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L’agriculture régénératrice se généralise

FILIÈRES CÉRÉALIÈRES / Portée par les grands groupes agroalimentaires et coopératifs, l’agriculture régénératrice entre dans une phase de structuration et de montée en volumes. Mais malgré ces avancées, le modèle économique reste fragile, entre dépendance aux primes et difficulté à répercuter les coûts jusqu’au consommateur final.

Par KC (Agrapresse) et LR (Apasec)
L’agriculture régénératrice se généralise
©DR Actuagri
Heineken et Soufflet Malt ont annoncé le déploiement d’un programme d’agriculture régénérative qui concernera 30 000 tonnes d’orge en France en 2026.

Lors du Salon international de l'agriculture 2026, Soufflet Malt (filiale d’InVivo) et Heineken ont annoncé la signature d’un partenariat visant notamment une production d’orge de brasserie répondant aux critères de l’agriculture régénératrice de 30 000 t pour la récolte 2026. « Le partenariat a, en réalité, déjà commencé l’an dernier, et a permis une production de 15 000 t », a précisé Jorge Solis, P.-D.G. de Soufflet Malt.Ces critères s’inscrivent dans le programme Performances développé par Soufflet Agriculture et lancé officiellement l’an dernier. L’ambition est aussi d’étendre le projet à d’autres cultures, comme le blé, le colza, le maïs ou encore le tournesol. Les représentants des deux groupes espèrent qu’à terme, les pratiques de l’agriculture régénératrice deviennent le nouveau standard. « Nous offrons des primes élevées au début dans le but d’inciter les producteurs à intégrer le programme. Mais, petit à petit, au vu des économies liées à la baisse des intrants et à des sols plus riches, ils seront de moins en moins dépendants de ces primes à l’avenir », a précisé le dirigeant de Soufflet Malt. Un constat partagé par l’aval. « Le problème, c...

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