Plate-forme de lavage viticole
Chassagne-Montrachet lave bio
A la frontière entre Côte-d'Or et Saône-et-Loire, la nouvelle aire de
retraitement biologique des effluents viticoles de Chassagne-Montrachet a
été inaugurée vendredi dernier. A côté des partenaires, Sébastien
Caillat, président du syndicat viticole de l’appellation, a rappelé la
nécessité de tel projet « symbolique ». Le retraitement des eaux de
cette aire de lavage repose sur le principe innovant du Phytobac®,
breveté par l’Inra.
retraitement biologique des effluents viticoles de Chassagne-Montrachet a
été inaugurée vendredi dernier. A côté des partenaires, Sébastien
Caillat, président du syndicat viticole de l’appellation, a rappelé la
nécessité de tel projet « symbolique ». Le retraitement des eaux de
cette aire de lavage repose sur le principe innovant du Phytobac®,
breveté par l’Inra.
« Quatre années, deux mois et 16 jours. 42 réunions de préparation. 31 réunions de chantier. 47 bouteilles de vins blancs… ». Sébastien Caillat « donnait l’ampleur du projet », content d’aboutir enfin. Il n’oubliait pas de remercier l’initiateur, Philippe Colin, l’ancien président de l’ODG et surtout les 30 viticulteurs qui se sont à 94 % engagés dans la démarche. D’un coût total de 265.000 €, chaque viticulteur va débourser près de 8.000 € pour son environnement de travail. Aidé à 80 %, une cotisation annuelle de 400 € HT par exploitation viticole finance les 20 % restants.
« On assimile encore trop souvent viticulture à pollution. C’est injuste alors que la profession fait des efforts considérables », s’offusquait ce jeune père d’un garçon de 8 ans qui aime pêcher avec lui. Tous deux sont « sensibles à la qualité de l’eau », comme leurs concitoyens. Cette « prise de conscience » est bel et bien collective et durable.
Une plate-forme biologique
Depuis mai 2012, les viticulteurs de Chassagne-Montrachet utilisent ce nouveau mode de lavage de leurs pulvérisateurs. Sous l’apparence d’une station de lavage pour véhicules particuliers, cette plate-forme intègre de nombreuses innovations. Les rejets de traitement et les eaux de lavage seront intégralement récupérés et ne rejoindront pas les eaux usées de la station d’épuration communale. Indépendante du réseau d’assainissement collectif, la plate-forme permet de retraiter l’ensemble des effluents viticoles de la commune par un procédé biologique, le Phytobac®. Il a été développé en Suède au début des années 1990 sur la base des propriétés épuratrices naturelles des micro-organismes naturellement présents dans les sols agricoles.
Aspersion par tourniquet
Ce Phytobac® s’inspire de ce procédé : les reliquats de pulvérisation sont épandus dans deux bacs en béton étanches de 60 cm de profondeur contenant un substrat, mélange de paille et de terre. L'eau s'évapore, et les polluants se dégradent dans le sol en éléments minéraux de base. La toiture des bacs construite selon le principe d’une serre va permettre d’améliorer ce phénomène de décomposition sous l’effet de la chaleur. L’amélioration du rendement du lit biologique est obtenue grâce à un nouveau système d'aspersion par tourniquet mis au point spécialement pour ce projet. Il permet également de gérer les domaines en bio et en lutte intégrée.
L’accès est simplifié avec l’utilisation d’une carte magnétique individuelle et rechargeable permettant ainsi pour les vignerons, un accès libre et sécurisé et une rapidité d’usage. L’aire actuelle a été conçue de manière évolutive afin de permettre, dans un second temps, de collecter les eaux de toiture et de les utiliser dans le cycle de lavage.
« On assimile encore trop souvent viticulture à pollution. C’est injuste alors que la profession fait des efforts considérables », s’offusquait ce jeune père d’un garçon de 8 ans qui aime pêcher avec lui. Tous deux sont « sensibles à la qualité de l’eau », comme leurs concitoyens. Cette « prise de conscience » est bel et bien collective et durable.
Une plate-forme biologique
Depuis mai 2012, les viticulteurs de Chassagne-Montrachet utilisent ce nouveau mode de lavage de leurs pulvérisateurs. Sous l’apparence d’une station de lavage pour véhicules particuliers, cette plate-forme intègre de nombreuses innovations. Les rejets de traitement et les eaux de lavage seront intégralement récupérés et ne rejoindront pas les eaux usées de la station d’épuration communale. Indépendante du réseau d’assainissement collectif, la plate-forme permet de retraiter l’ensemble des effluents viticoles de la commune par un procédé biologique, le Phytobac®. Il a été développé en Suède au début des années 1990 sur la base des propriétés épuratrices naturelles des micro-organismes naturellement présents dans les sols agricoles.
Aspersion par tourniquet
Ce Phytobac® s’inspire de ce procédé : les reliquats de pulvérisation sont épandus dans deux bacs en béton étanches de 60 cm de profondeur contenant un substrat, mélange de paille et de terre. L'eau s'évapore, et les polluants se dégradent dans le sol en éléments minéraux de base. La toiture des bacs construite selon le principe d’une serre va permettre d’améliorer ce phénomène de décomposition sous l’effet de la chaleur. L’amélioration du rendement du lit biologique est obtenue grâce à un nouveau système d'aspersion par tourniquet mis au point spécialement pour ce projet. Il permet également de gérer les domaines en bio et en lutte intégrée.
L’accès est simplifié avec l’utilisation d’une carte magnétique individuelle et rechargeable permettant ainsi pour les vignerons, un accès libre et sécurisé et une rapidité d’usage. L’aire actuelle a été conçue de manière évolutive afin de permettre, dans un second temps, de collecter les eaux de toiture et de les utiliser dans le cycle de lavage.