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Agrioccasions, les occasions agricoles
Gaec des Quatre Saisons

Jalogny, une sélection impitoyable ! 

Le Gaec des Quatre Saisons est composé de Jean-Pierre Ferré et de Julien Fuet à Boyer en bord de Saône. L’exploitation fait vêler environ 180 charolaises et produit des broutards alourdis, des génisses grasses et des vaches semi-finies. Depuis quelques années, le Gaec commercialise également des reproducteurs : trois sont en station d’évaluation cette année. 
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En à peine trois décennies, l’élevage du Gaec des Quatre Saisons a connu une progression génétique assez spectaculaire. D’une dizaine de vaches "sans origine" à l’installation de Jean-Pierre Ferré en 1984, le troupeau s’est agrandi et amélioré pour arriver à un cheptel inscrit et bien indexé aujourd’hui. Pour parvenir à ce résultat, Jean-Pierre a fait inséminer ses femelles à partir du milieu des années 1990. L’inscription est intervenue dès 2000, de même que le contrôle de performances. En 2003, l’exploitation reprenait un cheptel inscrit et agrandissait ainsi son troupeau. Fin 2008, une troisième extension intervenait avec l’arrivée dans le Gaec de Julien et de ses propres vaches inscrites.

Les facilités de vêlage et le lait


« Aujourd’hui, nous recherchons les facilités de vêlages, le lait et sommes très attentifs à la valeur des réformes : obtenir des grosses vaches lourdes », confie Jean-Pierre. Cette année, le Gaec n’a eu à déplorer qu’une seule césarienne et 65 % des vêlages se font sans aucune assistance, fait remarquer l’éleveur.
Un peu plus des deux tiers des femelles sont inséminées dès le 1er février avec des taureaux testés. Au printemps, des taureaux achetés à la station de Jalogny finissent de saillir les retardataires au pré.
« En démarrant de rien, sans insémination nous ne serions jamais arrivés au niveau d’indexation que nous avons aujourd’hui (102,7 en IVMat ; 102,3 en FNaiss ; 102 en AVel et ALait). Grâce aux semences testées, on travaille avec du connu », explique Jean-Pierre. Parmi les taureaux qui ont marqué le cheptel, l’éleveur cite « Habit qui a laissé des grosses vaches laitières qui vêlent bien, ont de bons index et produisent bien ».

Un veau vendu 3.880 € en station


Depuis 2003, l’élevage vend quelques reproducteurs. Jean-Pierre s’est aussi mis à proposer des veaux à la station de Jalogny. L’an dernier, un veau du Gaec des Quatre Saisons, bien indexé et certifié "vêlage facile", s’est vendu 3.880 € à la station de Créancey, l’équivalent de Jalogny en Côte-d’Or. Une belle satisfaction pour Jean-Pierre qui considère les stations comme l’élite de la race. De fait, comme le confie l’éleveur, la sélection y est impitoyable : « il faut que l’animal entre dans les clous, notamment au niveau facilité de naissance et index valeur maternelle des ascendants. Et il faut se soumettre à une comparaison avec 80 veaux triés sur le volet. Si on sort dans les vingt premiers, c’est quand même très porteur ! », confie Jean-Pierre.
Chaque été, ce sont les meilleurs veaux de l’élevage qui sont proposés à la commission de sélection de Jalogny. Cette année, le Gaec a trois veaux en évaluation dont deux à Jalogny. Le premier, bien viandé, est un fils de Virgil SC, taureau d’insémination sans corne. Le second, plus élevage, est un produit de Sisteron, taureau largement utilisé par le Gaec l’hiver dernier.
Depuis peu, l’élevage pratique des accouplements raisonnés dans le cadre du programme de procréation mis en place par la station de Jalogny. « On reçoit la liste des vaches et des taureaux qui peuvent être accouplés dans notre élevage pour produire des futurs veaux à évaluer », explique l’éleveur. À terme, Jean-Pierre espère parvenir à vendre au moins un veau en station chaque année. Une façon de faire connaître l’élevage à travers sa régularité et de valoriser ses meilleurs produits auprès d’une clientèle large et attentive aux critères technico-économiques.

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