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Agrioccasions, les occasions agricoles
Anciens exploitants

Dans le débat présidentiel

Le 7 mars, à l’occasion de leur congrès annuel, les anciens
exploitants ont remis à tous les candidats à l’élection présidentielle
la pétition nationale pour l’amélioration des retraites agricoles, laquelle a
recueilli plus de 100.000 signatures dans toute la France.
Par Publié par Cédric Michelin
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« Nous faisons du surplace depuis plusieurs années sur le montant des retraites. D’où l’idée de lancer cette pétition avant la présidentielle. En espérant que nous finirons par être écoutés ». Jean-Paul Bizien, président de la section nationale des anciens exploitants de la FNSEA (SNAE), campe le décor. Le 7 mars, à la tête d’une délégation de retraités agricoles, il a remis les 100.000 pétitions recueillies pour l’amélioration des retraites dans le QG du candidat Sarkozy à Paris. Au même moment, à 11 heures précises, neuf autres délégations de toutes les régions françaises faisaient la même démarche dans les différents états-majors des candidats. C'est ainsi que, emmenés par Paul Billonnet, les anciens de Bourgogne Franche-Comté se sont rendus au QG de la candidate d'Europe Ecologie Les Verts, Eva Joly (lire notre édition du 9 mars en page 2).
A chaque fois, ils étaient accompagnés d'un représentant de la FNSEA et de plusieurs actifs, témoignage du soutien total apporté par la centrale syndicale à cette initiative.
Les anciens exploitants sont amers. Malgré les promesses maintes fois réitérées, les retraites agricoles ne décollent pas : 542 €/mois pour une femme avec une carrière complète, éventuellement bonifiées par un supplément de 173 €/mois si elle a eu trois enfants. Pour les hommes, la retraite atteint péniblement 680 à 700 €/mois. « On nous avait promis - quand la retraite complémentaire obligatoire a été créée - un montant de retraite équivalent à 75 % du Smic. Nous ne l’avons atteint en 2003. Depuis nous sommes revenus à 70,5 % », précise Jean-Paul Bizien qui déplore ce décrochage. Depuis, les revalorisations des retraites n’ont pas suivi l’augmentation du Smic. « On peut vivre tant qu’on a la santé et qu’on peut rester à domicile », mais dès lors que survient un accident de la vie, les difficultés s’accumulent, poursuit le président de la SNAE, qui ne considère pas que les demandes des anciens soient particulièrement déraisonnables. Avant de déplorer que Nicolas Sarkozy ait renoncé à régler la question de la dépendance des personnes âgées, une promesse qu’il s’était engagé à honorer avant la fin de son quinquennat. La question est d’autant plus « cruciale » pour les titulaires de petites retraites - et ils sont nombreux en agriculture - qu’ils ne sont pas en mesure de financer un séjour en maison de retraite.



Section des anciens exploitants
Le 6 avril à Martigny-le-Comte


La section départementale des anciens exploitants de Saône-et-Loire tiendra sa prochaine assemblée générale le vendredi 6 avril prochain à Martigny-le-Comte. A cette occasion, Jean-Paul Bizien, président de la SNAE, reviendra sur les enjeux électoraux pour les retraités du monde agricole, et cela alors que la pétition a recueilli un grand nombre de signatures, plus de 100.000 au national, à la veille des élections présidentielles et législatives. Notons également la présence de Claude Megevand, responsable des partenariats à Groupama Rhône-Alpes Auvergne, qui présentera les avantages offerts aux adhérents de la section départementale des anciens.
a noter que vendredi saint oblige, les participants auront le choix entre deux menus, l'un avec viande, l'autre à base de poisson.
Une date à inscrire dès maintenant sur vos agendas !
Pour tout renseignement et pour s'inscrire avant le 26 mars, tél. : 03.85.29.56.16 ou courriel à [email protected]





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Accueil favorable





Message reçu par Antoine Hertz. « Merci de votre démarche. Le moment est venu de faire un état des lieux » a rétorqué le député. Agriculteur lui-même, il connait le sujet. Ancien syndicaliste agricole, puisqu’il fut, avant d’entrer en politique, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs, il apprécie le bien fondé de l’initiative des anciens exploitants. Mais pas de là à s’engager formellement si ce n’est la promesse qu’il ferait le nécessaire pour faire remonter les doléances au candidat Sarkozy. « Je transmettrai vos demandes et je m’efforcerai qu’elles se traduisent dans les faits pour faire évoluer vos retraites ». Et de conclure : « Vous êtes les mères et les pères fondateurs de l’agriculture d’aujourd’hui, vous méritez la juste reconnaissance de la nation ».[/WEB]

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