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Economie

Le Trophée Pro : récompenser les petites entreprises qui font de grandes choses.

Fidèle à ses valeurs mutualistes, Groupama soutient les petites entreprises qui dynamisent nos territoires partout en France. Les "Trophées Pros" Groupama mettent ainsi en lumière et récompensent les artisans, commerçants, prestataires de services… qui se démarquent par une activité durable, innovante, ayant un impact économique et sociétal positif.

Par Frédéric RENAUD
Le Trophée Pro : récompenser les petites entreprises qui font de grandes choses.
Pour faire évoluer 2B, Grégory Vaizand (en jean) a recruté Cécile, « que j'associe à la réussite et à la poursuite de cette société. »

Pour la 7e édition des trophées pro Groupama, l’équipe dirigeante a souhaité créer « un événement à l'image de ce que nous incarnons : un acteur engagé aux côtés des territoires et investi dans la vie locale », introduit Luc Chevallier, le président de la fédération Groupama de Saône-et-Loire. Parmi les critères pour sélectionner les lauréats, la présentation du caractère innovant de son activité et d’une contribution durable au développement de son territoire. « Nous observons le parcours du dirigeant, son implication dans l'écosystème local, l'histoire de l'entreprise, voire la politique de formation », expose Benoit Jany, entrepreneur à Péronne, l’un des membres du groupe de travail régional qui a mis en place ces "Trophées pro".

Les bénéficiaires reçoivent, en plus du prix, « une dotation en matériel de prévention, qui fait suite à un bilan individuel de sécurité qui sera effectué dans votre entreprise », présente Dominique Gonachon, responsable institutionnel de la Fédération Groupama 71. 

Défi culture en zone rurale

Le premier lauréat exerce dans le sud du département, à La Clayette. La librairie-papeterie 2B fête ses vingt ans, car créée par Grégory Vaizand et son épouse en 2005. « C'était un défi : originaires, du secteur, mais installés à Lyon, nous cherchions une opportunité. » Leur choix se porte sur « la librairie du village », libre après un départ en retraite. « C'était un sacré défi, car ce n'était pas forcément un commerce le plus porteur. Alors, on s’est fixé l’objectif de tenir au moins 7 ans, le temps de rembourser notre prêt. »

Le couple Vaizand a tenu le coup, bien plus que les 7 ans espérés. « Après 10 ans, mon épouse s'est orientée vers l'enseignement. Alors, nous avons recruté Cécile, avec qui je partage le prix et que j'associe à la réussite et à la poursuite de cette société. 2B est une petite librairie généraliste, un commerce de proximité avec une offre très large. Le nom 2B est le diminutif de bouquin et bande dessinée. Ici,  j’ai créé un choix important : évidemment, le dernier Goncourt et tous les prix littéraires du moment, mais aussi une offre jeunesse importante, notamment avec les mangas, qui ont contribué à la réussite et à la pérennité de notre entreprise. »

Le principal enseignement que Grégory et son épouse ont retiré, « c’est que l’implantation en zone rurale ne signifie pas faible demande. Si on propose une belle offre, la demande va suivre. Et la spécificité de la bande dessinée que nous avons développée a permis d’élargir la zone de chalandise aux petites villes voisines, avec parfois, des clients qui se déplacent depuis Montceau-les-Mines. »

Un artisan sensible à la décoration intérieure

« Ca fait 20 ans que je suis plâtrier-peintre. J'ai commencé mon apprentissage comme compagnon à Lyon, puis j'ai effectué 15 ans de de salariat. Et en 2018, j'ai eu l'idée de de me lancer à mon compte. Nous sommes désormais 2 salariés et une apprentie », dévoile Mickael Bourcier.

L’artisan de Senozan explique « faire pousser tous vos projets, à savoir l’isolation, les plafonds, murs, sols ; l’aménagement des pièces, la pose de portes, parfois coulissantes, les revêtements de sol aussi. Nous nous occupons de tout ce qui touche la décoration de l'intérieur. » Mickael Bourcier précise avoir « le privilège de travailler avec des décoratrices d’intérieur, qui vous conçoivent des plans en 3D pour que vous puissiez visualiser l'aspect final du projet. » 

Un salon vitrine du fait maison

Le troisième lauréat, c’est Le salon de Grégoire, à Givry. « C’est un restaurant brunch où on prend le temps de savourer des produits de saison, locaux. Le restaurant veut promouvoir le fait maison, la fraîcheur, la qualité des produits. Nos clients viennent pour partager des moments entre amis, en famille ; se détendre, profiter d’une atmosphère authentique. » Sa signature ? « C’est la transparence. En tant que chef, je prends le temps d’expliquer à mes clients la provenance de mes produits, l’importance du local et du fait maison. Pour moi, c’est vital en tant que petit-fils d’agriculteur en bio et de parents ouvriers », décrit Grégoire Uzeel, dans le teaser de son établissement. 

La philosophie de service de Grégoire se révèle généreuse. « Bien sûr, la vie d’un entrepreneur est compliquée, entre les soucis familiaux et la pression économique, le besoin de sortir un chiffre d’affaires pour payer les salariés. Tout ça, on le met de côté au moment où le client entre dans le salon. Nous prenons le temps de les accompagner, de leur donner envie de découvrir nos produits, tout ce que nous avons préparé. » 

Pour conclure, Grégoire Uzeel remercie son équipe, « composée d’apprentis, avec Julie et Lou, à qui il souhaite une bonne évolution professionnelle », déclare celui qui est aussi formateur en CAP et en BP au centre de formation CMA de Mercurey. 

Rester dans l'esprit du service permanent

« Le restaurant est installé dans une maison qui date peut être de 300 ans. J'ai des photos du 19e siècle, qui montre apparemment les activités d'un marchand de pneus. Ce lieu a toujours accueilli du commerce : dans les années 70, c'était une station-service, avant qu'il y ait des automates. On trouvait tout le temps de l'essence ici, jusqu'à tard, parce que Madame Tachon travaillait tout le temps », retrace Pascal Clément. Le restaurateur avoue avoir « changé l'activité mais rester dans l’esprit du service permanent. Nous sommes capables de faire à manger 7 jours sur 7 mais pas 24 heures sur 24. Même si, certains samedis soir, il nous arrive de faire à manger à minuit… » 

A la Belle époque, on travaille les produits du terroir. « Comme la viande charolaise : nous achetons des bêtes sur pied et nous laissons maturer sur carcasse, souvent pendant un mois. » Le restaurateur produit « beaucoup de pots-au-feu, des braisés, des bourguignons. Nous élaborons nos farces, pour des lasagnes ou des parmentiers. Nous travaillons aussi le poulet charolais, l’agneau, que je vais acheter dans la région de Matour. Nous privilégions les produits locaux et nous avons la chance d’avoir un bon débit », détaille Pascal Clément.

L’une des raisons du succès, « nous sommes dans un bel endroit, face au château. Et cette situation nous ramène pas mal de monde. Ça va faire 26 ans qu'on progresse tous les ans. Pourvu que ça dure, tout simplement », termine Pascal Clément.

4 lauréats des trophées Pro Groupama