Loups
« Faire baisser la pression »
La ministre de l’Ecologie a annoncé, le 27 juillet, qu’elle allait
ajuster le protocole Loup à l’expansion de la population du loup,
depuis un an notamment, et à la hausse du nombre des attaques sur les troupeaux.
Objectif : « faire baisser la pression sur les élevages »...
ajuster le protocole Loup à l’expansion de la population du loup,
depuis un an notamment, et à la hausse du nombre des attaques sur les troupeaux.
Objectif : « faire baisser la pression sur les élevages »...
A l’issue de sa rencontre avec des éleveurs et des élus des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence, le 27 juillet, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a décidé de faire évoluer le protocole Loup « vers un dispositif plus ajustable pour faire baisser la pression sur le pastoralisme ». Elle a reçu ces éleveurs et élus du Sud Est suite aux deux attaques dans la vallée de l’Ubaye (Alpes de Haute-Provence) survenues ces dernières semaines à Méolans-Revel et Enchastrayes. Elles ont provoqué la mort ou la disparition d’une centaine de moutons. Le nombre d’attaques a augmenté depuis deux ans et leur impact économique est important, en particulier pour les éleveurs engagés sous signe de qualité tel que le label "Agneau de Sisteron".
Ces annonces ministérielles constituent une première réponse aux demandes des représentants des éleveurs de brebis, notamment la FNSEA et la Fédération nationale ovine (FNO). Le 25 juillet, les deux organisations avaient demandé à la ministre de l’Ecologie qu’elle « mette en place des mesures concrètes de régulation du loup qui garantiront le maintien de l’activité pastorale sur l’ensemble du territoire et son exercice de façon pérenne ». Pour les éleveurs, la population de loups croît de façon « anarchique » et « les protocoles technocratiques destinés à le réguler sont totalement inefficaces ».
Procédure de défense simplifiée
La ministre a réaffirmé que le statut d’espèce protégé du loup - au titre de la Convention de Berne et de la Directive européenne Habitat - « ne s’opposait en aucune façon à la volonté ferme de l’Etat de diminuer la pression du loup sur les élevages ». Les différentes possibilités d’intervention contre le loup, prévues par l’arrêté du 9 mai 2011, étant « trop peu connues », Nathalie Kosciusko-Morizet demande aux préfets, avec l’appui de l’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), de « renforcer l’information et la formation des personnes habilitées à effectuer ces tirs », en l'occurrence les éleveurs, les bergers, les lieutenants de louveterie et les chasseurs.
Lors du prochain Groupe national Loup, le protocole sera ajusté à la réalité de l’expansion de la population de l'espèce, en étudiant la possibilité d’une « territorialisation » de l’application des tirs de défense. La hausse de la population du loup en France est estimée à +15 % entre 2010 et 2011, soit environ 190 individus de plus. Il s’agirait de permettre à l’ensemble des éleveurs situés dans une zone reconnue à risque, de défendre leur troupeau dès les premières attaques, sans autre procédure administrative. Le dispositif actuel exige une autorisation individuelle délivrée par la préfecture après constat d’au moins une attaque.
Enfin, le nombre de prélèvements maximum fixé à six loups sur la période 2010/2011 pourra être revu chaque année, en fonction de la population estimée, du rythme de son accroissement et des dégâts occasionnés par le prédateur sur les troupeaux de brebis.
Ces annonces ministérielles constituent une première réponse aux demandes des représentants des éleveurs de brebis, notamment la FNSEA et la Fédération nationale ovine (FNO). Le 25 juillet, les deux organisations avaient demandé à la ministre de l’Ecologie qu’elle « mette en place des mesures concrètes de régulation du loup qui garantiront le maintien de l’activité pastorale sur l’ensemble du territoire et son exercice de façon pérenne ». Pour les éleveurs, la population de loups croît de façon « anarchique » et « les protocoles technocratiques destinés à le réguler sont totalement inefficaces ».
Procédure de défense simplifiée
La ministre a réaffirmé que le statut d’espèce protégé du loup - au titre de la Convention de Berne et de la Directive européenne Habitat - « ne s’opposait en aucune façon à la volonté ferme de l’Etat de diminuer la pression du loup sur les élevages ». Les différentes possibilités d’intervention contre le loup, prévues par l’arrêté du 9 mai 2011, étant « trop peu connues », Nathalie Kosciusko-Morizet demande aux préfets, avec l’appui de l’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), de « renforcer l’information et la formation des personnes habilitées à effectuer ces tirs », en l'occurrence les éleveurs, les bergers, les lieutenants de louveterie et les chasseurs.
Lors du prochain Groupe national Loup, le protocole sera ajusté à la réalité de l’expansion de la population de l'espèce, en étudiant la possibilité d’une « territorialisation » de l’application des tirs de défense. La hausse de la population du loup en France est estimée à +15 % entre 2010 et 2011, soit environ 190 individus de plus. Il s’agirait de permettre à l’ensemble des éleveurs situés dans une zone reconnue à risque, de défendre leur troupeau dès les premières attaques, sans autre procédure administrative. Le dispositif actuel exige une autorisation individuelle délivrée par la préfecture après constat d’au moins une attaque.
Enfin, le nombre de prélèvements maximum fixé à six loups sur la période 2010/2011 pourra être revu chaque année, en fonction de la population estimée, du rythme de son accroissement et des dégâts occasionnés par le prédateur sur les troupeaux de brebis.