Séchage en grange du foin
Jouer sur la qualité de l'alimentation
La conservation dans de bonne condition du foin est une question
indispensable à soulever pour améliorer ses résultats au niveau d'une
exploitation grâce à l'amélioration de la qualité du lait. Le séchage du
foin a ses avantages.
indispensable à soulever pour améliorer ses résultats au niveau d'une
exploitation grâce à l'amélioration de la qualité du lait. Le séchage du
foin a ses avantages.
Pour conserver au mieux les qualités nutritives du foin, le séchage est une option à considérer. La qualité du foin est en partie déterminée par la qualité des prairies et leur conduite. Il est recommandé l’utilisation ou l’implantation de prairies riches en légumineuses et comportant des espèces fourragères faciles à sécher telles que la luzerne, le dactyle, et la fétuque élevée. La conduite du pâturage n’est pas non plus sans incidence sur les rythmes de repousses et la productivité des surfaces. D’une manière générale, cette technique de récolte offre une grande souplesse dans la gestion des prairies avec la possibilité de débrayer à tous moments une parcelle dont le stade de pâture est trop avancé. Cette capacité à réaliser de petites fauches, même pour de faibles rendements, le tout en chantier individuel, permet d’éviter tous les gaspillages d’herbe sur pied et d’optimiser la gestion et la productivité des prairies.
Le séchage en grange requiert une bonne technicité de la gestion de l’herbe et s’adresse aux éleveurs soucieux de la qualité du fourrage récolté. Par ailleurs, la pratique du séchage nécessite un apprentissage notamment au niveau du rythme de remplissage des cellules, de la durée de ventilation, de l’appréciation du niveau de séchage du fourrage, et aussi du déclenchement des fauches à des périodes peu habituelles au départ.
Les coûts alimentaires sont réduits avec une amélioration de la fourniture et de l’autonomie en protéines grâce à la production d’un fourrage riche et équilibré. Une récente étude (Inra, Delaby et Peccatte, AFPF 2008) portant sur l’analyse de treize foins de prairies multi-espèces séchés en grange permet de situer la valeur moyenne de ces foins autour de 0,78 UFL, 97 PDIN, 99 PDIE. Avec de telles valeurs, les achats de correcteurs azotés sont fortement réduits et si l’exploitation dispose de céréales, l’autonomie en concentrés est souvent très élevée.
Les lecteurs intéressés par cette technique sont invités à retrouver le témoignage de la Chèvrerie des Filletières à Chenôves publié dans notre édition du 15 avril 2001 en page 22. Il est également consultable sur Agri71.fr.
Des investissements importants
Le séchage en grange requiert une bonne technicité de la gestion de l’herbe et s’adresse aux éleveurs soucieux de la qualité du fourrage récolté. Par ailleurs, la pratique du séchage nécessite un apprentissage notamment au niveau du rythme de remplissage des cellules, de la durée de ventilation, de l’appréciation du niveau de séchage du fourrage, et aussi du déclenchement des fauches à des périodes peu habituelles au départ.
Les coûts alimentaires sont réduits avec une amélioration de la fourniture et de l’autonomie en protéines grâce à la production d’un fourrage riche et équilibré. Une récente étude (Inra, Delaby et Peccatte, AFPF 2008) portant sur l’analyse de treize foins de prairies multi-espèces séchés en grange permet de situer la valeur moyenne de ces foins autour de 0,78 UFL, 97 PDIN, 99 PDIE. Avec de telles valeurs, les achats de correcteurs azotés sont fortement réduits et si l’exploitation dispose de céréales, l’autonomie en concentrés est souvent très élevée.
Les lecteurs intéressés par cette technique sont invités à retrouver le témoignage de la Chèvrerie des Filletières à Chenôves publié dans notre édition du 15 avril 2001 en page 22. Il est également consultable sur Agri71.fr.
Des investissements importants
La mise en place d’un séchoir à foin constitue un investissement important en bâtiments (sous-toiture, cellules de séchage) et matériel (griffe télescopique, autochargeuse, ventilateurs et éventuellement chaudière). Le coût total se situe entre 150.000 et 250.000 € suivant la dimension du séchoir. Cependant, une partie peut relever de l’autoconstruction par l’éleveur tels que les bardages bois des cellules et bâtiments, la pose des caillebotis, certains éléments de maçonnerie... L’impact au niveau des charges financières est donc souvent important.