L’Anses priée de s’amender
Les producteurs bio estiment que l’expertise de l’Anses sur le cadmium porte « un préjudice important à la filière » en mettant sur un pied d’égalité l’agriculture bio et l’agriculture conventionnelle, alors que la règlementation bio est plus restrictive et que les producteurs bio français utilisent très peu d’engrais minéraux phosphatés. Ils demandent la publication d’un « addendum ».
Dans un courrier adressé au directeur général par intérim de l’Anses, daté du30 mars, la Fnab (producteurs bio) demande la publication d’un « addendum » pour corriger « certaines erreurs et imprécisions » concernant l’agriculture biologique, dans les travaux sur le cadmium publiés le 25 mars. Dans son expertise identifiant les leviers pour diminuer l’imprégnation de la population au cadmium via l’alimentation, l’Anses estime que l’agriculture biologique « est potentiellement tout aussi impactée que l’agriculture conventionnelle par la présence de cadmium ». Face à cette affirmation, la Fnab dénonce « un préjudice important » pour la filière biologique. « Nous regrettons que cette communication puisse laisser croire au consommateur que le mode de production biologique n’offre pas de garanties supérieures, alors même que notre filière a déjà mis en oeuvre un certain nombre des leviers que vous préconisez dans l’expertise : la non-utilisation de phosphates miniers, le recours aux matières organiques et l’application de seuils renforcés », expose la fédération deproducteurs bio.Réglementation plus stricteDans sa liste de griefs, la Fnab rappelle tout d’abord que l...
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