Grand Mâconnais
Belle vitalité aux portes du Grand Lyon
Si le Grand Lyon fait rêver par sa masse de consommateurs en puissance, le Grand Mâconnais n'est pas à négliger. L'Insee Bourgogne dresse un portrait flatteur de la pointe Sud du département qui fait preuve d'une belle vitalité économique et démographique. Une cible de choix...
Le dynamisme démographique du "Grand Mâconnais" s’est renforcé ces dernières années. Les actifs sont nombreux à s’y installer et font évoluer les besoins en logement. Comme toutes les zones où prédominent les activités tertiaires, le Grand Mâconnais attire beaucoup de cadres et de professions intermédiaires.
Sa situation aux carrefours d’axes de communication majeurs est un atout considérable. Il se tourne de plus en plus vers la région Rhône-Alpes et Lyon en particulier, aussi bien pour les échanges de population que pour les navettes domicile-travail.
Il dispose d’une économie relativement diversifiée et d’un marché du travail plutôt favorable. L’agglomération de Mâcon y occupe une place prépondérante.
La Saône partage le territoire. Les habitants de l’ouest viticole et de l’agglomération de Mâcon, dominée par le tertiaire, sont plus âgés, plus souvent cadres et perçoivent des revenus plus élevés que ceux de l’est. La rive gauche, plus industrielle accueille une population plus jeune, composée davantage d’ouvriers. Les ménages installés à l’ouest de Mâcon, déclarent des revenus plus élevés que ceux installés à l’est et surtout au nord du territoire. Le revenu net imposable moyen de la zone, comparable à celui des aires urbaines voisines, dépasse aussi celui de la Saône-et-Loire (21.000 €). Il atteint 23.300 € en 2008. Les foyers fiscaux des six communes les plus riches disposent d’un revenu moyen imposable de 33.900 € ou plus.
Ces communes, toutes situées sur la rive droite de la Saône, abritent chacune des vignobles réputés.
Parmi les 78 communes qui composent cet espace, sept comptent 2.000 habitants ou plus. Mâcon, avec 34.300 habitants en 2008, est la seule à dépasser le seuil des 10.000 habitants. En 2008, le Grand Mâconnais rassemblait 110.400 personnes. Il en comptait 77.800 en 1962, soit une progression de 42 %, comparable à celle de l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône, mais plus faible que celle de Bourg-en-Bresse (+ 52 %). Cette vitalité démographique est sans commune mesure avec celle de la Saône-et-Loire (+ 3 % de 1962 à 2008) et s’observe dans quasiment toutes les communes et plus encore dans celles situées à l’est, sur la rive gauche de la Saône. Mâcon fait exception. Sous l’effet de l’étalement urbain, la ville centre a perdu environ 200 habitants entre 1999 et 2008. Toutefois la population de sa couronne s'est fortement accrue.
Depuis 1999, le Grand Mâconnais renoue avec la croissance démographique. Celle-ci est alimentée par l’excédent migratoire, alors que le solde naturel se stabilise.
Sur la période 2003-2008, la population compte, par le simple jeu des migrations résidentielles, environ 1.800 habitants supplémentaires. Ces nouveaux résidents sont plus jeunes que la population présente sur l’espace. Plus des deux tiers d’entre eux ont moins de 40 ans ; c’est deux fois plus que pour les résidents "stables".
Les nouveaux arrivants sont pour moitié des personnes en âge de travailler. Parmi les 25-54 ans, les arrivées (7.800) l’emportent largement sur les départs (5.500). Ils s’installent, pour beaucoup d’entre eux avec leur famille : la population des moins de 15 ans a gagné ainsi 700 personnes supplémentaires. À l’âge des études supérieures ou du premier emploi, les jeunes ont tendance à quitter cet espace.
Pourtant, si les tendances actuelles se poursuivent, le Grand Mâconnais pourrait compter plus de 130.000 habitants en 2040. La population progresserait à un rythme de 0,6 % par an, rythme un peu moins soutenu qu’actuellement mais similaire à celui de l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse, et bien supérieur à celui de l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône (+ 0,2 %).
Alors qu’il abrite aujourd’hui une population plutôt jeune, le Grand Mâconnais devra composer à l’avenir avec les conséquences d'un vieillissement démographique.
Les déplacements domicile-travail s’intensifient
L’aire d’influence de la région lyonnaise s’élargit. Cette expansion combinée à la proximité de l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse contribue à intensifier les flux pendulaires dans le Grand Mâconnais.
En 2008, deux habitants sur trois de cet espace travaillent hors de leur commune de résidence ; un habitant sur deux se trouvait dans ce cas en 1990. 9.200 personnes quittent quotidiennement le territoire : elles représentent 19 % des actifs installés. En sens inverse, 10.300 actifs extérieurs à l’espace viennent travailler dans le Grand Mâconnais et occupent 21 % des emplois.
D'ailleurs, la création d’entreprises se porte bien, mieux qu’en Saône-et-Loire ou dans la zone de Chalon-sur-Saône. Plus de 960 établissements ont été créés en 2010, près des trois quarts dans le commerce, les transports ou services divers. Le taux de création d’établissements a progressé de 8,7 créations pour 100 établissements sur la période 2003-2005 à 13,6 sur 2008-2010. Le Grand Mâconnais fait désormais jeu égal avec l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse en matière de création d’entreprises.
Une des raisons de ce succès est à chercher dans l’économie présentielle c’est-à-dire tournée vers la production de biens et services destinés à satisfaire les besoins de la population présente sur le territoire. Elle est par la même moins exposée aux aléas conjoncturels. La sphère présentielle représente 63 % de l’emploi total et place cet espace entre l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône (60 %) et celle de Bourg-en-Bresse (66 %). Cette forte implantation s’explique notamment par le poids élevé de l’emploi public : 23 %, dû pour l’essentiel au statut de ville-préfecture de Mâcon.
Pour preuve, la moitié des 11.400 postes publics se concentre dans l’administration publique. Viennent ensuite l’enseignement (20 %) puis la santé (18 %). Mâcon en concentre les principaux employeurs à savoir le centre hospitalier des Chanaux qui emploie à lui seul 1.600 personnes, la mairie, le conseil général, la préfecture, l’Office public d’aménagement et de construction (Opac)…
L'Insee note que le dynamisme viticole participe au maintien de l’emploi dans ce secteur comparativement aux aires urbaines voisines. Mais sa part dans l’emploi total s’est malgré tout contractée de 15 % en 1975 à 5 % en 2008.
La forte prégnance de l’agriculture et la présence du port fluvial sur la Saône orientent le reste de l’économie principalement sur deux segments d’activités. L’industrie agro-alimentaire emploie 2.000 personnes, soit près d’un quart des effectifs du secteur industriel. Les trois principaux établissements, Roland Monterrat (traiteur), 5ème Saison Mâcon (transformation de fruits et légumes) et Bressor (fabrication de fromages) emploient chacun plus de 200 personnes.
Sa situation aux carrefours d’axes de communication majeurs est un atout considérable. Il se tourne de plus en plus vers la région Rhône-Alpes et Lyon en particulier, aussi bien pour les échanges de population que pour les navettes domicile-travail.
Il dispose d’une économie relativement diversifiée et d’un marché du travail plutôt favorable. L’agglomération de Mâcon y occupe une place prépondérante.
La Saône partage le territoire. Les habitants de l’ouest viticole et de l’agglomération de Mâcon, dominée par le tertiaire, sont plus âgés, plus souvent cadres et perçoivent des revenus plus élevés que ceux de l’est. La rive gauche, plus industrielle accueille une population plus jeune, composée davantage d’ouvriers. Les ménages installés à l’ouest de Mâcon, déclarent des revenus plus élevés que ceux installés à l’est et surtout au nord du territoire. Le revenu net imposable moyen de la zone, comparable à celui des aires urbaines voisines, dépasse aussi celui de la Saône-et-Loire (21.000 €). Il atteint 23.300 € en 2008. Les foyers fiscaux des six communes les plus riches disposent d’un revenu moyen imposable de 33.900 € ou plus.
Ces communes, toutes situées sur la rive droite de la Saône, abritent chacune des vignobles réputés.
Parmi les 78 communes qui composent cet espace, sept comptent 2.000 habitants ou plus. Mâcon, avec 34.300 habitants en 2008, est la seule à dépasser le seuil des 10.000 habitants. En 2008, le Grand Mâconnais rassemblait 110.400 personnes. Il en comptait 77.800 en 1962, soit une progression de 42 %, comparable à celle de l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône, mais plus faible que celle de Bourg-en-Bresse (+ 52 %). Cette vitalité démographique est sans commune mesure avec celle de la Saône-et-Loire (+ 3 % de 1962 à 2008) et s’observe dans quasiment toutes les communes et plus encore dans celles situées à l’est, sur la rive gauche de la Saône. Mâcon fait exception. Sous l’effet de l’étalement urbain, la ville centre a perdu environ 200 habitants entre 1999 et 2008. Toutefois la population de sa couronne s'est fortement accrue.
Depuis 1999, le Grand Mâconnais renoue avec la croissance démographique. Celle-ci est alimentée par l’excédent migratoire, alors que le solde naturel se stabilise.
Sur la période 2003-2008, la population compte, par le simple jeu des migrations résidentielles, environ 1.800 habitants supplémentaires. Ces nouveaux résidents sont plus jeunes que la population présente sur l’espace. Plus des deux tiers d’entre eux ont moins de 40 ans ; c’est deux fois plus que pour les résidents "stables".
Les nouveaux arrivants sont pour moitié des personnes en âge de travailler. Parmi les 25-54 ans, les arrivées (7.800) l’emportent largement sur les départs (5.500). Ils s’installent, pour beaucoup d’entre eux avec leur famille : la population des moins de 15 ans a gagné ainsi 700 personnes supplémentaires. À l’âge des études supérieures ou du premier emploi, les jeunes ont tendance à quitter cet espace.
Pourtant, si les tendances actuelles se poursuivent, le Grand Mâconnais pourrait compter plus de 130.000 habitants en 2040. La population progresserait à un rythme de 0,6 % par an, rythme un peu moins soutenu qu’actuellement mais similaire à celui de l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse, et bien supérieur à celui de l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône (+ 0,2 %).
Alors qu’il abrite aujourd’hui une population plutôt jeune, le Grand Mâconnais devra composer à l’avenir avec les conséquences d'un vieillissement démographique.
Les déplacements domicile-travail s’intensifient
L’aire d’influence de la région lyonnaise s’élargit. Cette expansion combinée à la proximité de l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse contribue à intensifier les flux pendulaires dans le Grand Mâconnais.
En 2008, deux habitants sur trois de cet espace travaillent hors de leur commune de résidence ; un habitant sur deux se trouvait dans ce cas en 1990. 9.200 personnes quittent quotidiennement le territoire : elles représentent 19 % des actifs installés. En sens inverse, 10.300 actifs extérieurs à l’espace viennent travailler dans le Grand Mâconnais et occupent 21 % des emplois.
D'ailleurs, la création d’entreprises se porte bien, mieux qu’en Saône-et-Loire ou dans la zone de Chalon-sur-Saône. Plus de 960 établissements ont été créés en 2010, près des trois quarts dans le commerce, les transports ou services divers. Le taux de création d’établissements a progressé de 8,7 créations pour 100 établissements sur la période 2003-2005 à 13,6 sur 2008-2010. Le Grand Mâconnais fait désormais jeu égal avec l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse en matière de création d’entreprises.
Une des raisons de ce succès est à chercher dans l’économie présentielle c’est-à-dire tournée vers la production de biens et services destinés à satisfaire les besoins de la population présente sur le territoire. Elle est par la même moins exposée aux aléas conjoncturels. La sphère présentielle représente 63 % de l’emploi total et place cet espace entre l’aire urbaine de Chalon-sur-Saône (60 %) et celle de Bourg-en-Bresse (66 %). Cette forte implantation s’explique notamment par le poids élevé de l’emploi public : 23 %, dû pour l’essentiel au statut de ville-préfecture de Mâcon.
Pour preuve, la moitié des 11.400 postes publics se concentre dans l’administration publique. Viennent ensuite l’enseignement (20 %) puis la santé (18 %). Mâcon en concentre les principaux employeurs à savoir le centre hospitalier des Chanaux qui emploie à lui seul 1.600 personnes, la mairie, le conseil général, la préfecture, l’Office public d’aménagement et de construction (Opac)…
L'Insee note que le dynamisme viticole participe au maintien de l’emploi dans ce secteur comparativement aux aires urbaines voisines. Mais sa part dans l’emploi total s’est malgré tout contractée de 15 % en 1975 à 5 % en 2008.
La forte prégnance de l’agriculture et la présence du port fluvial sur la Saône orientent le reste de l’économie principalement sur deux segments d’activités. L’industrie agro-alimentaire emploie 2.000 personnes, soit près d’un quart des effectifs du secteur industriel. Les trois principaux établissements, Roland Monterrat (traiteur), 5ème Saison Mâcon (transformation de fruits et légumes) et Bressor (fabrication de fromages) emploient chacun plus de 200 personnes.