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Agrioccasions, les occasions agricoles
Grandes cultures

Favoriser la nutrition minérale

Des chercheurs de l’Inra, du CNRS et de l’Université Paul Sabatier de Toulouse ont identifié des facteurs nécessaires à la mise en place des symbioses entre les plantes et des champignons du sol. Ces symbioses assurent à la plante une nourriture optimale en eau et en sels minéraux. L’application potentielle de cette découverte : limiter l’apport d’engrais en grandes cultures.
Par Publié par Cédric Michelin
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Les plantes ne vivent pas seules. Pour optimiser leur nutrition en eau, phosphate et sels minéraux, la plupart d’entre elles s’associent avec des champignons qui leur assurent une prospection efficace du sol pour puiser l’eau et les minéraux. En échange, la plante fournit à ses partenaires de l’énergie et des composés carbonés issus de la photosynthèse. Les chercheurs toulousains viennent d’isoler les facteurs émis par les champignons - appelés Myc - qui déclenchent la mise en place de ces symbioses. Pour cela, ils se sont appuyés sur leur connaissance d’un autre type de symbiose, associant légumineuses et bactéries fixatrices d’azote, dont ils ont isolé les facteurs clés il y a une vingtaine d’années.

Faciliter les symbioses



L’isolement des facteurs Myc ouvre la voie vers des applications agronomiques intéressantes. Ils pourraient en effet être utilisés pour stimuler la formation des symbioses chez les plantes cultivées, optimisant ainsi leur nutrition minérale et permettant de réduire l’usage des engrais chimiques. Ces engrais (azote, phosphore, potasse) sont coûteux à produire et à transporter et peuvent être sources de pollution des eaux de surface et des nappes phréatiques. De plus, les facteurs Myc sont susceptibles d’agir sur de nombreuses plantes cultivées, dont les céréales, car la symbiose avec les champignons existe chez une majorité de plantes.
Alors que la symbiose avec les bactéries fixatrices d’azote, pour intéressante qu’elle soit (elle permet de se passer de la fertilisation azotée qui représente environ 50 % du coût énergétique des cultures) ne concerne que les plantes de la famille des légumineuses comme le pois, la luzerne ou le soja.

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