Vaccination
Des innovations en perspective
Des chercheurs de l’Inra - en collaboration avec des équipes de
l’Inserm et du CNRS - ont démontré en 2010 qu’il était envisageable de
développer des stratégies vaccinales innovantes chez le porc et les
ruminants. Ils ont identifié les cellules qui orchestrent la défense
anti-infectieuse chez ces animaux. Ce progrès permet d’envisager des
vaccins plus efficaces pour les espèces domestiques, et à plus long
terme pour l’Homme.
l’Inserm et du CNRS - ont démontré en 2010 qu’il était envisageable de
développer des stratégies vaccinales innovantes chez le porc et les
ruminants. Ils ont identifié les cellules qui orchestrent la défense
anti-infectieuse chez ces animaux. Ce progrès permet d’envisager des
vaccins plus efficaces pour les espèces domestiques, et à plus long
terme pour l’Homme.
La vaccination consiste à stimuler les systèmes de défense de l’organisme. Celui-ci met en jeu deux tactiques complémentaires. La première consiste à mettre en place une défense immunitaire assurée par les anticorps. Ceux-ci sont produits par des cellules spécialisées nommées plasmocytes. Les anticorps viennent neutraliser les antigènes, bloquant ainsi l’action du pathogène responsable de l’infection. La seconde tactique est mise en œuvre par des lymphocytes cytotoxiques (dits tueurs). Elle consiste à détruire les cellules infectées par l’agent pathogène, dans lesquelles il prolifère au sein même de l’organisme.
Choisir la bonne stratégie de défense
Les chefs d’orchestre du système de défense anti-infectieuse sont les cellules dendritiques. Ces cellules appartenant au système immunitaire patrouillent les organes et dirigent la mise en place de l’une ou l’autre des deux tactiques de défense selon l’identité de l’agresseur.
Certaines d’entre elles se sont spécialisées dans l’activation de la synthèse d’anticorps et d’autres dans la stimulation des lymphocytes tueurs. Savoir différencier les deux types de cellules dendritiques permet donc de cibler l’une ou l’autre des voies de défense. Ce savoir-faire stratégique est acquis chez la souris. Il y est possible "d’orienter à volonté" la défense immunitaire préférentiellement vers la production d’anticorps ou de lymphocytes tueurs, permettant ainsi de stimuler la réponse protectrice la plus efficace.
Activer les lymphocytes tueurs
Les chercheurs ont identifié des catégories majeures de cellules dendritiques dans la peau de mouton et de porc, et notamment celles qui induisent les lymphocytes tueurs. Grâce à des analyses génétique informatisées ils ont montré que les catégories de cellules dendritiques observées chez le mouton, l’homme et la souris étaient similaires. Par cette approche, ils ont également identifié des cibles moléculaires permettant le développement de nouveaux vaccins activateurs de lymphocytes tueurs. Ces travaux permettent de transposer les résultats de "vaccination orientée" obtenus chez la souris aux espèces d’intérêt agronomique et dégagent des perspectives de progrès en vaccinologie vétérinaire.
Vers de nouvelles stratégies vaccinales
Désormais, l’objectif des immunologistes de l’Unité de recherche "Virologie et Immunologie Moléculaires" à l’Inra de Jouy-en-Josas est de développer des vaccins ciblant les catégories de cellules dendritiques chez le porc et les ruminants, pour proposer de puissants vaccins destinés aux espèces domestiques et pour apporter des éléments pré-cliniques convainquants en vue d’applications humaines.Références :
Contreras V., Urien C., Guiton R., Alexandre Y., Vu Manh T.P., Andrieu T., Crozat K., Jouneau L., Bertho N., Epardaud M., Hope J., Savina A., Amigorena S., Bonneau M., Dalod M. and Schwartz-Cornil I. Existence of CD8alpha-like DC with a conserved functional specialization and a common molecular signature in distant mammalian species. Journal of Immunology. 2010 Sep 15;185(6):3313-25. Epub 2010 Aug 11.
Marquet F., Bonneau M., Pascale F., Urien C., Kang C., Meng X.J., Schwartz-Cornil I. Bertho N. Characterization of dendritic cells subpopulations in skin and afferent lymph in the swine model. Plos One, sous presse.
Crozat K, Guiton R, Contreras V, Feuillet V, Dutertre CA, Ventre E, Vu Manh TP, Baranek T, Storset AK, Marvel J, Boudinot P, Hosmalin A, Schwartz-Cornil I, Dalod M. The XC chemokine receptor 1 is a conserved selective marker of mammalian cells homologous to mouse CD8a dendritic cells. Journal of Experimental Medecine. 2010. 207(6):1283-92.
Contacts Scientifiques :
Isabelle SCHWARTZ-CORNIL
[email protected]
Nicolas BERTHO
[email protected]
INRA
VIM Unité de recherche Virologie et Immunologie Moléculaires
78352 JOUY-EN-JOSAS
Choisir la bonne stratégie de défense
Les chefs d’orchestre du système de défense anti-infectieuse sont les cellules dendritiques. Ces cellules appartenant au système immunitaire patrouillent les organes et dirigent la mise en place de l’une ou l’autre des deux tactiques de défense selon l’identité de l’agresseur.
Certaines d’entre elles se sont spécialisées dans l’activation de la synthèse d’anticorps et d’autres dans la stimulation des lymphocytes tueurs. Savoir différencier les deux types de cellules dendritiques permet donc de cibler l’une ou l’autre des voies de défense. Ce savoir-faire stratégique est acquis chez la souris. Il y est possible "d’orienter à volonté" la défense immunitaire préférentiellement vers la production d’anticorps ou de lymphocytes tueurs, permettant ainsi de stimuler la réponse protectrice la plus efficace.
Activer les lymphocytes tueurs
Les chercheurs ont identifié des catégories majeures de cellules dendritiques dans la peau de mouton et de porc, et notamment celles qui induisent les lymphocytes tueurs. Grâce à des analyses génétique informatisées ils ont montré que les catégories de cellules dendritiques observées chez le mouton, l’homme et la souris étaient similaires. Par cette approche, ils ont également identifié des cibles moléculaires permettant le développement de nouveaux vaccins activateurs de lymphocytes tueurs. Ces travaux permettent de transposer les résultats de "vaccination orientée" obtenus chez la souris aux espèces d’intérêt agronomique et dégagent des perspectives de progrès en vaccinologie vétérinaire.
Vers de nouvelles stratégies vaccinales
Désormais, l’objectif des immunologistes de l’Unité de recherche "Virologie et Immunologie Moléculaires" à l’Inra de Jouy-en-Josas est de développer des vaccins ciblant les catégories de cellules dendritiques chez le porc et les ruminants, pour proposer de puissants vaccins destinés aux espèces domestiques et pour apporter des éléments pré-cliniques convainquants en vue d’applications humaines.Références :
Contreras V., Urien C., Guiton R., Alexandre Y., Vu Manh T.P., Andrieu T., Crozat K., Jouneau L., Bertho N., Epardaud M., Hope J., Savina A., Amigorena S., Bonneau M., Dalod M. and Schwartz-Cornil I. Existence of CD8alpha-like DC with a conserved functional specialization and a common molecular signature in distant mammalian species. Journal of Immunology. 2010 Sep 15;185(6):3313-25. Epub 2010 Aug 11.
Marquet F., Bonneau M., Pascale F., Urien C., Kang C., Meng X.J., Schwartz-Cornil I. Bertho N. Characterization of dendritic cells subpopulations in skin and afferent lymph in the swine model. Plos One, sous presse.
Crozat K, Guiton R, Contreras V, Feuillet V, Dutertre CA, Ventre E, Vu Manh TP, Baranek T, Storset AK, Marvel J, Boudinot P, Hosmalin A, Schwartz-Cornil I, Dalod M. The XC chemokine receptor 1 is a conserved selective marker of mammalian cells homologous to mouse CD8a dendritic cells. Journal of Experimental Medecine. 2010. 207(6):1283-92.
Contacts Scientifiques :
Isabelle SCHWARTZ-CORNIL
[email protected]
Nicolas BERTHO
[email protected]
INRA
VIM Unité de recherche Virologie et Immunologie Moléculaires
78352 JOUY-EN-JOSAS