Sangliers
D’où vient l’invasion ?
Rare au début des années 80, le sanglier est devenu un animal particulièrement envahissant doté d’une prolificité impressionnante et capable de profiter des avantages offerts par les activités humaines. Quelles sont les causes de cette prolifération ? Montée en puissance du maïs, irresponsabilité de certaines sociétés de chasse, mais aussi érosion du nombre de chasseurs : tels sont les phénomènes qui auraient conduit à la situation actuelle.
Pour Michel Roy, l’explosion des populations de sangliers pourrait avoir des causes multiples. A la fin des années 80, les populations étaient tombées au plus bas niveau ce qui avait déclenché un programme de préservation. Le seul fait de ne plus chasser tous les jours et de se limiter à deux sangliers par chasse avait suffit à faire bondir le tableau de 50 à 200 en seulement deux ans, remémore le directeur. Une population de sanglier est capable de croître jusqu’à + 300% ! Une jeune laie peut être fertile dès qu’elle atteint le poids de 35 kg. Les portées vont de 4 à 8 petits à raison d’une mise bas par an. Autre facteur qui explique aussi l’extraordinaire prolificité du sanglier, l’animal n’a pas de prédateur et les laies défendent bien leurs petits.
Maïs et sanglier
L’augmentation des surfaces de maïs a sans doute contribué à l’essor du sanglier. L’animal y trouve refuge et nourriture abondante. Il convient cependant de rappeler que l’ONCFS avait pu démontrer que le nourrissage au maïs n’augmentait pas la fécondité, indique Miche Roy. En revanche, l’étude prouvait que le maïs améliorait le taux de survie des animaux. Le directeur de la FDC estime par ailleurs qu’il conviendrait de mieux « réglementer l’agrainage ».
Plus assez de chasseurs
Mais la baisse du nombre de chasseurs est aussi une donnée importante dans l’explosion des populations de sangliers. Certes, il existe des sociétés de chasse peu scrupuleuses qui soignent un peu trop bien leurs sangliers. Mais il est des secteurs aussi où l’on manque carrément de chasseurs. « Dans les faits, il y a de plus en plus d’endroits où les chasseurs se retrouvent débordés par le sanglier. Il existe des territoires qui recherchent des actionnaires. Il y a aussi des cas où il manque des fusils », indique le directeur de la fédération des chasseurs. Comme nombre d’activités rurales traditionnelles, l’image de la chasse s’est sérieusement écornée depuis un certain nombre d’années. Comme l’agriculteur, le chasseur est une cible de choix pour les citadins ou néo-ruraux drogués au naturalisme obscurantiste. Seulement, à moins d’introduire en Saône-et-Loire, des meutes de loups ou des ours, il faut bien garder quelques chasseurs pour accomplir un salutaire travail de régulation.
Maïs et sanglier
L’augmentation des surfaces de maïs a sans doute contribué à l’essor du sanglier. L’animal y trouve refuge et nourriture abondante. Il convient cependant de rappeler que l’ONCFS avait pu démontrer que le nourrissage au maïs n’augmentait pas la fécondité, indique Miche Roy. En revanche, l’étude prouvait que le maïs améliorait le taux de survie des animaux. Le directeur de la FDC estime par ailleurs qu’il conviendrait de mieux « réglementer l’agrainage ».
Plus assez de chasseurs
Mais la baisse du nombre de chasseurs est aussi une donnée importante dans l’explosion des populations de sangliers. Certes, il existe des sociétés de chasse peu scrupuleuses qui soignent un peu trop bien leurs sangliers. Mais il est des secteurs aussi où l’on manque carrément de chasseurs. « Dans les faits, il y a de plus en plus d’endroits où les chasseurs se retrouvent débordés par le sanglier. Il existe des territoires qui recherchent des actionnaires. Il y a aussi des cas où il manque des fusils », indique le directeur de la fédération des chasseurs. Comme nombre d’activités rurales traditionnelles, l’image de la chasse s’est sérieusement écornée depuis un certain nombre d’années. Comme l’agriculteur, le chasseur est une cible de choix pour les citadins ou néo-ruraux drogués au naturalisme obscurantiste. Seulement, à moins d’introduire en Saône-et-Loire, des meutes de loups ou des ours, il faut bien garder quelques chasseurs pour accomplir un salutaire travail de régulation.