Sécheresse
Etat d’urgence...
La situation exceptionnelle de sécheresse pourrait porter un coup fatal
à de nombreuses exploitations bovin viande, estime la Fédération nationale bovine (FNB). Les éleveurs en crise de revenu, depuis maintenant plus de
quatre ans, sont dans l’incapacité d’acheter des volumes
considérables de fourrages. Et cela d’autant plus si les prix ne seront
pas contenus...
à de nombreuses exploitations bovin viande, estime la Fédération nationale bovine (FNB). Les éleveurs en crise de revenu, depuis maintenant plus de
quatre ans, sont dans l’incapacité d’acheter des volumes
considérables de fourrages. Et cela d’autant plus si les prix ne seront
pas contenus...
Aussi, la FNB considère-t-elle que les mesures annoncées (jachère, avance PMTVA au 16 octobre prochain) sont largement insuffisantes. Et de redouter une décapitalisation d’au moins 10 % des vaches allaitantes, des sorties anticipées des animaux d’engraissement et donc un probable effondrement généralisé des cours. Le marché des broutards pourrait être touché avec la mise sur le marché anticipée de jeune animaux et la réduction des achats pour l’engraissement, notamment dans le grand Ouest de la France.
C’est pourquoi la FNB requiert sans tarder « un plan exceptionnel élevage », à savoir un allègement des trésoreries avec un rapport des annuités de remboursement en fin de tableau, une prise en charge des cotisations MSA, une exonération de la TFNB et des prêts à taux zéro en attente des versements calamités dont la procédure de reconnaissance doit être accélérée. Elle demande également à la Commission européenne l’ouverture d’une intervention publique exceptionnelle sur les femelles et les broutards pour stocker l’afflux et maintenir les cours.
Enfin, elle appelle aussi à des adaptations réglementaires pour donner aux éleveurs quelques marges de manœuvre et de bon sens sur la durée de détention des animaux, le retournement des prairies, l’assouplissement des règles de chargement PHAE et ICHN.
La capacité de résistance des élevages sera enfin déterminée par le niveau des prix des bovins sur les marchés. La FNB appelle à toute mesure renforçant l’exportation (hausse des restitutions, ouverture de nouveaux débouchés). En parallèle, la hausse des prix d’achat par l’aval (GMS, abatteurs) doit s’appliquer sans délai, pour rattraper l’explosion des charges et coûts de production supportée par les éleveurs.
Il y a urgence...
C’est pourquoi la FNB requiert sans tarder « un plan exceptionnel élevage », à savoir un allègement des trésoreries avec un rapport des annuités de remboursement en fin de tableau, une prise en charge des cotisations MSA, une exonération de la TFNB et des prêts à taux zéro en attente des versements calamités dont la procédure de reconnaissance doit être accélérée. Elle demande également à la Commission européenne l’ouverture d’une intervention publique exceptionnelle sur les femelles et les broutards pour stocker l’afflux et maintenir les cours.
Enfin, elle appelle aussi à des adaptations réglementaires pour donner aux éleveurs quelques marges de manœuvre et de bon sens sur la durée de détention des animaux, le retournement des prairies, l’assouplissement des règles de chargement PHAE et ICHN.
La capacité de résistance des élevages sera enfin déterminée par le niveau des prix des bovins sur les marchés. La FNB appelle à toute mesure renforçant l’exportation (hausse des restitutions, ouverture de nouveaux débouchés). En parallèle, la hausse des prix d’achat par l’aval (GMS, abatteurs) doit s’appliquer sans délai, pour rattraper l’explosion des charges et coûts de production supportée par les éleveurs.
Il y a urgence...