Elevage bovin
Entre incompréhension et colère
C'est peu dire que l'incompréhension et la colère règnent chez les éleveurs bovins. Il y a certes les dossiers de fond qui mobilisent les responsables de la FNB, mais pour que ces derniers servent à quelque chose faudrait-il encore que les éleveurs parviennent à passer le court terme. Et là, les pouvoirs publics français et européens sont aux "abonnés absents". C'est intolérable !
Face à la crise qui menace tout un secteur de production, la Fédération nationale bovine poursuit sa mobilisation pour obtenir des évolutions structurelles indispensables :
- transparence des transactions avec la généralisation de la machine à classer ;
- réforme des cotations entrée abattoir pour de réels indicateurs représentatifs de la situation des marchés et des prix ;
- renforcement de l’exportation sur pays-tiers ;
- projet de contractualisation fondé sur un indicateur de coût de production dont le bureau de la FNB a fixé les modalités, et qui permettrait de donner enfin une rentabilité à la production et de favoriser l’adéquation offre-demande ;
- action pour un regroupement de l’offre mise en marché par les organisations de producteurs, avec une meilleure gestion des volumes et une stratégie commune de valorisation des produits des éleveurs.
Des questions en suspens...
Mais ces efforts, ces leviers ne produiront leurs effets qu’à moyen terme et d’ici là, c’est toute une profession qui est en péril, avec l’urgence de gérer des trésoreries exsangues. Les capacités de recours aux crédits fournisseurs sont épuisées, les banques jouent l’immobilisme.
Pire, cette crise de la production viande bovine perdure dans l’indifférence générale de la part des pouvoirs publics français et communautaires. Mis à part les discours et effets de manches, les éleveurs ne voient rien venir. Où en est la demande d’une aide exceptionnelle européenne formulée par la FNSEA et la FNB au ministre ? Où en est la demande d’une mesure de gestion de marché (hausse des restitutions sur les bovins vivants) pour un secteur qui demeure le seul à n’avoir bénéficié d’aucune disposition de Bruxelles ? Où en sont les mesures devant être prises pour améliorer la compétitivité de la filière (réduction des surcoûts) et des élevages (entre autres "plantage" du dossier photovoltaïque en bâtiments d’élevage…) ?
Quant à la position de la grande distribution, elle est intolérable. Les GMS pressurent les producteurs avec, entre les deux, des entreprises d’aval qui sauvegardent leurs marges. Ces mêmes GMS qui pratiquent une politique incompréhensible d’évolution des prix : hausse sur certains produits, refus sur d’autres dont la viande bovine...
Il faut des prix pour les éleveurs, pour faire vivre cette production et lui conserver un avenir. Si ni les pouvoirs publics, ni l’aval de la filière et la distribution ne veulent en tenir compte, les éleveurs sauront de nouveau se mobiliser par l’action syndicale. Il ne sera plus temps alors de se demander ce qui arrive et pourquoi !
- transparence des transactions avec la généralisation de la machine à classer ;
- réforme des cotations entrée abattoir pour de réels indicateurs représentatifs de la situation des marchés et des prix ;
- renforcement de l’exportation sur pays-tiers ;
- projet de contractualisation fondé sur un indicateur de coût de production dont le bureau de la FNB a fixé les modalités, et qui permettrait de donner enfin une rentabilité à la production et de favoriser l’adéquation offre-demande ;
- action pour un regroupement de l’offre mise en marché par les organisations de producteurs, avec une meilleure gestion des volumes et une stratégie commune de valorisation des produits des éleveurs.
Des questions en suspens...
Mais ces efforts, ces leviers ne produiront leurs effets qu’à moyen terme et d’ici là, c’est toute une profession qui est en péril, avec l’urgence de gérer des trésoreries exsangues. Les capacités de recours aux crédits fournisseurs sont épuisées, les banques jouent l’immobilisme.
Pire, cette crise de la production viande bovine perdure dans l’indifférence générale de la part des pouvoirs publics français et communautaires. Mis à part les discours et effets de manches, les éleveurs ne voient rien venir. Où en est la demande d’une aide exceptionnelle européenne formulée par la FNSEA et la FNB au ministre ? Où en est la demande d’une mesure de gestion de marché (hausse des restitutions sur les bovins vivants) pour un secteur qui demeure le seul à n’avoir bénéficié d’aucune disposition de Bruxelles ? Où en sont les mesures devant être prises pour améliorer la compétitivité de la filière (réduction des surcoûts) et des élevages (entre autres "plantage" du dossier photovoltaïque en bâtiments d’élevage…) ?
Quant à la position de la grande distribution, elle est intolérable. Les GMS pressurent les producteurs avec, entre les deux, des entreprises d’aval qui sauvegardent leurs marges. Ces mêmes GMS qui pratiquent une politique incompréhensible d’évolution des prix : hausse sur certains produits, refus sur d’autres dont la viande bovine...
Il faut des prix pour les éleveurs, pour faire vivre cette production et lui conserver un avenir. Si ni les pouvoirs publics, ni l’aval de la filière et la distribution ne veulent en tenir compte, les éleveurs sauront de nouveau se mobiliser par l’action syndicale. Il ne sera plus temps alors de se demander ce qui arrive et pourquoi !