OS Mouton charollais
L'efficacité alimentaire fait son apparition
L'organisme de sélection Mouton charollais a tenu son assemblée générale à Pouilly-en-Auxois. Le conseil d'administration a validé un nouveau critère de sélection : l'efficacité alimentaire.
Pour la toute première fois, l'assemblée générale de l'organisme de sélection Mouton charollais (OS Mouton charollais) s'est tenue hors du berceau de la race, à Pouilly-en-Auxois, sous la présidence d'Hubert Burtin, éleveur à Fontenay en Saône-et-Loire. Réunissant 136 éleveurs à l'échelle nationale venus de pas moins de 35 départements, l'OS Mouton charollais est l'organisme de sélection génétique de la race : il gère le livre généalogique et le schéma de sélection. La promotion et la commercialisation des reproducteurs font bien entendu partie de ses missions.
Économies sur l'alimentation
Une présentation de nouveaux critères de sélection génétique était inscrite à l'ordre du jour. L'efficacité alimentaire a été détaillée par la directrice, Céline André, puis validée par le conseil d'administration. « Aujourd'hui, nous connaissons la croissance et le poids des animaux, mais nous ne connaissons pas les données quantitatives alimentaires », faisait observer la directrice. L'objectif de la mise en place du critère "Efficacité alimentaire" est de savoir, pour des poids égaux, quelle est la consommation des animaux, et cela pour réaliser à terme des économies sur le poste alimentaire. Une orientation qui s'avère pertinente compte tenu du prix des concentrés. « D'autres races se sont déjà orientées vers ce critère, c'est une bonne chose de l'ajouter à la carte de notre schéma génétique. Il faut être innovant, la génétique évolue vite ! », commente Céline André.
Jusqu'à 500 g d'écart par jour
« Pour la race Lacaune qui calcule déjà cette efficacité alimentaire, par jour, il existe un écart de 500 grammes de concentrés entre le meilleur animal et le plus mauvais ! Multiplié par le nombre de jours d'engraissement, ce poids est conséquent et représente autant d'économies à réaliser sur le poste alimentaire », fait état la directrice de l'OS. Si tout se met en place rapidement, les premiers résultats devraient être connus dès l'année prochaine. Une fois rentrés en station, les animaux seront contrôlés par un distributeur automatique de concentrés (Dac). « L'entrée et la sortie de l'agneau seront enregistrées grâce à la boucle électronique. Nous connaîtrons précisément sa consommation et nous en déduirons la consommation résiduelle de l'animal. Quand le bélier sera présenté à la vente, nous pourrons indiquer sa consommation avec précision », détaille la directrice.
Moins de brebis contrôlées
Le bilan du contrôle de performances 2010 était également à l'ordre du jour de l'assemblée. Une chute du nombre de brebis est constatée au niveau national. « Cette baisse se chiffre à 700 unités pour atteindre 8.127 brebis », commente la directrice de l'organisme de sélection, « les causes ? Il y a la répercussion de la fièvre catarrhale et le contexte économique. Il est vrai que la sélection coûte cher, certains éleveurs arrêtent la sélection quand ils arrivent dans le rouge ». Cette diminution du nombre de brebis contrôlées est toutefois moins importante que celle enregistrée entre 2009 et 2010 (baisse de 1.200 animaux). La directrice est confiante pour 2011 : « Cette baisse devrait s'estomper. En 2011, nous avons plus de sélectionneurs qu'en 2010 : le nombre de brebis devrait logiquement être revu à la hausse ».
Présentation d'Elvéa
Économies sur l'alimentation
Une présentation de nouveaux critères de sélection génétique était inscrite à l'ordre du jour. L'efficacité alimentaire a été détaillée par la directrice, Céline André, puis validée par le conseil d'administration. « Aujourd'hui, nous connaissons la croissance et le poids des animaux, mais nous ne connaissons pas les données quantitatives alimentaires », faisait observer la directrice. L'objectif de la mise en place du critère "Efficacité alimentaire" est de savoir, pour des poids égaux, quelle est la consommation des animaux, et cela pour réaliser à terme des économies sur le poste alimentaire. Une orientation qui s'avère pertinente compte tenu du prix des concentrés. « D'autres races se sont déjà orientées vers ce critère, c'est une bonne chose de l'ajouter à la carte de notre schéma génétique. Il faut être innovant, la génétique évolue vite ! », commente Céline André.
Jusqu'à 500 g d'écart par jour
« Pour la race Lacaune qui calcule déjà cette efficacité alimentaire, par jour, il existe un écart de 500 grammes de concentrés entre le meilleur animal et le plus mauvais ! Multiplié par le nombre de jours d'engraissement, ce poids est conséquent et représente autant d'économies à réaliser sur le poste alimentaire », fait état la directrice de l'OS. Si tout se met en place rapidement, les premiers résultats devraient être connus dès l'année prochaine. Une fois rentrés en station, les animaux seront contrôlés par un distributeur automatique de concentrés (Dac). « L'entrée et la sortie de l'agneau seront enregistrées grâce à la boucle électronique. Nous connaîtrons précisément sa consommation et nous en déduirons la consommation résiduelle de l'animal. Quand le bélier sera présenté à la vente, nous pourrons indiquer sa consommation avec précision », détaille la directrice.
Moins de brebis contrôlées
Le bilan du contrôle de performances 2010 était également à l'ordre du jour de l'assemblée. Une chute du nombre de brebis est constatée au niveau national. « Cette baisse se chiffre à 700 unités pour atteindre 8.127 brebis », commente la directrice de l'organisme de sélection, « les causes ? Il y a la répercussion de la fièvre catarrhale et le contexte économique. Il est vrai que la sélection coûte cher, certains éleveurs arrêtent la sélection quand ils arrivent dans le rouge ». Cette diminution du nombre de brebis contrôlées est toutefois moins importante que celle enregistrée entre 2009 et 2010 (baisse de 1.200 animaux). La directrice est confiante pour 2011 : « Cette baisse devrait s'estomper. En 2011, nous avons plus de sélectionneurs qu'en 2010 : le nombre de brebis devrait logiquement être revu à la hausse ».
Présentation d'Elvéa
En fin de réunion, Edouard Benayas, représentant l'association Elvea 21 (Éleveurs et acheteurs associés en Côte-d'Or), a fait part de la création d'une section ovine au sein de sa structure. Quatre principaux atouts pour les éleveurs ont été mis en avant par le technicien : « adhérer à cette section vous permet d'avoir une structure représentant le commerce privé, de bénéficier plus facilement de la majoration de l'aide aux ovins (liée à la prime à la brebis), d'accéder à différents services comme le logiciel de gestion de troupeau et enfin d'organiser la filière ovine en répondant à la demande du marché ».