En bovins lait
Eviter le dérapage des coûts alimentaires
Comme en 2007-2008, l’amélioration du prix du lait incite à une nette reprise de la collecte, mais elle s’accompagne malheureusement à nouveau d’une flambée des prix des matières premières et de nouveaux dérapages sur les coûts alimentaires sont donc à craindre. Au vu des prix atteints à ce jour, cette nouvelle envolée des intrants pourrait se traduire par une hausse de +15 à +25 €/1.000 litres sur le coût de production 2011 des ateliers laitiers français. Pour en atténuer les effets, quelques recommandations s’imposent.
Les éleveurs suivis par les Réseaux d’élevage utilisent en moyenne 230 g de concentré par litre de lait produit, dont 75 % est acheté à l’extérieur. Selon la place qu’occupe le maïs fourrage dans l’alimentation des vaches, la nature de ces concentrés peut s’avérer très différente : beaucoup de correcteurs azotés à base de tourteaux de soja ou de colza dans les systèmes où le maïs est dominant, et à l’inverse beaucoup de concentrés énergétiques à base de céréales dans les systèmes herbagers.
Lorsque les prix des tourteaux et des céréales s’envolent de façon concomitante, comme c’est à nouveau le cas aujourd’hui, ce sont donc tous les ateliers laitiers français qui risquent d’en payer les conséquences.
Exposition à la volatilité du prix des intrants
Pour un même type de système fourrager, on observe des différences importantes entre élevages sur leur niveau de recours aux achats d’intrants (concentrés et fourrages, engrais, carburants, gaz et électricité).
Par exemple, en système maïs dominant de plaine, les élevages les plus économes en intrants (quartile inférieur sur le poids des achats d’intrants dans le coût de production hors charges supplétives) se situent en moyenne à 186 grammes de concentrés par litre et auto-produisent 28 % de ce qu’ils utilisent. A l’opposé, les moins économes consomment en moyenne 247 g/l et n’en auto-produisent en moyenne que 13 %. Compte-tenu du poids important des achats d’aliments dans le coût de production des ateliers, la flambée actuelle du prix des matières premières va ainsi forcément impacter plus fortement le revenu des élevages les moins autonomes.
A noter aussi que plus la part de maïs dans la SFP (surface fourragère principale) est importante, plus le poste achat d’engrais pèse lourd dans le coût de production des ateliers, alors que techniquement, les surfaces en maïs valorisent mieux les engrais de ferme que les surfaces en herbe.
Un impact potentiel de +15 à +25 €/1.000 litres
La sensibilité des ateliers laitiers français à une nouvelle envolée du prix des matières premières a été testée à partir des données de différents groupes d’élevages suivis dans le cadre des Réseaux d’élevage. Ces groupes ont été constitués selon leur niveau d’exposition à la volatilité du prix des intrants (part de maïs dans la SFP et poids des postes d’achat d’intrants dans le coût de production hors charges supplétives), et en tenant compte de leur situation en termes de zonage (plaine ou montagne).
Le graphique ci-dessous illustre l’ampleur de l’impact que l’on pourrait observer en moyenne entre 2010 et 2011 sur le coût de production du lait : +15 à +20 €/1.000 litres en plaine et +20 à +25 €/1.000 l en montagne.
Le différentiel d’augmentation des prix entre céréales et correcteurs azotés agit évidemment en défaveur des systèmes herbagers. Mais pour les ateliers les plus économes en intrants, l’impact de la conjoncture simulée pour 2011 reste inférieur à +15 €/1.000 l en plaine et +20 €/1.000 l en montagne, sans grande différence entre systèmes fourragers.
Par contre, pour les ateliers les moins économes en intrants, l’impact est potentiellement plus important dans les systèmes herbagers et pourrait se situer entre +15 à +25 €/1.000 l en plaine et +20 à +30 €/1.000 l en montagne.
Recommandations pratiques pour les mois à venir
1) Le pâturage
* Parvenir à une bonne gestion du pâturage et contrôler la hauteur d’herbe
Pour assurer une bonne valorisation de l’herbe pâturée, la mise à l’herbe nécessite une transition progressive entre le régime hivernal, à base de fourrages conservés plus ou moins riches en MS, et l’herbe jeune très aqueuse (15 % MS). Une transition trop rapide se traduit par un transit digestif trop rapide dans lequel l’herbe est mal valorisée. Les premiers jours, les vaches ne séjournent sur la pâture que quelques heures en milieu de journée, puis la journée entière, enfin nuit et jour lorsqu’il n’y a plus de risque de gelée. Durant la transition, qui dure au moins 2 semaines, les vaches continuent de recevoir les fourrages hivernaux lors des périodes de stabulation.
La sortie s’effectue le plus tôt possible, dès que le sol est portant ; le pâturage commence en pratique à une hauteur d’herbe de 9-10 cm (herbe à la cheville). Cette pratique permet d’utiliser une herbe feuillue de bonne valeur nutritive dès la mise à l’herbe, de favoriser le tallage et donc d’obtenir des repousses feuillues, enfin d’empêcher l’épiaison qui diminue la valeur alimentaire de l’herbe et éclaircit la prairie. L’alimentation concentrée est maintenue en début de transition ; elle est ajustée en fin de transition selon la part d’herbe dans la ration et la qualité de l’herbe.
* L’herbe jeune et feuillue couvre la production d’un troupeau à 25 kg de lait
Un troupeau à production laitière potentielle de 25 kg de lait, consommant de l’herbe pâturée sans complémentation avec une hauteur d’herbe en entrée de parcelle de 10 à 12 cm, et une hauteur d’herbe en sortie de 5,5 à 6 cm, a une ingestion moyenne de 16 à 18 kg MS/vache/jour. Ceci assure une production laitière de 25 kg de lait. Dans ce troupeau, les vaches ayant une production laitière supérieure consomment plus d’herbe et l’herbe pâturée leur assure un niveau de lait plus élevé.
* Le concentré au pâturage ? « A consommer avec modération », à cause des rendements marginaux faibles
Au pâturage, en conditions non limitantes (plus de 5,5 cm de hauteur d’herbe ; stade feuillu ; herbe non souillée), les vaches ont une capacité d’ingestion d’autant plus importante que leur potentiel de production est élevé. L’apport de concentré se substitue d’autant plus à de l’herbe, fourrage très ingestible, riche en énergie et en protéines, que le potentiel laitier de la vache est faible. L’apport de 1 kg de concentré au pâturage a une efficacité moyenne de 0,8 kg de lait.
L’efficacité du concentré au pâturage est forte dans le cas de hauteurs d’herbe en entrée de parcelle ≥ 12 cm (à l’herbomètre) et en sortie de parcelle ≤ 5 cm, parce que le concentré se substitue peu à l’herbe (S < 0,2). Dans les cas de hauteurs d’herbe en entrée < 12 cm et de sortie ≥ 6 cm, l’apport de concentré au pâturage est peu efficace parce qu’il se substitue fortement à l’herbe (S > 0,5).
* Le concentré au pâturage ? « Choisir un concentré énergétique, parce que l’herbe est riche en azote
L’herbe jeune et feuillue est un aliment riche en énergie et en azote. Si l’on veut apporter du concentré en complément du pâturage et parce que les aliments azotés sont chers, il faut choisir un aliment énergétique. Des céréales broyées ou aplaties conviennent. Ce concentré doit être réservé aux fortes productrices (> 28-30 kg lait) ou aux animaux en début de lactation. Cet apport sera effectué dans la limite de 2 à 3 kg par vache pour en optimiser l’usage.
* En cas de complémentation fourragère, assurer une transition et ajuster la correction azotée
En cas d’apport fourrager complémentaire après une période de plein pâturage, il est nécessaire d’assurer une transition pour permettre l’adaptation de la flore ruminale qui assurera la valorisation maximale de la ration fourragère. Selon le niveau d’introduction de complément fourrage, la transition durera de 5 à 10 jours.
Lorsque l’herbe pâturée constitue plus de la moitié de la ration, il n’est pas nécessaire de corriger le fourrage complémentaire en azote. Celui apporté en excédent par l’herbe assure la correction. Avec un apport de maïs ensilage supérieur à une demi-ration, celui-ci sera corrigé en azote, par exemple avec 150 g de tourteau de colza au printemps et 200 g de tourteau de colza avec de l’herbe d’été.
2) La récolte de fourrages conservés
Il est évidemment difficile de prévoir la qualité de récolte des fourrages. Il paraît cependant important de rappeler que plus les fourrages sont récoltés proches du stade optimum moins ils nécessiteront de complémentation en énergie voire en azote. En particulier, pour l’herbe récoltée sous forme ensilée, enrubannée ou fanée. Il ne s’agit pas de prédire la météo, mais de voir si a priori un regard sur son parcellaire et l’organisation du travail peut améliorer le stade de récolte et les conditions de stockage. Des éléments d’amélioration possible, selon les situations : viser le stade de fauche optimal en observant les prairies concernées, combiner entre elles les différentes formes de récolte de l’herbe pour en étaler la récolte, réviser la taille des chantiers, confectionner des silos fermés dans la journée, assurer l’étanchéité des silos pour une bonne qualité de conservation, …
3) N’engraisser que les vaches qui le méritent
L’objectif est d’abattre des vaches à une note d’état corporel de 3. Les vaches destinées à la réforme ayant une note de 2,5 ou plus n’ont donc pas besoin d’être mises en finition. Celles qui sont plus maigres, avec un état compris entre 1 et 2, sont mises en engraissement. Pour passer d’un état initial de 2 à 3 (gain de 60 kg de poids vif) sur vache Prim’Holstein, il faut compter utiliser durant 55 jours :
* avec une ration d’ensilage de maïs, 1,7 kg de tourteau de colza,
* avec une ration à base d’ensilages de maïs et d’herbe, 0,8 kg de tourteau de colza,
* avec un régime d’ensilage d’herbe de prairie permanente, 2 à 4 kg de céréales selon la qualité de l’herbe.
Les vaches jeunes sont plus faciles à remettre en état que celles plus âgées, qui vont aussi faire plus rapidement du gras.
Lorsque les prix des tourteaux et des céréales s’envolent de façon concomitante, comme c’est à nouveau le cas aujourd’hui, ce sont donc tous les ateliers laitiers français qui risquent d’en payer les conséquences.
Exposition à la volatilité du prix des intrants
Pour un même type de système fourrager, on observe des différences importantes entre élevages sur leur niveau de recours aux achats d’intrants (concentrés et fourrages, engrais, carburants, gaz et électricité).
Par exemple, en système maïs dominant de plaine, les élevages les plus économes en intrants (quartile inférieur sur le poids des achats d’intrants dans le coût de production hors charges supplétives) se situent en moyenne à 186 grammes de concentrés par litre et auto-produisent 28 % de ce qu’ils utilisent. A l’opposé, les moins économes consomment en moyenne 247 g/l et n’en auto-produisent en moyenne que 13 %. Compte-tenu du poids important des achats d’aliments dans le coût de production des ateliers, la flambée actuelle du prix des matières premières va ainsi forcément impacter plus fortement le revenu des élevages les moins autonomes.
A noter aussi que plus la part de maïs dans la SFP (surface fourragère principale) est importante, plus le poste achat d’engrais pèse lourd dans le coût de production des ateliers, alors que techniquement, les surfaces en maïs valorisent mieux les engrais de ferme que les surfaces en herbe.
Un impact potentiel de +15 à +25 €/1.000 litres
La sensibilité des ateliers laitiers français à une nouvelle envolée du prix des matières premières a été testée à partir des données de différents groupes d’élevages suivis dans le cadre des Réseaux d’élevage. Ces groupes ont été constitués selon leur niveau d’exposition à la volatilité du prix des intrants (part de maïs dans la SFP et poids des postes d’achat d’intrants dans le coût de production hors charges supplétives), et en tenant compte de leur situation en termes de zonage (plaine ou montagne).
Le graphique ci-dessous illustre l’ampleur de l’impact que l’on pourrait observer en moyenne entre 2010 et 2011 sur le coût de production du lait : +15 à +20 €/1.000 litres en plaine et +20 à +25 €/1.000 l en montagne.
Le différentiel d’augmentation des prix entre céréales et correcteurs azotés agit évidemment en défaveur des systèmes herbagers. Mais pour les ateliers les plus économes en intrants, l’impact de la conjoncture simulée pour 2011 reste inférieur à +15 €/1.000 l en plaine et +20 €/1.000 l en montagne, sans grande différence entre systèmes fourragers.
Par contre, pour les ateliers les moins économes en intrants, l’impact est potentiellement plus important dans les systèmes herbagers et pourrait se situer entre +15 à +25 €/1.000 l en plaine et +20 à +30 €/1.000 l en montagne.
Recommandations pratiques pour les mois à venir
1) Le pâturage
* Parvenir à une bonne gestion du pâturage et contrôler la hauteur d’herbe
Pour assurer une bonne valorisation de l’herbe pâturée, la mise à l’herbe nécessite une transition progressive entre le régime hivernal, à base de fourrages conservés plus ou moins riches en MS, et l’herbe jeune très aqueuse (15 % MS). Une transition trop rapide se traduit par un transit digestif trop rapide dans lequel l’herbe est mal valorisée. Les premiers jours, les vaches ne séjournent sur la pâture que quelques heures en milieu de journée, puis la journée entière, enfin nuit et jour lorsqu’il n’y a plus de risque de gelée. Durant la transition, qui dure au moins 2 semaines, les vaches continuent de recevoir les fourrages hivernaux lors des périodes de stabulation.
La sortie s’effectue le plus tôt possible, dès que le sol est portant ; le pâturage commence en pratique à une hauteur d’herbe de 9-10 cm (herbe à la cheville). Cette pratique permet d’utiliser une herbe feuillue de bonne valeur nutritive dès la mise à l’herbe, de favoriser le tallage et donc d’obtenir des repousses feuillues, enfin d’empêcher l’épiaison qui diminue la valeur alimentaire de l’herbe et éclaircit la prairie. L’alimentation concentrée est maintenue en début de transition ; elle est ajustée en fin de transition selon la part d’herbe dans la ration et la qualité de l’herbe.
* L’herbe jeune et feuillue couvre la production d’un troupeau à 25 kg de lait
Un troupeau à production laitière potentielle de 25 kg de lait, consommant de l’herbe pâturée sans complémentation avec une hauteur d’herbe en entrée de parcelle de 10 à 12 cm, et une hauteur d’herbe en sortie de 5,5 à 6 cm, a une ingestion moyenne de 16 à 18 kg MS/vache/jour. Ceci assure une production laitière de 25 kg de lait. Dans ce troupeau, les vaches ayant une production laitière supérieure consomment plus d’herbe et l’herbe pâturée leur assure un niveau de lait plus élevé.
* Le concentré au pâturage ? « A consommer avec modération », à cause des rendements marginaux faibles
Au pâturage, en conditions non limitantes (plus de 5,5 cm de hauteur d’herbe ; stade feuillu ; herbe non souillée), les vaches ont une capacité d’ingestion d’autant plus importante que leur potentiel de production est élevé. L’apport de concentré se substitue d’autant plus à de l’herbe, fourrage très ingestible, riche en énergie et en protéines, que le potentiel laitier de la vache est faible. L’apport de 1 kg de concentré au pâturage a une efficacité moyenne de 0,8 kg de lait.
L’efficacité du concentré au pâturage est forte dans le cas de hauteurs d’herbe en entrée de parcelle ≥ 12 cm (à l’herbomètre) et en sortie de parcelle ≤ 5 cm, parce que le concentré se substitue peu à l’herbe (S < 0,2). Dans les cas de hauteurs d’herbe en entrée < 12 cm et de sortie ≥ 6 cm, l’apport de concentré au pâturage est peu efficace parce qu’il se substitue fortement à l’herbe (S > 0,5).
* Le concentré au pâturage ? « Choisir un concentré énergétique, parce que l’herbe est riche en azote
L’herbe jeune et feuillue est un aliment riche en énergie et en azote. Si l’on veut apporter du concentré en complément du pâturage et parce que les aliments azotés sont chers, il faut choisir un aliment énergétique. Des céréales broyées ou aplaties conviennent. Ce concentré doit être réservé aux fortes productrices (> 28-30 kg lait) ou aux animaux en début de lactation. Cet apport sera effectué dans la limite de 2 à 3 kg par vache pour en optimiser l’usage.
* En cas de complémentation fourragère, assurer une transition et ajuster la correction azotée
En cas d’apport fourrager complémentaire après une période de plein pâturage, il est nécessaire d’assurer une transition pour permettre l’adaptation de la flore ruminale qui assurera la valorisation maximale de la ration fourragère. Selon le niveau d’introduction de complément fourrage, la transition durera de 5 à 10 jours.
Lorsque l’herbe pâturée constitue plus de la moitié de la ration, il n’est pas nécessaire de corriger le fourrage complémentaire en azote. Celui apporté en excédent par l’herbe assure la correction. Avec un apport de maïs ensilage supérieur à une demi-ration, celui-ci sera corrigé en azote, par exemple avec 150 g de tourteau de colza au printemps et 200 g de tourteau de colza avec de l’herbe d’été.
2) La récolte de fourrages conservés
Il est évidemment difficile de prévoir la qualité de récolte des fourrages. Il paraît cependant important de rappeler que plus les fourrages sont récoltés proches du stade optimum moins ils nécessiteront de complémentation en énergie voire en azote. En particulier, pour l’herbe récoltée sous forme ensilée, enrubannée ou fanée. Il ne s’agit pas de prédire la météo, mais de voir si a priori un regard sur son parcellaire et l’organisation du travail peut améliorer le stade de récolte et les conditions de stockage. Des éléments d’amélioration possible, selon les situations : viser le stade de fauche optimal en observant les prairies concernées, combiner entre elles les différentes formes de récolte de l’herbe pour en étaler la récolte, réviser la taille des chantiers, confectionner des silos fermés dans la journée, assurer l’étanchéité des silos pour une bonne qualité de conservation, …
3) N’engraisser que les vaches qui le méritent
L’objectif est d’abattre des vaches à une note d’état corporel de 3. Les vaches destinées à la réforme ayant une note de 2,5 ou plus n’ont donc pas besoin d’être mises en finition. Celles qui sont plus maigres, avec un état compris entre 1 et 2, sont mises en engraissement. Pour passer d’un état initial de 2 à 3 (gain de 60 kg de poids vif) sur vache Prim’Holstein, il faut compter utiliser durant 55 jours :
* avec une ration d’ensilage de maïs, 1,7 kg de tourteau de colza,
* avec une ration à base d’ensilages de maïs et d’herbe, 0,8 kg de tourteau de colza,
* avec un régime d’ensilage d’herbe de prairie permanente, 2 à 4 kg de céréales selon la qualité de l’herbe.
Les vaches jeunes sont plus faciles à remettre en état que celles plus âgées, qui vont aussi faire plus rapidement du gras.