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Agrioccasions, les occasions agricoles
Bovins lait

Hausse des revenus

Après une année 2009 difficile, caractérisée par un prix du lait en
repli et des coûts de production élevés, la campagne 2010/11 est marquée
par un rebond des prix et une année stable sur les charges. Avec de
nouvelles attributions de quotas, les résultats sont en forte hausse,
ainsi que la rentabilité qui revient à un niveau satisfaisant.
Par Publié par Cédric Michelin
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Les années se suivent et ne se ressemblent pas : en 2010 les résultats par UTAF augmentent de 25.000 € et dépassent en moyenne 30.000 €. Idem pour les céréales associées. Cela renforce la nécessité de constituer des réserves de trésorerie.
L’efficacité économique des entreprises laitières (EBE/produit) varie de plusieurs points d’une année sur l’autre. En moyenne sur 10 ans, le ration EBE/produit se situe à 31 %. Pour assurer la pérennité des systèmes laitiers, 35 % semblent, au CER, nécessaires pour répondre au fort besoin d’investissements.

Projections 2011/12



Les résultats sur la campagne en cours devraient rester bons mais tout de même fléchir d’environ 10 %. En effet la hausse des charges (aliments et énergie) dépasserait la hausse du produit.
Sur le début de la campagne 2011/12, la collecte de lait en Saône-et-Loire progresse, ainsi que le prix moyen.
La sécheresse du printemps 2011 a renchéri le coût alimentaire et les exploitations ont eu peu accès aux aides calamités.

Tendances 2012 et suivantes



La fin des quotas se précise pour 2015. Des attributions exceptionnelles sont faites sur la campagne en cours pour les investissements et les JA. Des mesures d’aménagement permettent à tous de dépasser le quota dans certaines limites. La contractualisation devrait reprendre après l’adoption du Paquet lait.
2011 signe le retour de la confiance dans la filière laitière. Il ne faut cependant pas perdre de vue que nous sommes toujours dans un contexte de forte volatilité des cours. La constitution de réserves financières est recommandée.
La sensibilité de l’entreprise laitière aux fluctuations est d’environ 10 % sur le prix du lait (30 €/t) et 20 % sur les intrants principaux (azote, pétrole, aliments). Le besoin de réserve peut donc s’estimer à environ 30.000 € pour une exploitation produisant autour de 500.000 litres de lait (hors variations de rendements). Ce besoin de réserve de trésorerie est équivalent à la moitié d’une année d’annuités ou à 8 % du produit.
La flambée des coûts de production incite par ailleurs à se réorienter vers des systèmes plus résilients et à être attentif aux marchés pour adapter ses approvisionnements : remplacer le tourteau de soja par le tourteau de colza selon le rapport de prix par exemple.