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Elevage ovin

Il faut vacciner contre la FCO

Dans l’article de la semaine dernière, nous avons fait un état des lieux des différents vaccins disponibles pour vacciner nos ovins. Nous vous encourageons encore à vous rapprocher de vos vétérinaires pour bénéficier de doses de monovalents à prix attractifs. Toutefois, nous souhaitions vous rappeler pourquoi il nous semble particulièrement important de vacciner vos ovins.
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Tout d’abord, le très récent avis de l’ANSES (ex Afssa), relatif à la surveillance du territoire continental, reprend les résultats de surveillance sentinelle de l’année 2010 et montre qu’une circulation virale de sérotype 1 et 8 a circulé à bas bruit dans certains départements français. Les signaux enregistrés (par analyses PCR) en 2010 étaient certes relativement faibles, mais révélaient donc toujours la présence du virus. Somme toute, ces résultats ne sont pas surprenants, compte tenu de l’extrême sensibilité des analyses PCR, mais contraste avec la carte des foyers 2010 qui n’en révèle qu’un seul en France pour l’année 2010.
Deuxième point, la période d’inactivité vectorielle déclarée a été très courte (de l’ordre d’un mois) et le printemps particulièrement chaud et précoce est favorable à la multiplication des culicoïdes (insecte vecteur du virus).
Troisième point, le taux de couverture vaccinal en bovins est très inférieur aux années précédentes et diminue la couverture immunitaire globale conférée par cette espèce qui représentait environ 16 millions de bovins vaccinés les années précédentes, (même si le “stock” d’anticorps ne s’évapore pas du jour au lendemain).
Enfin, nous rappelons la grande sensibilité de l’espèce ovine à la FCO et le fort impact économique de cette maladie sur les élevages et la filière (mortalité des adultes et des jeunes, diminution de la fertilité) et en cas de crise sanitaire, aucune indemnisation des pertes n’est prévue. Il est important de maintenir les efforts qui ont été accomplis ces dernières années pour lutter collectivement contre cette maladie, pour maîtriser et contenir à moyen terme son expression clinique.
Nous sommes aujourd’hui encore dans la parfaite incertitude de savoir comment va évoluer cette maladie : éradication, évolution cyclique, épizootique ou enzootique. Nous avons encore tout à découvrir de l’évolution de cette maladie vectorielle et très récente en Europe de l’ouest.

Faut-il vacciner les deux sérotypes ?



Oui, il est aujourd’hui recommandé de vacciner contre les deux sérotypes, car l’analyse de l’ANSES montre que le sérotype 1 a été détecté dans cinq départements répartis essentiellement dans le centre-est et le nord de la France. Pour le sérotype 8, celui-ci a été détecté plus fréquemment dans 26 départements du nord et du centre-est également. Dans ce contexte, il est donc difficile, de recommander uniquement la vaccination contre le sérotype 8.

Quelles catégories faut-il vacciner ?



En priorité, nous conseillons de vacciner votre capital de production, à savoir : les brebis reproductrices (car une seule injection permet d’effectuer le rappel), les agnelles de renouvellement et les béliers, à condition de respecter un délai de 3 mois entre vaccination et mise à la lutte et enfin les agneaux d’herbe vendus tardivement dans la saison.