Fermoscopie 2012
Constituer de la trésorerie !
« L’année 2010 offre une meilleure conjoncture, notamment en production
céréalière et laitière. La viticulture maintient tout juste ses
résultats, l’élevage allaitant redonne quelques espoirs mais les revenus
restent insuffisants », écrit la présidente du CER France 71, Isabelle
Bidalot, dans son éditorial de Fermoscopie 2011. Autour du responsable
du service Conseil, Hubert Brivet et six autres experts décryptaient
l’économie de l’agriculture en Saône-et-Loire lors de trois réunions, à
Sennecey-les-Mâcon, Chalon-sur-Saône et Gueugnon.
céréalière et laitière. La viticulture maintient tout juste ses
résultats, l’élevage allaitant redonne quelques espoirs mais les revenus
restent insuffisants », écrit la présidente du CER France 71, Isabelle
Bidalot, dans son éditorial de Fermoscopie 2011. Autour du responsable
du service Conseil, Hubert Brivet et six autres experts décryptaient
l’économie de l’agriculture en Saône-et-Loire lors de trois réunions, à
Sennecey-les-Mâcon, Chalon-sur-Saône et Gueugnon.
Le CER France 71 a analysé les comptabilités de 2.280 exploitations et constate que les revenus agricoles, déjà insuffisants, sont maintenus à une moyenne de 15.800 € par UTAF (Unité de travail agricole familiale) et par an grâce à l’augmentation de la productivité de la main-d’œuvre. « N’y a-t-il pas d’autres alternatives que celles de l’agrandissement et de l’endettement ? », interrogeait le directeur Christophe Debuigne. En effet, les efforts constatés par la productivité de la main-d’œuvre sont effacés par l’augmentation des charges. L’efficacité économique des entreprises (EBE/produit) devrait largement dépasser 30 %, ce qui n’est pas le cas sur les huit années passées.
La taille des exploitations s’accroît de 28 % hors vigne qui va de paire avec une capitalisation, financée principalement par de la dette. Ainsi, la progression des capitaux engagés par UMO (Unité de main-d’œuvre) se monte à 23 % en 8 ans, celle de l’endettement passe de 37 à 42 %. « Les exploitations agricoles se fragilisent financièrement et doivent en plus affronter une période de conjoncture instable ». D’ailleurs, 21 % des exploitations sont classés en risque moyen ou élevé, s’inquiète le CER France 71. La trop faible rentabilité pour les uns, l’endettement trop lourd pour les autres, sont les deux principaux paramètres expliquant ces situations.
La taille des exploitations s’accroît de 28 % hors vigne qui va de paire avec une capitalisation, financée principalement par de la dette. Ainsi, la progression des capitaux engagés par UMO (Unité de main-d’œuvre) se monte à 23 % en 8 ans, celle de l’endettement passe de 37 à 42 %. « Les exploitations agricoles se fragilisent financièrement et doivent en plus affronter une période de conjoncture instable ». D’ailleurs, 21 % des exploitations sont classés en risque moyen ou élevé, s’inquiète le CER France 71. La trop faible rentabilité pour les uns, l’endettement trop lourd pour les autres, sont les deux principaux paramètres expliquant ces situations.