Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Emilie Jeannin

« Etre plus autonome »

Jeune agricultrice installée en polyculture élevage à Beurizot (21),
Emilie Jeannin a intégré la formation comme un élément essentiel de
l’amélioration de ses pratiques d’élevage. Elle se forme pour apprendre,
comprendre et devenir à chaque étape un peu plus autonome.
Par Publié par Cédric Michelin
121242--2465_Emilie_Jeannin.jpg
Emilie Jeannin est une jeune femme pressée… pressée et « surbookée », un œil sur le portable et l’autre pour veiller à la bonne marche de l’exploitation et au confort de sa famille, puisqu’elle est aussi mère de deux enfants. Et pourtant elle ne rate aucun des rendez-vous de formation qu’elle s’est fixée. Depuis qu’elle a repris l’exploitation familiale dans l’urgence, sans y avoir été vraiment préparée, la formation est devenue l’un des pivots du développement de son activité agricole. « J’ai toujours abordé la formation comme une réponse à un questionnement précis » explique-t-elle. Pragmatique, elle précise que son temps est compté et qu’elle « sélectionne donc en priorité les thèmes qui la font évoluer dans ses pratiques ». Depuis sa première formation, au temps où la FCO et ses conséquences sanitaires l’ont amené à s’interroger sur de nouvelles orientations, jusqu’à aujourd’hui, ses choix en matière de formation ont toujours eu le même objectif : « satisfaire ma quête d’autonomie, me former pour apprendre, pour comprendre et aborder de nouvelles techniques au travers de formations qui collent au terrain et à mes besoins ».
Emilie Jeannin suit régulièrement des stages de formation avec le Sedarb, ou bien elle sélectionne sur le site de Vivéa les thèmes qui l’intéressent. S’engager dans un parcours de formation c’est aussi pour elle « l’assurance de bénéficier de conseils désintéressés et de s’affranchir d’une information à visée plus commerciale ». Jusqu’à présent elle a toujours trouvé une réponse à chacun de ses besoins spécifiques. C’est ainsi qu’elle a affiné la conduite de son élevage, approfondi des techniques alternatives comme l’homéopathie, assuré le renforcement de l’immunité naturelle de ses bovins. Elle apprécie tout particulièrement le fait que « chaque formation ouvre de nouveaux horizons ce qui permet aux membres du groupe de participer à l’élaboration de nouveaux contenus et d’un calendrier qui collent à leurs besoins ».
Même s’il n’est pas toujours facile de concilier formation, vie professionnelle et vie familiale, le temps consacré à se former prend toute son importance dès lors que l’on considère comme elle que « la formation est un outil de travail à part entière ». Ainsi, quand elle s’est aperçue que sans l’aide de plusieurs paires de bras, la manipulation d’un troupeau de bovins posait quelques problèmes, elle a suivi une formation « Chien de troupeau ». Au final, elle travaille aujourd’hui seule avec ses deux chiens : « pour le tri des animaux, je prends un chien et c’est parti ! L’utilisation des chiens a révolutionné le travail sur la ferme et m’a rendue beaucoup plus autonome ». Une autonomie qu’elle renforce un peu plus à chaque formation, grâce à l’acquisition de nouvelles compétences.