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Agrioccasions, les occasions agricoles
Accord du 3 mai

Dernier ultimatum… avicole

Ce lundi 15 octobre, une délégation d’aviculteurs s’est rendue au Géant
Casino de Chalon-sur-Saône au sujet de la non application par ce dernier
des accords du 3 mai 2011.

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Menée par Louis Accary, président de la section avicole de la FDSEA, et composée de Stéphanie Barron, représentante du Gelap (Groupement des producteurs de lapins), de Patrice Labrosse, président de la CPASL (Coopérative productions avicoles de Saône-et-Loire), de Jean-Yves Cannard, président du GIE RABL, les aviculteurs avaient reçu le soutien de Bernard Lacour, secrétaire général de la FDSEA.
Reçue par le directeur du supermarché, Monsieur Dubois, la délégation a rappelé les engagements des grandes surfaces - au travers de l’accord du 3 mai 2011 - de répercuter les hausses de charges, en l’occurrence celles liées au prix de l’alimentation, auprès des consommateurs. L’objectif de ce face à face était de mettre l’enseigne Casino devant ses responsabilités : en effet, à ce jour, elle est la seule enseigne à ne pas avoir entamé de révision de ses prix d’achats en dépit des fortes hausses des matières premières.

Courtois, mais tendu

Après avoir exposé les conséquences économiques pour les élevages et les répercussions sur l’économie des territoires, les membres de la délégation se sont montré fermes sur la nécessité d’une prise de position rapide que doit prendre l’enseigne Casino. « Nous ne tenons plus les producteurs et d’ailleurs nous n’avons plus envie de les tenir », a averti Louis Accary. « Et si aucun signe positif ne nous parvient dans les prochains jours, alors nous serons contraints d’employer d’autres méthodes ».
Ne nous trompons pas : « dans ce dossier, les agresseurs ne sont pas les éleveurs, mais bien les acheteurs des GMS qui bafouent le respect des contrats signés et méprisent une profession qui se bat pour répondre à une demande sans cesse croissante de qualité, d’image et de compétitivité. Vous ne pouvez pas uniquement vous servir de notre image pour dynamiser vos ventes », complétait Bernard Lacour.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique commune nationale et interrégionale. Et maintenant les enseignes Casino sont sous la rampe de projecteurs…

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