Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Coûts de production en lait

Des marges de progrès sont toujours possibles 

Saône-et-Loire Conseil élevage propose à ses adhérents un suivi
alimentation qui peut aller jusqu’au coût de production. Chaque mois,
les techniciens s’appuient sur les derniers résultats du contrôle
laitier pour ajuster le conseil en matière d’alimentation.
120987--vache_2_ans_2.JPG
« Cela permet d’anticiper les choses. Par exemple, la mise à l’herbe, dégrossir une ration, etc… », explique Jérôme Bonin, l’un des techniciens de Saône-et-Loire Conseil élevage. Le service prévoit aussi un calcul mensuel du coût de la ration. « Un précieux indicateur. Grâce à des moyennes de groupes par type de ration, nous avons ainsi une base de comparaison entre éleveurs. Ces chiffres font parfois ressortir qu’il y a gros à gagner sur le poste alimentation », fait remarquer Michel Place, directeur de Saône-et-Loire Conseil élevage. Comme le montre chaque année le tableau de bord économique Galacsy, des écarts très importants existent entre les élevages laitiers. Un constat qui vaut notamment pour le poste concentrés. Pour Laurent Lefèvre, de la chambre d’agriculture, l’achat de tourteaux simples (soja/colza) en grande quantité (25 tonnes) semble le plus économique. « Dans nos systèmes, la performance aura toujours sa place. Mais on peut atteindre 8 ou 9.000 litres par vache sans faire appel au concentré le plus cher », renchérit Jérôme Bonin. Pour Michel Place, la question de l’autonomie alimentaire des exploitations est également soulevée. Premier levier de cette quête d’autonomie : le pâturage. L’introduction de cultures permettant de limiter les achats de concentrés en est un autre : céréales, luzerne, dérobées…