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Agrioccasions, les occasions agricoles
Production avicole

« J'avais besoin d'un revenu »

Les Établissements Sirugue (Ald'Or Alimentation animale) et la Société
bressane de production (SBP) ont organisé une journée porte ouverte sur
la production de volaille, le 16 février dernier, dans le Val de Saône.
Par Publié par Cédric Michelin
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« Mon exploitation de 50 hectares ne suffisait pas pour vivre. J'avais besoin d'un revenu » : Thibaut Jovignot, jeune agriculteur dans le canton d'Auxonne en Côte-d'Or, explique les raisons qui l'ont poussé à s'orienter vers un élevage de volaille. La journée porte ouverte organisée le 16 février dernier en guise d'inauguration de son bâtiment nouvelle génération, a attiré de nombreuses personnes. Ce moment d'échanges a permis à plusieurs agriculteurs, et tout particulièrement des jeunes, d'approfondir leur réflexion sur cette belle opportunité que représente l'élevage de volaille.
Un marché porteur, les poulets ? « Oui », répond sans hésitation Cyrille Loiseau (Société bressane de production), « la demande régionale est forte pour cette viande et nous recherchons des partenaires aviculteurs en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire ».

Deux à trois heures par jour


Thibaut Jovignot, installé depuis le 1er avril 2011, aura une marge brute nette variant entre 19.000 et 24.000 €, avant MSA. Le temps de travail relativement peu exigeant (entre deux et trois heures par jour) lui permet de conserver son exploitation de 50 hectares avec notamment 120 moutons et 20 génisses à l'engraissement. La bonne expérience de son frère qui travaille dans la volaille depuis plusieurs années l'a inspiré. L'accompagnement du projet, assuré notamment par les Établissements Sirugue et la Société bressane de production, l'a conforté dans son choix.

29.500 poulets arrivés le 24 février


Tout commençait le vendredi 24 février, pour l'éleveur de la commune des Maillys. Pas moins de 29.500 poussins, nés dans la nuit, sont arrivés aux alentours de midi. En provenance de la Bresse, ils resteront six semaines dans ce bâtiment de 1.360 m2, avec un objectif de poids avoisinant 2 kilogrammes. Les poulets seront ensuite conduits à l'abattoir de Branges, en Saône-et-Loire. La viande sera principalement vendue dans les grande surfaces de tout l'Est de la France. Selon la demande et les saisons, le bâtiment de Thibaut Jovignot pourra accueillir des dindes, notamment en périodes de fêtes de fin d'années. « Il y a trois types de personnes qui optent pour ce type de bâtiment » termine Cyrille Loiseau, « des jeunes qui s'installent comme Thibaut, des épouses d'éleveurs qui arrivent sur l'exploitation et également des personnes qui se spécialisent avec plusieurs bâtiments du même type ».


Repères


Éléments économiques

Coût total avant aides : 302.600 €. Total après aides : 235.470 €. Détails : terrassement : 25.770 €, fondation : 5.000 €, coque Deniau : 128.850 €, équipement intérieur : 133.880 €, branchements électriques : 7.600 €, permis de construire : 1.500 €. Aides : conseil général : 7.000 €, PPE : 24.000 €, PMBE : 16.000 €, Sirugue et SBP : 20.130 €. Les revenus évoqués prennent en compte le remboursement de l'emprunt qui s'échelonnera sur une durée de 15 ans.

Thibaut Jovignot, éleveur sur la commune des Maillys, a inauguré le mois dernier son bâtiment volaille nouvelle génération. Sa marge brute nette variera entre 19.000 et 24.000 €.

L'installation, d'une surface de 1.360 m2, peut accueillir 30.000 poulets.


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