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Agrioccasions, les occasions agricoles
Coopératives laitières

Des prix différenciés...

Elles sont environ 240 et collectent la moitié de la production
française de lait de vache. En assemblée générale, les coopératives
laitières ont précisé leur vision de la filière laitière pour demain :
volumes et prix différenciés, recherche de taille critique,
développement à l'international. Quant aux contrats, ils se mettent en place...
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Pour faire face à la volatilité des marchés des matières premières, « il nous faut instaurer une nouvelle gouvernance agricole mondiale ». Invité de l'assemblée générale de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), Jacques Carles, délégué général de Momagri (Mouvement pour une organisation mondiale de l'agriculture, un think tank présidé par Pierre Pagesse), en a appelé à une intervention des Etats et notamment du G20 pour réguler les marchés internationaux. Un retour du politique, donc, qui devra s'appuyer sur des outils de connaissance des marchés, voire de stockage.
Dans un marché de plus en plus international et en croissance, « il n'y a pas de coopérative laitière à la taille critique », a regretté René Mauget, professeur à l'Essec. Celui qui est aussi un ancien producteur de lait, a souligné l'enjeu pour le secteur coopératif dans les prochaines années : créer des alliances et des partenariats pour peser face à la grande distribution, investir, innover et se développer à l'international. Des propos repris par Philippe Raoult pour qui, malgré tout, « la taille critique dépend du marché visé ». Le Délégué interministériel aux industries agroalimentaires soulignait ainsi les valorisations permises, dans ce secteur, par les appellations d'origine ou les innovations technologiques.

Resserrer les liens avec les adhérents


Alors qu'aujourd'hui les coopératives se préparent à la fin des quotas sur le terrain, Jean-Marc Bournigal, représentant le ministre de l'Agriculture, a rappelé que les coopératives avaient « jusqu'au 1er juillet pour mettre vos statuts en conformité avec la loi de modernisation agricole et signer les contrats avec vos adhérents ». Dominique Chargé, président de la FNCL, a reconnu que si la contractualisation « aide à dépoussiérer quelques statuts et règlements intérieurs anciens », elle doit aussi être l'occasion de ré-impliquer les coopérateurs dans leurs outils. Et de rappeler au passage l'incompatibilité entre adhésion à une coopérative et celle à une organisation de producteurs (OP) extérieure.
L'instauration d'une nouvelle gouvernance est l’un des éléments du projet stratégique de la FNCL, qui voit dans les volumes et prix différenciés, un moyen pour les coopératives de se placer dans la course de la croissance mondiale, de regagner en compétitivité, tout en conservant la règle de l'apport total. « Capter une partie de la croissance mondiale et conserver les valorisations intérieures, rechercher les complémentarités entre les territoires », tel est pour le président de la FNCL l'enjeu d'une politique de filière à moyen terme. Enfin, la Fédération se félicite de la création des bassins laitiers par les pouvoirs publics, apportant à la fois souplesse dans la gestion des quotas et implication des entreprises dans les politiques territoriales.

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