Clarification et simplification
2011 et engager le programme de 2012. Retour.
Conditions d'abattage et abattage rituel continuent d'occuper le devant de la scène des médias. Face au déferlement des informations et des contre-vérités, la parade d'Interbev, comme le rappelait le président d'Interbev Bourgogne, Jean-Pierre Fleury, « c'est de dépassionner le débat et de tout remettre à plat dans un cadre plus rationnel ». Pour y parvenir « tout le monde s'est mis au travail » et les rencontres se multiplient avec les instances de confessions juives et musulmanes. Une certitude déjà « le dossier va évoluer rapidement ». Un chiffre important pour rétablir la réalité des faits : l'abattage rituel en France représente 14 % des abattages totaux (12 % des bovins et 42 % des ovins).
L'heure est bien à la clarification et à la simplification, sur les conditions d'abattage bien sûr, mais également sur le taux de la TVA ; 5,5 ou 7 % ? la confusion est totale... « Le bon sens l'a emporté », le taux de 5,5 % s'applique donc dès le stade de l'abattage (carcasses, quartiers, abats...) et jusqu'au consommateur final, dès lors que les produits sont destinés à la consommation humaine. Les sous-produits d'abattoir, non-destinés à l'alimentation humaine (cuirs, os, etc.) sont soumis, en revanche, au taux de 7 %. La prestation d'abattage est soumise à un taux de 5,5 %.
Enfin, le jugement du Conseil constitutionnel - reconnaissant la conformité à la Constitution des cotisations interprofessionnelles, les fameuses Cotisations volontaires obligatoires (CVO) - clôt un débat animé ces derniers mois. Le ministre rappelle au passage que le paiement de ces dernières est, pour les opérateurs, une obligation juridique autant qu'économique.
Plus d'outils de références au service des professionnels
L'interprofession des viandes évolue aussi sur le plan de son fonctionnement et de ses missions. Le nouveau responsable de la coordination des comités professionnels régionaux est venu exposer les nouvelles orientations d'Interbev. Deux outils vont désormais être mis au service des professionnels et des actions à engager : un service d'économie et d'études (veille et analyse économique de la filière viande) et un service de recherche et développement, qui existait déjà mais dont le rôle est renforcé.
Le GEF (Groupement export France) prend corps et prend ses marques ; son président, Dominique Langlois, entend développer des courants d'affaires vers les pays tiers, prospecter les plus grands marchés de la planète, créer un climat favorable aux échanges... Son action s'arrête à la commercialisation, qui reste de la seule compétence des opérateurs historiques.
Enfin, les comités régionaux d'Interbev sont plus que jamais destinés à jouer les « sentinelles » des territoires régionaux et à être des « laboratoire d'idées », avec de forts encouragements « à jouer collectif ». Le Draaf Bourgogne, qui assistait à l'assemblée générale, a apprécié « ce moment constructif » et salué « le champ d'actions ouvert, la richesse et la variété du programme 2012 ».