Visites du préfet en Bresse
Au contact des réalités
Répondant à l’invitation de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs de Saône-et-Loire, le préfet de Saône-et-Loire, François Philizot, a poursuivi son tour de l’agriculture départementale en se rendant, la semaine dernière, sur deux exploitations de l’arrondissement de Louhans, à l’EARL du Grandmont à Pierre-de-Bresse et au Gaec avicole des Bioux à Branges. Retour.
Poursuivant sa tournée des exploitations du département et de la découverte de ses producteurs, le préfet s’est rendu vendredi 24 juin sur deux exploitations de la Bresse. La première visite s’est tenue à Pierre-de-Bresse chez Sarah Cornot et Julien Gandrey, à l'EARL de Grandmont, dont l'exploitation produit du lait, des porcs et des céréales. François Philizot s’est montré à l’écoute des différentes interventions. A commencer par celle de Bruno Charbouillot, président de la section porcine de la FDSEA et de Techniporc, appuyé par Yves Bonnot, président de la FDSEA. Le responsable de Techniporc revenait ainsi sur la production porcine en déclin sur le département, tant pour des raisons de conjoncture en crise que pour des blocages de dossiers d'autorisation dissuadant ainsi toute tentative d’installation de porcherie. Régis Dumey, président de la section des éleveurs laitiers, interpellait le préfet sur la nouvelle redistribution des litrages au niveau du bassin sud-est, lui demandant de veiller à « ne pas faire une gestion linéaire des attributions vers les seuls jeunes, mais une gestion permettant aussi de répondre aux projets d’entreprise ». Il soulignait d'autre part le relèvement des seuils d’installations classées, qui va dans le bon sens, mais s’interrogeait sur la création d’un seuil d’enregistrement onéreux et générant des contraintes supplémentaires. Régis Dumey appelait également le préfet à se pencher sur la question de la restructuration des zones de collecte pour maintenir des zones attractives pour les transformateurs. En réponse à l’étonnement de François Philizot de « ne pas entendre parler de contractualisation », le président de la section des éleveurs laitiers faisait référence aux OP Danone existantes et à la bonne relation de travail engagée avec l’entreprise.
Un dossier fondamental
Quant à Lionel Borey, président de la section céréalière de la FDSEA, il revenait sur le délicat dossier du drainage, « dossier fondamental » sur le département, alors que la question est actuellement en débat au national autour du problème du cumul des surfaces drainées et des conséquences sur les autorisations de travaux. Ce dossier est à inscrire directement en lien avec la problématique chrysomèle des racines du maïs, du fait de l’efficacité de la rotation des cultures dans la lutte contre ce ravageur.
Enfin, Emmanuel Buisset revenait sur le projet de parc national basse vallée du Doubs annoncé en fin d’année 2010, dont les conséquences économiques et sociales seraient dramatiques sur une telle zone où l’activité agricole contribue fortement à une dynamique économique. Se montrant rassurant, le préfet soulignait qu'« on nous dit que le projet est enterré », avec la mise en place « d’un appel à candidature » sur les zones humides...
Par la suite, les échanges se poursuivaient avec les agriculteurs présents dans le bâtiment des vaches laitières, avant que le préfet ne prenne la direction de la commune de Branges, à la rencontre des associés du Gaec avicole des Bioux, Fabien Jaillet, Gérard et Patrick Terrier, producteurs de volailles de Bresse. Conseillère au CIVB, Marie-Paule Meunier rappelait au représentant de l'Etat que la filière était « à la recherche de nouveaux producteurs », et ce alors que « la production bénéficie d’une forte notoriété, mais souffre d'une force commerciale aujourd'hui pas assez développée ». Les éleveurs ont ensuite fait visiter à François Philizot les bâtiments, tout en expliquant chacune des étapes de la production. Puis venait le tour au représentant des JA, David Cornier, d’intervenir sur l’installation des jeunes qui représentent l’avenir de l’agriculture départementale. Pour les JA, l'installation assure le renouvellement d'une profession, dont les effectifs sont en net retrait ces dernières années, et toute installation permet de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire.
Un dossier fondamental
Quant à Lionel Borey, président de la section céréalière de la FDSEA, il revenait sur le délicat dossier du drainage, « dossier fondamental » sur le département, alors que la question est actuellement en débat au national autour du problème du cumul des surfaces drainées et des conséquences sur les autorisations de travaux. Ce dossier est à inscrire directement en lien avec la problématique chrysomèle des racines du maïs, du fait de l’efficacité de la rotation des cultures dans la lutte contre ce ravageur.
Enfin, Emmanuel Buisset revenait sur le projet de parc national basse vallée du Doubs annoncé en fin d’année 2010, dont les conséquences économiques et sociales seraient dramatiques sur une telle zone où l’activité agricole contribue fortement à une dynamique économique. Se montrant rassurant, le préfet soulignait qu'« on nous dit que le projet est enterré », avec la mise en place « d’un appel à candidature » sur les zones humides...
Par la suite, les échanges se poursuivaient avec les agriculteurs présents dans le bâtiment des vaches laitières, avant que le préfet ne prenne la direction de la commune de Branges, à la rencontre des associés du Gaec avicole des Bioux, Fabien Jaillet, Gérard et Patrick Terrier, producteurs de volailles de Bresse. Conseillère au CIVB, Marie-Paule Meunier rappelait au représentant de l'Etat que la filière était « à la recherche de nouveaux producteurs », et ce alors que « la production bénéficie d’une forte notoriété, mais souffre d'une force commerciale aujourd'hui pas assez développée ». Les éleveurs ont ensuite fait visiter à François Philizot les bâtiments, tout en expliquant chacune des étapes de la production. Puis venait le tour au représentant des JA, David Cornier, d’intervenir sur l’installation des jeunes qui représentent l’avenir de l’agriculture départementale. Pour les JA, l'installation assure le renouvellement d'une profession, dont les effectifs sont en net retrait ces dernières années, et toute installation permet de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire.