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Agrioccasions, les occasions agricoles
Elevage allaitant

Assurer la relève

Le renouvellement des générations d’éleveurs préoccupe les
professionnels. L’assemblée générale de la Fédération nationale bovine a
été l’occasion de travailler cette question.
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« Le métier d’éleveur est un métier moderne. Il faut des compétences techniques, mais aussi de gestionnaire », a assuré Jean-Michel schaeffer, président des Jeunes agriculteurs (JA), devant l’assemblée générale de la Fédération nationale bovine (FNB). L’image du métier a évolué et les professionnels estiment nécessaire de le rappeler dans un contexte où le renouvellement des générations est en phase de devenir une priorité.
« Dans les huit prochaines années, 70 % des éleveurs partiront en retraite », constatent les JA. Mêmes inquiétudes à la FNB. « Il y a un vieillissement des chefs d’exploitation : en 2014, 52 % des chefs d’exploitation auront plus de 50 ans », avertit-on à la FNB. Les professionnels en sont conscients : sans un renouvellement des générations, les efforts faits aujourd’hui sur la relance de la production bovine sont vains…

Soutenir l’installation des jeunes


« Il faut sécuriser le revenu des jeunes », a insisté Pierre Chevalier, président de la FNB. Le soutien à l’installation passe par un soutien du revenu, mais aussi des investissements. « Le capital formé du foncier, des bâtiments et du cheptel demande un investissement souvent lourd à supporter pour les jeunes qui souhaitent se lancer », poursuit-t-il. Dans ce contexte, les professionnels ont des ambitions pour accompagner les jeunes éleveurs : entre autres, moderniser les bâtiments d’élevage pour améliorer leur qualité de vie et sécuriser le revenu pour offrir de la visibilité sur leurs activités. Pour rappel, en 2011, le budget consacré à l’installation des jeunes agriculteurs était en forte baisse à 350 millions d’€.
Les professionnels rappellent les enjeux dans un contexte économique en difficulté : le maintien d’un courant commercial agricole excédentaire qui a atteint 12 milliards d’€ en 2011 et un million d’emplois en amont et en aval de la production. A méditer avant de poursuivre la désagriculturation de la France…