« Deux méthodes pour raisonner l’apport d’azote »
Bien que l’oléagineux soit une culture économe en intrants, une fertilisation azotée mal ajustée peut pénaliser le rendement comme la teneur en huile. Un pilotage optimal se base sur la technique du bilan et l’outil Héliotest.
Les besoins en azote du tournesol sont modérés, comparés à d’autres grandes cultures. Ils sont proportionnels au rendement à raison de 4,5 unités absorbées par quintal produit. Ainsi, pour un objectif de rendement de 30 q/ha, la plante mobilisera environ 135 unités d’azote. Une part importante de cet azote provient directement du sol, via la minéralisation de la matière organique, les reliquats azotés en sortie d’hiver ou encore les restitutions du précédent cultural. Un apport d’azote peut compléter les fournitures du sol si nécessaire. Attention cependant aux effets indésirables des éventuels excès allant d’une végétation trop développée, à une sensibilité accrue à la verse, voire à une baisse de la teneur en huile des graines. À l’inverse, une carence précoce limite le développement du capitule et donc le rendement final. « Deux méthodes existent pour piloter l’azote », affirme Louis-Marie Allard, expert Terres Inovia. La première méthode est celle du bilan. Elle prend en compte les reliquats au semis et l’objectif de rendement.Voir tableau 1 : La méthode du bilan prend en compte les reliquats au semis et les objectifs de rendement.Un outil mis au point par...
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