité : un rappel des étapes et du calendrier de mise en place de la traçabilité a été réalisé. En effet, depuis le 1er janvier 2010, tous les agneaux doivent être bouclés électroniquement. Par ailleurs, au 1er juillet 2012, la traçabilité individuelle doit remplacer la traçabilité par lot hormis pour les agneaux de moins de 12 mois destinés à être abattus en France qui pourront être notifiés en lot.
Les producteurs ont longuement échangé sur le dossier Conditionnalité étant donné la lourdeur administrative du volet "Identification" qui pèse sur les producteurs. Les chiffres nationaux parlent d’eux-mêmes : sur 5.000 contrôles, 3.000 ont eu des pénalités ! Loin d’être opposés à la conditionnalité, les éleveurs réclament que le seuil de tolérance pour des boucles perdues sans générer de pénalités immédiates soit augmenté et proportionnel au nombre de boucles présentes dans un élevage. Les responsables de Saône-et-Loire ont d’ailleurs précisé qu’un argumentaire en ce sens sera prochainement proposé à la FNO.
D’autre part, la perspective pour 2013 ou 2014 d’un contrôle des notifications sur douze mois, et non depuis le 1er janvier, est source de fortes inquiétudes.
Pour aider les éleveurs ovins à mieux comprendre la réglementation, la FNO a élaboré un guide sur l’éligibilité aux aides et la conditionnalité. Destiné aux adhérents, ce guide est disponible auprès de la section ovine de la FDSEA de Saône-et-Loire sur demande.
Du côté du sanitaire
Concernant la FCO, aucun cas avéré n’a été diagnostiqué sur 2010-2011, mais le taux de vaccination est estimé à seulement 25 à 30 % (bovins-ovins confondus). Les éleveurs craignent un risque de résurgence de la maladie en 2012 et ont rappelé l’importance de vacciner.
Par ailleurs, toutes les attentions se sont portées sur le nouveau virus, le virus de Schmallenberg, arrivé depuis peu en France : aucun vaccin n’est disponible à ce jour, mais ce virus n’entraîne pas de restrictions de mouvements.
Des débats prospectifs
La fin de matinée a été consacrée à une présentation rapide par Emmanuel Coste du projet Pac 2013 de la Commission européenne. Pour la filière ovine, l’enjeu porte sur le couplage de l’aide ainsi que sur la révision des zones défavorisées qui aura des conséquences sur l’installation des jeunes en production ovine.
L’après-midi était consacrée à la reconquête ovine. Plusieurs propositions ont été émises pour favoriser l’installation : la formation des jeunes dans les lycées agricoles, l'investissement de partenaires dans la filière, le parrainage… Autant de pistes d’actions pour permettre de mieux faire connaitre la production et re-dynamiser l’installation.