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Gaec de Maringes

Fidèles aux taureaux évalués ! 

Depuis près de vingt-cinq ans, les associés du Gaec de Maringes font confiance à la station de Jalogny pour l’achat de leurs taureaux. Si les critères de sélection ont quelque peu évolué au fil du temps, les garanties techniques sont encore plus fiables et le progrès génétique largement au rendez-vous.
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Le Gaec de Maringes réunit trois associés à Saint-Aubin-sur-Loire. Sur plus de 300 hectares, la famille Lamborot élève 220 vaches charolaises et engraisse la totalité de sa production. Pour la reproduction, 80 % des femelles sont saillies par des taureaux de monte naturelle, le reste étant assuré avec des semences testées. Pour sécuriser l’achat de leurs reproducteurs, les frères Lamborot ont rapidement souhaité disposer d’un maximum de références. C’est ce qui les a conduits à inséminer une partie de leurs femelles et à fréquenter la station de Jalogny, et ce, dès son ouverture au milieu des années 1980.
Tous les taureaux de monte naturelle du Gaec sont ainsi achetés en station. L’exploitation en compte sept ou huit qu’il faut renouveler à raison de deux par an en moyenne. Si pendant un temps, les associés avouent avoir un peu privilégié la viande dans leurs achats, par la suite ils se sont réorientés vers la recherche du poids de carcasse, « plus payant aujourd’hui que la conformation », fait remarquer Paul Lamborot. Depuis une petite dizaine d’années, le Gaec s’est fixé la facilité de vêlage comme critère prioritaire. A cela s’ajoute « l’aptitude des femelles à refaire un veau ». « Nous recherchons également des croissances régulières qui traduisent des souches laitières », explique Paul.
Depuis environ 25 ans, le Gaec n’a manqué que très peu de ventes à Jalogny et de nombreux taureaux issus de la station ont été en service dans l’exploitation. Paul avoue que ses frères et lui n’ont jamais connu de vraies déceptions avec ces achats. Il n’y a pas eu de taureau marquant à proprement parler, mais une vraie continuité dans le progrès génétique. Quelques reproducteurs ont tout de même du être revendus à cause de vêlages difficiles. Mais depuis que les stations prennent davantage en compte les critères de vêlages, ce genre de déconvenue semble ne plus vouloir se reproduire.

Critère "vêlage facile"


Il faut dire que le Gaec est très sensible à la certification "vêlage facile" développée tant à Jalogny qu’à Magny-Cours. Auparavant, les éleveurs ne pouvaient se fier qu’au poids à la naissance. « Désormais, les stations prennent en compte les index des parents et des grands parents. Quand les index se suivent de génération en génération, on a peu de chance d’être déçus », confie Paul.
Les premiers reproducteurs certifiés "vêlages faciles" en service sur l’exploitation ont d’ores et déjà tenu leurs promesses. L’un d’entre-eux Doudou, acheté 2.800 € en 2010, a donné des veaux qui sont venus au monde sans difficulté et de poids réguliers ; 10 kg d’écart seulement à la naissance. Certains produits devraient même donner de bonnes femelles par la suite. L’an dernier, les deux mâles acquis en station par le Gaec étaient aussi labellisés "vêlage facile". Pour le premier, indexé à environ 100 en "Facilités de naissance" et "Aptitude au vêlage", Paul a déboursé 3.010 €. Les premiers veaux nés cet hiver, l’ont été sans souci particulier.

Epluchage des données techniques


Pour réaliser ses achats, Paul épluche les catalogues fournis par les stations. Cette année, il a aussi consulté pour la première fois leurs sites internet pour y étudier les données techniques des veaux en évaluation. Faute de temps, l’éleveur ne va plus systématiquement à la porte ouverte. Son choix se fait le jour de la vente. « J’en repère environ six le matin, après avoir fait le point sur leurs origines, poids à la naissance, croissances, index, qualifications. Ensuite, je fais mon dernier choix au moment où ils montent sur le ring. J’élimine, par exemple, ceux qui semblent trop nerveux au moment de la vente », confie Paul Lamborot.