Confronter l’État à la réalité des prédations
Dans un contexte de recrudescence de la prédation depuis plusieurs années en Saône-et-Loire et face à une réglementation jugée inadaptée aux réalités locales, une visite de terrain a été organisée à l'initiative de la section ovine de la FDSEA 71 et des JA 71 le 15 avril à Maltat, avec l’appui de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire et en présence de Claude Fons, président de la Fédération Nationale Ovine (FNO). Le préfet Célet, préfet référent loup, et le préfet de Saône-et-Loire, Dominique Dufour, ont participé à cette rencontre, aux côtés de Josiane Corneloup, députée, et de Jérémy Decerle, député européen ainsi que des représentants et élus du Conseil régional et du Conseil départemental.
Accueillie sur l’exploitation de Mikaël Gilbertas, cette séquence a permis un échange direct et concret entre les représentants de l’État et les éleveurs du territoire, afin de témoigner des difficultés rencontrées face à la pression croissante du loup et des limites des dispositifs actuels :« le loup est incompatible avec l’élevage, les moyens de protection ne permettent pas le zéro attaque », ont-ils introduit.Un zonage jugé déconnecté du terrainPremier point de tension : le classement des communes en cercles, qui conditionne l’accès aux aides et dispositifs de protection. Jugé incohérent par la profession, ce zonage ne reflète pas la réalité des attaques. La FDSEA 71 et les JA 71 demandent ainsi le reclassement de Maltat en cercle 1. Ils insistent également sur la nécessité d’ouvrir les aides aux jeunes agriculteurs et aux nouveaux installés, y compris lorsqu’ils se trouvent en cercle 3. Plus largement, les éleveurs revendiquent un accès aux moyens de protection pour toute exploitation exposée, indépendamment du zonage.Des moyens de protection sous tensionLa profession juge complexe et parfois déconnectée du terrain les...
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