Et si le vin redevenait une expérience accessible ?
Le 12 mars à Mercurey, face à un public mêlant apprentis en formation au Cifa Lameloise, enseignants et professionnels du vin, Franck Thomas n’a pas simplement parlé de vin. Il a bousculé des habitudes. Remis en cause des réflexes. Et, surtout, ouvert une porte : celle d’une dégustation plus libre, plus humaine, plus accessible.
« C’est déstabilisant parce qu’on débranche complètement l’analyse technique », observe le chef sommelier du Greuze à Tournus, Raphaël Margerit, habitué à une approche plus codifiée depuis sa formation initiale jusqu'au restaurant étoilé de Yohann Chapuis. « J’étais vraiment dans un souvenir, pas du tout dans le cépage ou la technique », raconte comme projetée ailleurs, Sandrine Camus, responsable formation Cifa Lameloise, elle qui habite Mercurey et est habituée à des descriptions "techniques".« Je comprends pas nécessairement… c’est déstabilisant », confie d'ailleurs, un peu dérouté mais curieux, un professeur de l'établissement lors de l’exercice.Pourtant, meilleur Sommelier d’Europe, meilleur Ouvrier de France, Franck Thomas connaît parfaitement les codes de plusieurs types de dégustation. Mais c’est justement depuis cette maîtrise qu’il s’éloigne aujourd’hui du standard enseigné. « J’ai été très technique. Trop technique », reconnaît-il avec recul.Sortir du carcan techniqueDans les métiers du vin, la dégustation repose souvent sur un triptyque bien connu : œil, nez, bouche. Un langage codifié, précis, mais parfois...
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