Bataille autour du risque de renationalisation
Comme les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept ou la Cour des comptes avant elle, la commission de l’Agriculture du Parlement européen se montre très critique envers la proposition de réforme de la Pac, en particulier le risque de renationalisation. Son rapporteur, le démocrate-chrétien allemand Norbert Lins, promet d’y apporter des « modifications radicales ».
Au Parlement européen comme du côté des ministres de l’Agriculture, la proposition de réforme de la Pac, en particulier le risque de renationalisation qui pèse sur cette politique, continue de susciter une vive inquiétude. Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont profité d’un échange de vues, le 5 mars, sur un récent rapport très critique de la Cour de comptes européenne, pour étriller les propositions de la Commission européenne. Tous les groupes politiques ont unanimement dénoncé ce risque de renationalisation mais aussi le manque de visibilité sur les financements ou encore l’absence de traçabilité des dépenses. L’Allemand Norbert Lins (PPE), rapporteur sur le règlement Pac, promet de travailler à des « modifications radicales de cette proposition pour que la Pac reste commune ». Il regrette la très forte évolution des conditions de concurrence pour les agriculteurs, ainsi que les contrôles rendus plus difficiles « car tout est dans le même sac » et les nouvelles modalités de paiement qui risquent de mener à « renoncer à la comparabilité et à l’égalité de traitement sur le marché intérieur ». « Il est inenvisageable d’en rester à cette proposition », a abondé...
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