8ème congrès d'Aprovalbois
Inventaire du potentiel
Dans le droit fil du 7e congrès Bois et Forêts consacré aux innovations
produits, Aprovalbois a accueilli 280 participants à son 8e congrès Bois
et Forêts organisé le 24 novembre à Dijon. Le thème de l’innovation qui
n’avait pas été épuisé en 2009 figurait de nouveau à l’ordre du jour.
Il a été abordé sous trois angles : la ressource et les problématiques
d’inventaire, les améliorations possibles dans les entreprises de
transformation et la communication de la filière auprès du grand public.
produits, Aprovalbois a accueilli 280 participants à son 8e congrès Bois
et Forêts organisé le 24 novembre à Dijon. Le thème de l’innovation qui
n’avait pas été épuisé en 2009 figurait de nouveau à l’ordre du jour.
Il a été abordé sous trois angles : la ressource et les problématiques
d’inventaire, les améliorations possibles dans les entreprises de
transformation et la communication de la filière auprès du grand public.
En terme de ressource, quelle est la part entre mythe et réalité ? C'est ce qu'a cherché à savoir Christelle Rousselet d'Aprovalbois. « Nous avons réalisé en Bourgogne une étude de disponibilité de la ressource feuillue en essayant d’approcher au plus près la réalité, en utilisant le système d’information géographique du CRPF de Bourgogne en calculant la pente, les obstacles et les distances de débardage et en tenant compte des volumes, des types de produits et des coûts d’exploitation ». Ce chiffre a été croisé avec une étude auprès de 475 propriétaires. Du CRPF de Bourgogne, Bruno Vanstaevel va plus loin et précise qu'à « l’intérieur de chaque cellule de 10.000 m 2 , nous avons défini les volumes récoltables en tenant compte des difficultés du terrain ». Il prenait ensuite l'exemple d'un massif de la Nièvre ou le CRPF constate que pour un coût de 22 euros le m3 de bois de trituration, des zones ne sont pas rentables et ne seront donc pas exploitables. En revanche, si le marché admet un coût de 24 euros, des zones rouges passent en vert… « C’est un outil stratégique et évolutif » qui est donc désormais à disposition des exploitants.
Christelle Rousselet reprenait le micro pour conclure : « désormais, nous disposons aussi d’une idée précise de la ressource feuillue supplémentaire qu’il sera possible de mobiliser en Bourgogne. Les précédentes études donnaient une estimation de deux millions de mètres cubes. Nous sommes en réalité plus près de 900.000 m3 et il s’agit essentiellement de bois d’industrie et de bois énergie ».
Les forêts vues du ciel et de l’espace
Mais comment en sont-ils arrivé là ? Depuis 25 ans, le Sertit développe des applications dans les domaines de la gestion des territoires, des ressources et des risques en utilisant l’imagerie satellite. Le futur satellite français, Pléiade, aura une résolution de 70 cm, contre 2,5 mètres pour le satellite Spot. Pour la forêt, les applications sont multiples : suivi des tempêtes et des feux, suivi des attaques parasitaires ou de l’évolution lente du couvert forestier. « Le coût des images satellite va en diminuant. Plus la surface est grande, plus cette technologie est rentable par rapport à l’avion », indiquait Paul de Fraipont, le directeur de Sertit à Strasbourg.
Du Cemagref, Jean‐Matthieu Monnet revenait sur une autre technologie : « Notre technologie aéroportée couvre des territoires plus petits, de l’ordre de 100 km². Nous embarquons dans un avion un scanner qui envoie des flashs laser au sol. Avec le signal retour, nous construisons la structure en trois
dimensions du couvert forestier. Nous sommes directement à l’échelle de l’arbre. Nous pouvons déterminer sa hauteur et estimer son volume, ce que ne permet pas la photo aérienne. Nous parvenons à distinguer les zones à très forts volumes et grâce à la finesse de cette échelle, nous savons très précisément où installer un câble de débardage pour obtenir les meilleurs rendements ».
Matérialiser le carbone
Christelle Rousselet reprenait le micro pour conclure : « désormais, nous disposons aussi d’une idée précise de la ressource feuillue supplémentaire qu’il sera possible de mobiliser en Bourgogne. Les précédentes études donnaient une estimation de deux millions de mètres cubes. Nous sommes en réalité plus près de 900.000 m3 et il s’agit essentiellement de bois d’industrie et de bois énergie ».
Les forêts vues du ciel et de l’espace
Mais comment en sont-ils arrivé là ? Depuis 25 ans, le Sertit développe des applications dans les domaines de la gestion des territoires, des ressources et des risques en utilisant l’imagerie satellite. Le futur satellite français, Pléiade, aura une résolution de 70 cm, contre 2,5 mètres pour le satellite Spot. Pour la forêt, les applications sont multiples : suivi des tempêtes et des feux, suivi des attaques parasitaires ou de l’évolution lente du couvert forestier. « Le coût des images satellite va en diminuant. Plus la surface est grande, plus cette technologie est rentable par rapport à l’avion », indiquait Paul de Fraipont, le directeur de Sertit à Strasbourg.
Du Cemagref, Jean‐Matthieu Monnet revenait sur une autre technologie : « Notre technologie aéroportée couvre des territoires plus petits, de l’ordre de 100 km². Nous embarquons dans un avion un scanner qui envoie des flashs laser au sol. Avec le signal retour, nous construisons la structure en trois
dimensions du couvert forestier. Nous sommes directement à l’échelle de l’arbre. Nous pouvons déterminer sa hauteur et estimer son volume, ce que ne permet pas la photo aérienne. Nous parvenons à distinguer les zones à très forts volumes et grâce à la finesse de cette échelle, nous savons très précisément où installer un câble de débardage pour obtenir les meilleurs rendements ».
Matérialiser le carbone
Markus Mooser dirige Cedotec-Lignum en Suisse et milite pour matérialiser le carbone et valoriser le stockage du CO2. « Le grand public a du mal à comprendre qu’un mètre cube de bois qui pèse 500 kg contienne une tonne de CO2. Il faut donc expliquer et rappeler que le CO2 est issu d’un cycle naturel. Pour matérialiser le CO2 dans une construction bois, nous avons créé un outil de communication à destination des media. Nous calculons le poids ou le volume de CO2 contenu dans un bâtiment en bois et nous diffusons cette information. Cette « Banque CO2 »est toute symbolique car elle n’est pas accréditée comme les certificats CO2. »