Marché de Saint-Christophe-en-Brionnais
Garantie de paiement étendue au gré à gré !
Après avoir modernisé avec succès son marché de maigre grâce au cadran, Saint-Christophe franchit une nouvelle étape en élargissant la garantie de paiement au marché de gré à gré. Une première en France qui devrait donner un nouveau souffle au marché des bêtes de viande brionnais.
En 2009, alors qu’il sortait d’une longue période de déclin chronique, le marché de Saint-Christophe-en-Brionnais opérait une véritable métamorphose en adoptant le mode de vente au cadran pour le maigre. Cette modernisation stoppait nette l’érosion qui l’avait fait passer de 100.000 animaux en 1989 à 30.000 en 2004. Immédiatement, le célèbre marché renouait avec son niveau d’antan, atteignant 52.000 animaux maigres et 11.500 gras dès 2010. Des chiffres qui seront largement dépassés en 2011 : 60.000 animaux maigres et 10.000 animaux gras, ce qui équivaudra à une hausse de +20 %. Une véritable renaissance qui tient en premier lieu au succès du marché au cadran auprès des éleveurs. Un fait qui provient aussi d’une spécialisation des éleveurs dans la production de broutards et de femelles maigres, corolaire d’un net recul de l’engraissement. Ces trois dernières années, le marché des animaux de viande - qui se fait toujours de gré à gré - a baissé de -37 %, passant de près de 16.000 animaux à 10.000 en 2011. Une érosion qui n’est pas complètement perdue puisqu’une partie de ces volumes a été transférée sur le cadran.
Electrochoc
Au-delà du caractère conjoncturel ayant rendu le maigre plus attractif que le gras, la liquidation judiciaire, en septembre 2010, d’un des plus importants acheteurs du marché de Saint-Christophe a porté un véritable coup dur. Le montant total des sommes dues aux vendeurs s’élevant à 259.340 € TTC, plus 82.157 € dus à ceux de Bourg-en-Bresse, indique-t-on à Saint-Christophe. Un électrochoc qui a fait fuir bon nombre d’apporteurs. Pour les responsables du marché brionnais confrontés à cet incident, il fallait faire quelque chose, d’autant que l’engraissement demeure tout de même une image de marque incontournable pour cette ancienne et toujours importante région d’embouche.
C’est ainsi que le marché de Saint-Christophe s’est mis à plancher sur un dispositif de sécurisation de paiement. C’est la structure gestionnaire du marché au cadran (SAEM) qui assure la gestion administrative et financière du dispositif (annonce des animaux, facturation, paiement des animaux aux vendeurs et recouvrement auprès des acheteurs). « La SAEM n’intervient en aucun cas dans les transactions et elle n’est que prestataire, ce qui veut dire qu’elle n’est jamais propriétaire des animaux. Nous sommes propriétaires des créances mais pas des bêtes », précise Jacky Buisson, responsable du marché.
Versement d’une caution
En pratique, les vendeurs ont à annoncer les animaux à la SAEM avant lundi soir 17 heures. Au moment de déclarer les bêtes à l’entrée et de donner les passeports, ils s’acquittent du paiement des frais de marché portés à 10 € HT par animal. En fin de marché, les vendeurs déclarent leurs ventes et les facturent à la SAEM. Cette dernière les paie par virement à 14 ou 21 jours, selon que les animaux ont été annoncés ou non. Les acheteurs sont quant à eux tenus de fournir à la SAEM une garantie bancaire - une caution - correspondant à un chiffre d’affaires hebdomadaire et pour une durée donnée. Cette dernière est au choix de l’acheteur (une semaine à 10 ans s’il le veut). Avant chaque marché, les acheteurs doivent passer au bureau de la SAEM pour s’inscrire et retirer leur carnet de tickets. Après abattage, il leur est désormais demandé de faire remonter les poids des animaux à la SAEM pour l’établissement de la facture. Ils sont également tenus d’informer des éventuels problèmes liés à l’abattage (saisies…). Les acheteurs sont tenus de payer les animaux à la SAEM dans un délai de 21 jours.
Vendeurs rassurés
Un règlement intérieur énumère toutes les obligations faites aux trois parties : acheteurs, vendeurs et marché. Parmi les changements, l’obligation faite aux éleveurs d’annoncer les animaux avant le lundi soir ainsi que la remontée des données d’abattage par l’acheteur sont les plus emblématiques. Pour inciter à annoncer les animaux, le paiement des éleveurs passe de 14 à 21 jours si la règle n’est pas respectée. Quant au système de caution, véritable assise de la garantie de paiement, il a - semble-t-il - été plutôt bien accueilli par les acheteurs. Presque tous - « même les plus réticents », précisent les responsables du marché - se sont acquittés de cette caution. Ce sont ainsi un peu plus d’une trentaine d’acheteurs qui ont joué le jeu depuis la mise en place de la sécurisation de paiement le 5 octobre dernier. L’instauration de la garantie de paiement a d’ores et déjà un effet bénéfique sur l’ambiance du marché. « Pour les vendeurs, le souci numéro un, c’était d’être payés ! Par crainte des mauvais payeurs, certains renonçaient à faire jouer la concurrence ou même désertaient le marché de gré à gré », indiquent les responsables de Saint-Christophe.
Une première nationale !
La mise en place d’un dispositif de sécurisation de paiement sur un marché de gré à gré est une première nationale, et c’est Saint-Christophe-en-Brionnais qui l’a faite. Grâce à cette innovation, la structure espère maintenir son marché de gré à gré à environ 200 bêtes par semaine. Sur ce créneau des bêtes de viande, le marché de Saint-Christophe continue de bénéficier d’une image de qualité. Il dessert une clientèle plutôt régionale (Saône-et-Loire, Loire, Haute-Loire, Rhône, Savoie, Ain, Drôme, midi et région parisienne…) avec des filières label, boucherie traditionnelles, supérettes… Parmi les acheteurs les plus actifs, la maison Despierres de Roanne achète en moyenne cinquante bêtes par semaine. Un opérateur qui a d’ailleurs milité pour la mise en place de la garantie de paiement. Les établissements Despinasse de Saint-Etienne sont eux aussi des habitués de Saint-Christophe.
Electrochoc
Au-delà du caractère conjoncturel ayant rendu le maigre plus attractif que le gras, la liquidation judiciaire, en septembre 2010, d’un des plus importants acheteurs du marché de Saint-Christophe a porté un véritable coup dur. Le montant total des sommes dues aux vendeurs s’élevant à 259.340 € TTC, plus 82.157 € dus à ceux de Bourg-en-Bresse, indique-t-on à Saint-Christophe. Un électrochoc qui a fait fuir bon nombre d’apporteurs. Pour les responsables du marché brionnais confrontés à cet incident, il fallait faire quelque chose, d’autant que l’engraissement demeure tout de même une image de marque incontournable pour cette ancienne et toujours importante région d’embouche.
C’est ainsi que le marché de Saint-Christophe s’est mis à plancher sur un dispositif de sécurisation de paiement. C’est la structure gestionnaire du marché au cadran (SAEM) qui assure la gestion administrative et financière du dispositif (annonce des animaux, facturation, paiement des animaux aux vendeurs et recouvrement auprès des acheteurs). « La SAEM n’intervient en aucun cas dans les transactions et elle n’est que prestataire, ce qui veut dire qu’elle n’est jamais propriétaire des animaux. Nous sommes propriétaires des créances mais pas des bêtes », précise Jacky Buisson, responsable du marché.
Versement d’une caution
En pratique, les vendeurs ont à annoncer les animaux à la SAEM avant lundi soir 17 heures. Au moment de déclarer les bêtes à l’entrée et de donner les passeports, ils s’acquittent du paiement des frais de marché portés à 10 € HT par animal. En fin de marché, les vendeurs déclarent leurs ventes et les facturent à la SAEM. Cette dernière les paie par virement à 14 ou 21 jours, selon que les animaux ont été annoncés ou non. Les acheteurs sont quant à eux tenus de fournir à la SAEM une garantie bancaire - une caution - correspondant à un chiffre d’affaires hebdomadaire et pour une durée donnée. Cette dernière est au choix de l’acheteur (une semaine à 10 ans s’il le veut). Avant chaque marché, les acheteurs doivent passer au bureau de la SAEM pour s’inscrire et retirer leur carnet de tickets. Après abattage, il leur est désormais demandé de faire remonter les poids des animaux à la SAEM pour l’établissement de la facture. Ils sont également tenus d’informer des éventuels problèmes liés à l’abattage (saisies…). Les acheteurs sont tenus de payer les animaux à la SAEM dans un délai de 21 jours.
Vendeurs rassurés
Un règlement intérieur énumère toutes les obligations faites aux trois parties : acheteurs, vendeurs et marché. Parmi les changements, l’obligation faite aux éleveurs d’annoncer les animaux avant le lundi soir ainsi que la remontée des données d’abattage par l’acheteur sont les plus emblématiques. Pour inciter à annoncer les animaux, le paiement des éleveurs passe de 14 à 21 jours si la règle n’est pas respectée. Quant au système de caution, véritable assise de la garantie de paiement, il a - semble-t-il - été plutôt bien accueilli par les acheteurs. Presque tous - « même les plus réticents », précisent les responsables du marché - se sont acquittés de cette caution. Ce sont ainsi un peu plus d’une trentaine d’acheteurs qui ont joué le jeu depuis la mise en place de la sécurisation de paiement le 5 octobre dernier. L’instauration de la garantie de paiement a d’ores et déjà un effet bénéfique sur l’ambiance du marché. « Pour les vendeurs, le souci numéro un, c’était d’être payés ! Par crainte des mauvais payeurs, certains renonçaient à faire jouer la concurrence ou même désertaient le marché de gré à gré », indiquent les responsables de Saint-Christophe.
Une première nationale !
La mise en place d’un dispositif de sécurisation de paiement sur un marché de gré à gré est une première nationale, et c’est Saint-Christophe-en-Brionnais qui l’a faite. Grâce à cette innovation, la structure espère maintenir son marché de gré à gré à environ 200 bêtes par semaine. Sur ce créneau des bêtes de viande, le marché de Saint-Christophe continue de bénéficier d’une image de qualité. Il dessert une clientèle plutôt régionale (Saône-et-Loire, Loire, Haute-Loire, Rhône, Savoie, Ain, Drôme, midi et région parisienne…) avec des filières label, boucherie traditionnelles, supérettes… Parmi les acheteurs les plus actifs, la maison Despierres de Roanne achète en moyenne cinquante bêtes par semaine. Un opérateur qui a d’ailleurs milité pour la mise en place de la garantie de paiement. Les établissements Despinasse de Saint-Etienne sont eux aussi des habitués de Saint-Christophe.