Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Aliments du bétail

Coup d’arrêt à la baisse

La France a produit en 2010, 21.444.000 tonnes (t) d’aliments pour le bétail.
C’est une progression modeste de +1 %, mais qui rompt avec une tendance
globale à la baisse de cette production depuis le début des années
2000, comme l’a noté le Syndicat de l’industrie de la nutrition animale
(Snia) lors de son assemblée générale du 27 mai à
Paris.
Par Publié par Cédric Michelin
2473--aliment.jpg
Avec ce tonnage, la France conserve la première place dans la hiérarchie européenne, mais de très peu devant l’Allemagne et l’Espagne. Le Snia s’est livré à une comparaison instructive par rapport à il y a 40 ans, époque de sa création. La production française était alors de 8,37 Mt (millions de tonnes) fabriquées dans 701 usines, dont la moyenne de production était de 13.000 t, En 2010, le secteur représente 294 usines pour un tonnage moyen de 72.180 t. L’aliment volaille domine la production avec 8,63 Mt, soit 40 % des fabrications, suivi par l’aliment porc, 27 %, puis l’aliment bovin, 21 %. La part de chaque secteur a évolué sensiblement en 40 ans, le porc représentait alors 38 % de la production, la volaille 34 % et les aliments pour bovins 20 %.
L’un des principaux aspects du bilan 2010 examiné par cette assemblée a été celui du coût des matières premières entrant dans la composition des aliments du bétail, de leur répercussion sur le prix de l’aliment et de son moindre impact possible sur l’élevage. Le Snia se flatte du rôle "d’amortisseur" entre la flambée des matières premières et le prix final de l’aliment, joué par l’industrie de la nutrition animale dans ces circonstances, mais estime qu’à court terme, la solution aux difficultés de l’élevage passe par une revalorisation des prix payés aux éleveurs. Au-delà de cette nécessité immédiate, le Snia rappelle les recommandations qu’il a soumise aux pouvoirs publics en mars dernier : améliorer le fonctionnement des marchés de matières premières pour en diminuer la volatilité, compléter les relations contractuelles entre les fabricants d’aliments et leurs fournisseurs, améliorer la visibilité des éleveurs sur leurs coûts de production en proposant des engagements à terme pour la fourniture d’aliments composés.