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Inrae

Difficile de s’adapter au changement climatique

Les aléas climatiques perturbent le cycle « normal » de la végétation avec des répercussions sur le rendement des productions et donc sur le revenu des agriculteurs. L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) tente de trouver des solutions pratiques pour s’adapter à cet enjeu à la fois écologique et économique.

Par Christophe Soulard

« Les floraisons ont deux à trois semaines d’avance », a expliqué, lors d’une visioconférence le 20 mars, Inaki Garcia de Cortazar-Atauri, agronome à l’Inrae d’Avignon. La faute revient en partie à une « anomalie positive » de +2°C en moyenne qui avance le cycle de floraison. En fait, le site AgroMetInfo a repéré que ces écarts de températures par rapport aux normales pouvaient varier, selon les régions de +0,2°C à +2,6°C. Les plus grands écarts se retrouvent notamment dans la moitié nord de la France sur une ligne de Bordeaux à Lyon avec des zones assez touchées comme la Bourgogne, le Centre-Val-de-Loire et le Sud du Bassin parisien. Cette floraison est un vrai marqueur climatique, a indiqué la chercheuse en phénologie Bénédicte Wenden de l’Inrae-Bordeaux. L’hiver a été particulièrement doux et pluvieux à l’image des hivers que l’on connaît depuis une bonne douzaine d’années. Ce qui fait que de nombreuses espèces fruitières sont sorties de leur dormance hivernale et ont commencé à fleurir. Cependant aussi bien les scientifiques que les agriculteurs se méfient de ces floraisons précoces car les périodes de gel (qui n’ont rien de tardives puisque l’hiver climatologique n’est p...

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