ELVEA FC accompagne les éleveurs
La sortie des bovins au pâturage marque le retour d’une pression parasitaire accrue. Mais les stratégies évoluent : face aux résistances et aux enjeux économiques, il ne s’agit plus d’éradiquer les parasites, mais de piloter leur présence.
L’herbe jeune est appétente, riche en azote soluble et en potassium, mais souvent déficitaire en magnésium, phosphore, sodium et oligo-éléments (zinc, sélénium notamment). Ce déséquilibre est encore plus marqué dans les prairies dominées par les graminées.Pour des vaches laitières à forts niveaux de production, ces insuffisances peuvent rapidement se traduire par des troubles métaboliques, une baisse de performances ou des problèmes de reproduction.Mise à l’herbe : une période à risqueLa transition entre ration hivernale et herbe pâturée constitue un moment clé. L’herbe jeune, très digestible mais laxative, modifie rapidement le fonctionnement ruminal. Associée à des apports élevés en potassium, elle perturbe l’absorption du magnésium.Résultat : le risque de tétanie d’herbage augmente, parfois de manière brutale. Cette pathologie, liée à un déficit en magnésium, peut entraîner des troubles nerveux sévères, voire la mort de l’animal.Pour sécuriser cette phase, deux leviers sont essentiels : d’abord une transition progressive vers le pâturage, mais aussi une complémentation adaptée en magnésium, via des CMV, pierres ou seaux à lécher, voire des bolus.Com...
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