Colloque “agriculture bio” et collectivités
La “bio” comme projet de territoire
Communes et collectivités s'interrogent face aux enjeux économiques,
réglementaires ou environnementaux auxquels elles sont confrontées. Pour
leur apporter des éléments de réponse le Sedarb et le CGAB ont
organisé, le 21 mars dernier à Sombernon (21), un colloque présentant les
différentes solutions et opportunités que propose l'agriculture
biologique.
réglementaires ou environnementaux auxquels elles sont confrontées. Pour
leur apporter des éléments de réponse le Sedarb et le CGAB ont
organisé, le 21 mars dernier à Sombernon (21), un colloque présentant les
différentes solutions et opportunités que propose l'agriculture
biologique.
Pour son premier colloque à l'adresse des acteurs des territoires ruraux, le Sedarb a rassemblé largement, puisque près de 70 personnes, maires et élus des communes, conseillers généraux, responsables de communauté de communes, techniciens d'organisations spécialisées... avaient fait le déplacement jusqu'à Sombernon en Côte-d'Or.
En ouvrant ce colloque, Bernard Krempp, président du Sedarb et du Gab 21, a rappelé les objectifs de cette manifestation : « répondre aux interrogations des élus » et face à leur questionnement sur les problématiques liées à la qualité de l'eau, à l'environnement et à la santé, « les informer de la réalité de l'agriculture biologique et de ses atouts pour une politique de territoire ». Contrairement aux idées reçues, a argumenté le président du Sedarb, « l'agrobiologie ne se confond pas avec l'agriculture de nos grands-parents, c'est un système d'exploitation moderne, cohérent et viable, dont les acteurs sont détenteurs d'une véritable expertise ». Une expertise dont ils ont fait la démonstration cet après-midi là, en présentant plusieurs témoignages et en animant trois tables rondes afin de permettre aux participants d'aller plus loin dans la réflexion, l'échange et le questionnement.
Au fil des témoignages
Première à témoigner, la communauté d'agglomération Seine et Eure, porteuse d'un ambitieux projet conciliant l'activité agricole et la protection d'un grand bassin de captage (100 ha) particulièrement menacé. L'agriculture biologique s'est imposée dans ce cas comme une alternative crédible à la sanctuarisation du bassin de captage. Et son développement est devenu le point d'ancrage d'un vaste projet, alliant un pôle de développement des filières biologiques, une production en maraîchage bio et l'organisation d'une filière courte pour les produits issus de ce territoire.
Venu du Lot, c'est le maire d'une toute petite commune, qui a donné l'exemple réussi d'implantation d'un maraîcher bio, dans le cadre d'un projet de développement économique d'un territoire rural isolé.
Troisième témoin, Noëlle Choquenot, du service Enfant et éducation de la ville d'Auxerre, a montré comment un projet sur cinq ans d'introduction de produits bio dans les menus des cantines scolaires d'Auxerre, pouvait réussir avec beaucoup d'anticipation, une adhésion réelle des partenaires dans le cadre d'une gestion déléguée. « La contractualisation en est à sa troisième année et le bilan d'étape est positif », témoigne Noëlle Choquenot, « tant sur le plan de l'organisation des filières que sur les résultats économiques » puisque le surcoût estimé à 110.000 euros, pèse peu dans un budget total de 1.400.000 euros.
Transformer des contraintes en atouts
Autant d'exemples concrets qui montrent pour Bernard Krempp, « que le mode de production bio a vocation à s'insérer dans un monde qui bouge et des territoires multifonctionnels ». Car « les agriculteurs bio ont su transformer des contraintes en atouts ». Les cas concrets et les initiatives locales qui ont été présentés à Sombernon « reflètent un changement complet de raisonnement, c'est une autre approche, un autre regard que l'on porte, dès que l'on est convaincu que le règne végétal représente la plaque tournante de tout vie sur terre ».
En ouvrant ce colloque, Bernard Krempp, président du Sedarb et du Gab 21, a rappelé les objectifs de cette manifestation : « répondre aux interrogations des élus » et face à leur questionnement sur les problématiques liées à la qualité de l'eau, à l'environnement et à la santé, « les informer de la réalité de l'agriculture biologique et de ses atouts pour une politique de territoire ». Contrairement aux idées reçues, a argumenté le président du Sedarb, « l'agrobiologie ne se confond pas avec l'agriculture de nos grands-parents, c'est un système d'exploitation moderne, cohérent et viable, dont les acteurs sont détenteurs d'une véritable expertise ». Une expertise dont ils ont fait la démonstration cet après-midi là, en présentant plusieurs témoignages et en animant trois tables rondes afin de permettre aux participants d'aller plus loin dans la réflexion, l'échange et le questionnement.
Au fil des témoignages
Première à témoigner, la communauté d'agglomération Seine et Eure, porteuse d'un ambitieux projet conciliant l'activité agricole et la protection d'un grand bassin de captage (100 ha) particulièrement menacé. L'agriculture biologique s'est imposée dans ce cas comme une alternative crédible à la sanctuarisation du bassin de captage. Et son développement est devenu le point d'ancrage d'un vaste projet, alliant un pôle de développement des filières biologiques, une production en maraîchage bio et l'organisation d'une filière courte pour les produits issus de ce territoire.
Venu du Lot, c'est le maire d'une toute petite commune, qui a donné l'exemple réussi d'implantation d'un maraîcher bio, dans le cadre d'un projet de développement économique d'un territoire rural isolé.
Troisième témoin, Noëlle Choquenot, du service Enfant et éducation de la ville d'Auxerre, a montré comment un projet sur cinq ans d'introduction de produits bio dans les menus des cantines scolaires d'Auxerre, pouvait réussir avec beaucoup d'anticipation, une adhésion réelle des partenaires dans le cadre d'une gestion déléguée. « La contractualisation en est à sa troisième année et le bilan d'étape est positif », témoigne Noëlle Choquenot, « tant sur le plan de l'organisation des filières que sur les résultats économiques » puisque le surcoût estimé à 110.000 euros, pèse peu dans un budget total de 1.400.000 euros.
Transformer des contraintes en atouts
Autant d'exemples concrets qui montrent pour Bernard Krempp, « que le mode de production bio a vocation à s'insérer dans un monde qui bouge et des territoires multifonctionnels ». Car « les agriculteurs bio ont su transformer des contraintes en atouts ». Les cas concrets et les initiatives locales qui ont été présentés à Sombernon « reflètent un changement complet de raisonnement, c'est une autre approche, un autre regard que l'on porte, dès que l'on est convaincu que le règne végétal représente la plaque tournante de tout vie sur terre ».