Sicagieb
Diversifier les débouchés
La Sicagieb a tenu son assemblée générale, le FF décembre dernier à Saint-Léopardin-d'Augy dans l'Allier. L'occasion de revenir sur le bilan de l'année écoulée pour ce groupement de producteurs qui compte plusieurs adhérents dans notre département, sur les frontières ouest notamment.
« Depuis la dernière assemblée générale, beaucoup de choses se sont passées ; le contexte international de consommation et de production de viande bovine a totalement changé en un an », faisait observer dès le début de l'assemblée générale de la Sicagieb Maurice Chopin, son président, pour qui « une lueur d’espoir se dessine enfin pour la filière bovine ». Et ce dernier de poursuivre : « dans ce contexte mondial, en pleine évolution, les perspectives d’avenir pour l’élevage allaitant semblent encourageantes, le marché export devient désormais structurellement porteur. Le bouleversement des grands équilibres mondiaux s’accélère. L’accession d’un certain nombre de pays à un niveau de vie leur permettant de développer leur consommation de viande offre de nouveaux marchés.
Les grands pays producteurs, comme l’Argentine, le Brésil ou l’Australie, ont vu leurs prix doubler en un an. Ils sont aujourd’hui au niveau des prix européens ! ».
Quant aux pays du Maghreb, au Liban et à la Turquie, lesquels se servaient traditionnellement auprès de l'Argentine, de l'Australie et du Brésil, ils se retournent aujourd’hui de plus en plus vers l’Europe, et principalement vers la France.
« Dans ce contexte, et dans le seul souci d’une valorisation optimale de la production de ses adhérents, Sicagieb est resté très réactif et a mis en place une politique forte pour pouvoir réaliser des exportations d’animaux vers ces nouveaux pays. De plus, des expéditions sur la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et l’Ukraine se sont déroulées au cours de l’exercice. On ne raisonne donc plus "Europe", mais "Mondial" », précisait pour sa part Joël Auzelle, le directeur, dans son rapport commercial, estimant toutefois que, pour les prochaines années, le client majeur devrait demeurer l’Italie. Le groupement exporte également chaque semaine des broutards (mâles ou femelles) à destination de l'Espagne. Il s’agit d’animaux d’un poids inférieur à 300 kg. Il est également à noter qu'un dispositif a été mis en place pour éviter tous risques d’impayés sur les nouveaux débouchés à l’exportation.
Une nouvelle dynamique
La Sicagieb et les Ets Puigrenier, basés à Montluçon, ont noué des relations commerciales depuis de nombreuses années et, au cours du dernier exercice, ils ont mis en place des démarches de partenariat, se félicitait Hervé Puigrenier, PDG de l’entreprise.
Un premier contrat de "génisses primeurs" a ainsi été signé le 6 mai 2011 entre la Sicagieb et les Ets Puigrenier, lesquels ont eux-mêmes contractualisés avec leurs clients de la restauration commerciale et de la grande distribution.
Ce contrat s’appuie sur un cahier des charges défini : un prix pivot est négocié une fois par an avec une fourchette de plus ou moins 15 centimes d’euro autour de ce prix. Ce mécanisme permet de rester connecté au marché tout en sécurisant le prix à l'adhérent. Par ailleurs, Maurice Chopin informait que le conseil d’administration du groupement avait décidé d’accorder une prime de contractualisation versée sur ses fonds propres.
Ces contrats de production permettent une sécurisation du prix d’achat à l’adhérent par la prise en compte du coût de production.
La volonté de la Sicagieb est d’aboutir à la mise en place - dès 2012 - de plusieurs formules de contractualisation avec les Ets Puigrenier et cela pour d’autres catégories d’animaux. Un soutien financier du groupement est actuellement à l’étude.
Dans un autre segment de marché, la Sicagieb adhère depuis le 1er septembre 2010 à Union Bio. Tous les animaux sont abattus sur le pôle Bio de Montluçon et une forte dynamique s’installe actuellement avec l’arrivée de nombreux éleveurs. La politique de soutien à la planification reste une base conductrice pour 2012.
Les dirigeants de la Sicagieb ont insisté tour à tour sur la nouvelle dynamique d’organisation au sein du groupement, laquelle se traduit par une augmentation importante de l’activité commerciale. Le conseil d’administration a ainsi travaillé à un nouveau schéma d’organisation de la filière au sein du groupement en poursuivant deux axes principaux de travail :
- le développement
- et la valorisation des débouchés.
« Un développement régulier et maîtrisé reste l’objectif pour les exercices à venir », souligne Gérard Chassot, vice-président. Cette augmentation d’activité importante a permis à Sicagieb d’être beaucoup plus sélectif dans les tris et de mieux répondre aux besoins des clients des différents pays et des abattoirs, et par conséquent de mieux valoriser les animaux.
Les grands pays producteurs, comme l’Argentine, le Brésil ou l’Australie, ont vu leurs prix doubler en un an. Ils sont aujourd’hui au niveau des prix européens ! ».
Quant aux pays du Maghreb, au Liban et à la Turquie, lesquels se servaient traditionnellement auprès de l'Argentine, de l'Australie et du Brésil, ils se retournent aujourd’hui de plus en plus vers l’Europe, et principalement vers la France.
« Dans ce contexte, et dans le seul souci d’une valorisation optimale de la production de ses adhérents, Sicagieb est resté très réactif et a mis en place une politique forte pour pouvoir réaliser des exportations d’animaux vers ces nouveaux pays. De plus, des expéditions sur la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et l’Ukraine se sont déroulées au cours de l’exercice. On ne raisonne donc plus "Europe", mais "Mondial" », précisait pour sa part Joël Auzelle, le directeur, dans son rapport commercial, estimant toutefois que, pour les prochaines années, le client majeur devrait demeurer l’Italie. Le groupement exporte également chaque semaine des broutards (mâles ou femelles) à destination de l'Espagne. Il s’agit d’animaux d’un poids inférieur à 300 kg. Il est également à noter qu'un dispositif a été mis en place pour éviter tous risques d’impayés sur les nouveaux débouchés à l’exportation.
Une nouvelle dynamique
La Sicagieb et les Ets Puigrenier, basés à Montluçon, ont noué des relations commerciales depuis de nombreuses années et, au cours du dernier exercice, ils ont mis en place des démarches de partenariat, se félicitait Hervé Puigrenier, PDG de l’entreprise.
Un premier contrat de "génisses primeurs" a ainsi été signé le 6 mai 2011 entre la Sicagieb et les Ets Puigrenier, lesquels ont eux-mêmes contractualisés avec leurs clients de la restauration commerciale et de la grande distribution.
Ce contrat s’appuie sur un cahier des charges défini : un prix pivot est négocié une fois par an avec une fourchette de plus ou moins 15 centimes d’euro autour de ce prix. Ce mécanisme permet de rester connecté au marché tout en sécurisant le prix à l'adhérent. Par ailleurs, Maurice Chopin informait que le conseil d’administration du groupement avait décidé d’accorder une prime de contractualisation versée sur ses fonds propres.
Ces contrats de production permettent une sécurisation du prix d’achat à l’adhérent par la prise en compte du coût de production.
La volonté de la Sicagieb est d’aboutir à la mise en place - dès 2012 - de plusieurs formules de contractualisation avec les Ets Puigrenier et cela pour d’autres catégories d’animaux. Un soutien financier du groupement est actuellement à l’étude.
Dans un autre segment de marché, la Sicagieb adhère depuis le 1er septembre 2010 à Union Bio. Tous les animaux sont abattus sur le pôle Bio de Montluçon et une forte dynamique s’installe actuellement avec l’arrivée de nombreux éleveurs. La politique de soutien à la planification reste une base conductrice pour 2012.
Les dirigeants de la Sicagieb ont insisté tour à tour sur la nouvelle dynamique d’organisation au sein du groupement, laquelle se traduit par une augmentation importante de l’activité commerciale. Le conseil d’administration a ainsi travaillé à un nouveau schéma d’organisation de la filière au sein du groupement en poursuivant deux axes principaux de travail :
- le développement
- et la valorisation des débouchés.
« Un développement régulier et maîtrisé reste l’objectif pour les exercices à venir », souligne Gérard Chassot, vice-président. Cette augmentation d’activité importante a permis à Sicagieb d’être beaucoup plus sélectif dans les tris et de mieux répondre aux besoins des clients des différents pays et des abattoirs, et par conséquent de mieux valoriser les animaux.