Apports d’azote sur prairie
C’est le moment
Première étape du calendrier fourrager, le franchissement du seuil des 200°C, est ou en cours d’être atteinte. Le point avec la chambre d’agriculture.
Dans le suivi du calendrier fourrager, la première étape est l'objectif des 200°C, laquelle déclenche le premier apport d'azote sur une végétation en réveil hivernal. Les zones à moins de 400 mètres d’altitude ont atteint ce seuil de température fin février. Pour les zones plus en altitude, il faudra patienter jusqu'au 10 mars.
Insérer ici le Calendrier fourrager
La fertilisation azotée est un élément majeur de la croissance des prairies. Elle permet de gérer la production d'herbe pour adapter l'offre aux animaux. Les essais récents d'Arvalis confirment que cet apport doit se faire au moment de la reprise de végétation, soit les 200°C, que l'on veuille fertiliser pour une coupe précoce en ensilage ou plus tardive en foin. La dose à apporter est à moduler suivant les apports en matière organique qui auraient pu être amenés à l'automne ou au printemps.
Avec des apports organiques d'environ 15 tonnes/ha, les besoins en P et K de la prairie sont couverts. L'apport d'azote pourra se faire en une seule fois en prairies temporaires ensilées ou enrubannées sur la base de 60 à 80 unités d'azote/ha et de 30 à 40 unités d'azote/ha sur foin.
Sans apport organique, il convient de prévoir un apport complet d'environ 90 N, 40 P et 90 K en prairie temporaire de fauche précoce et, pour le foin, d'environ 45 N, 50 P et 70 K. Ces apports peuvent se faire en un seul apport à 200°C quand la formule d'engrais s'en approche ou en deux apports avec un complet à 200°C, et un complément en azote trois semaines après.
Préférez des formes simples d'azote
Dans tous les cas, l'ammonitrate ou l'urée sont préférables aux formes d'azote soufré, lesquelles ne sont pas justifiées sur prairie. En effet, des essais de la chambre d'agriculture du Rhône ont montré que les engrais soufrés n'apportaient aucune amélioration qu'elle soit quantitative ou qualitative sur prairie.
Ammonitate ou urée ?
L'ammonitrate est préférable pour des raisons techniques et "environnementales" (moins de perte par volatilisation).
Pour des raisons économiques, l'urée peut cependant être utilisée, et ce, dès la sortie d'hiver. Les pertes par volatilisation de l'urée dépendent entre autres des conditions météorologiques lors de l'épandage. Elles seront plus importantes (lors du passage de la forme uréique à la forme ammoniacale), avec des températures élevées, un vent fort, un sol sec (le Ph du sol joue également, notamment quand le pH est supérieur à 6,5). Par contre, une petite pluie après épandage réduit fortement cette volatilisation.
En conditions très favorables, l'azote apporté par l'urée peut être valorisé quasiment comme celui apporté par l'ammonitrate. Dans ce cas, le prix de l'unité d'azote de l'urée doit être de 1,37 fois inférieur à celle de l'ammonitrate.
En conditions défavorables, Il faut alors prévoir d'augmenter de 15 % - parfois plus - les unités apportées. Attention : pour préférer l'urée dans ces conditions, le prix de l'unité d'azote de l'urée doit être de 1,58 fois inférieur à celui de l'ammonitrate.
ATTENTION : pour les surfaces engagées en PHAE 2, il convient de ne pas dépasser une fertilisation minérale de 60 N 60 P 60 K par hectare et une fertilisation totale de 125 N 90 P 160 K dans le cas d'un apport organique.
Pour recevoir par courriel la note d'information sur la production fourragère Herbe Hebdo 71, réalisée par les techniciens de la chambre d'agriculture 71, contacter Eric Braconnier à l’adresse : [email protected]
Calcul des sommes de température
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La fertilisation azotée est un élément majeur de la croissance des prairies. Elle permet de gérer la production d'herbe pour adapter l'offre aux animaux. Les essais récents d'Arvalis confirment que cet apport doit se faire au moment de la reprise de végétation, soit les 200°C, que l'on veuille fertiliser pour une coupe précoce en ensilage ou plus tardive en foin. La dose à apporter est à moduler suivant les apports en matière organique qui auraient pu être amenés à l'automne ou au printemps.
Avec des apports organiques d'environ 15 tonnes/ha, les besoins en P et K de la prairie sont couverts. L'apport d'azote pourra se faire en une seule fois en prairies temporaires ensilées ou enrubannées sur la base de 60 à 80 unités d'azote/ha et de 30 à 40 unités d'azote/ha sur foin.
Sans apport organique, il convient de prévoir un apport complet d'environ 90 N, 40 P et 90 K en prairie temporaire de fauche précoce et, pour le foin, d'environ 45 N, 50 P et 70 K. Ces apports peuvent se faire en un seul apport à 200°C quand la formule d'engrais s'en approche ou en deux apports avec un complet à 200°C, et un complément en azote trois semaines après.
Préférez des formes simples d'azote
Dans tous les cas, l'ammonitrate ou l'urée sont préférables aux formes d'azote soufré, lesquelles ne sont pas justifiées sur prairie. En effet, des essais de la chambre d'agriculture du Rhône ont montré que les engrais soufrés n'apportaient aucune amélioration qu'elle soit quantitative ou qualitative sur prairie.
Ammonitate ou urée ?
L'ammonitrate est préférable pour des raisons techniques et "environnementales" (moins de perte par volatilisation).
Pour des raisons économiques, l'urée peut cependant être utilisée, et ce, dès la sortie d'hiver. Les pertes par volatilisation de l'urée dépendent entre autres des conditions météorologiques lors de l'épandage. Elles seront plus importantes (lors du passage de la forme uréique à la forme ammoniacale), avec des températures élevées, un vent fort, un sol sec (le Ph du sol joue également, notamment quand le pH est supérieur à 6,5). Par contre, une petite pluie après épandage réduit fortement cette volatilisation.
En conditions très favorables, l'azote apporté par l'urée peut être valorisé quasiment comme celui apporté par l'ammonitrate. Dans ce cas, le prix de l'unité d'azote de l'urée doit être de 1,37 fois inférieur à celle de l'ammonitrate.
En conditions défavorables, Il faut alors prévoir d'augmenter de 15 % - parfois plus - les unités apportées. Attention : pour préférer l'urée dans ces conditions, le prix de l'unité d'azote de l'urée doit être de 1,58 fois inférieur à celui de l'ammonitrate.
ATTENTION : pour les surfaces engagées en PHAE 2, il convient de ne pas dépasser une fertilisation minérale de 60 N 60 P 60 K par hectare et une fertilisation totale de 125 N 90 P 160 K dans le cas d'un apport organique.
Pour recevoir par courriel la note d'information sur la production fourragère Herbe Hebdo 71, réalisée par les techniciens de la chambre d'agriculture 71, contacter Eric Braconnier à l’adresse : [email protected]
Calcul des sommes de température
Méthode : chaque jour, on fait la somme des températures minimum et maximum obtenues sur 24 heures (fournies par Météo France) et on la divise par deux pour en obtenir la moyenne. Si le résultat est positif, il est retenu ; s’il est négatif, on retient 0. Quand cette moyenne dépasse 18°C, alors on retient 18°C considérant qu’au-delà il n'y a plus d'effet positif sur la flore. Pour l'apport d'azote, le calcul est réalisé à compter de janvier. Pour le reste de la saison, on calcul à partir du premier février.