GIE Export
La colère des éleveurs
Voilà des mois que la FNB et Interbev travaillent à la mise en place d'un GIE Export pour que les opérateurs français, privés ou coopératifs, partent unis à la conquête des marchés étrangers. Et patatras..., le Sniv, Coop de France et la FFCB s'opposent finalement au dossier. A la FNB, la colère l'emporte : la décision est qualifiée d'« inqualifiable et de scandaleuse »
Trois fédérations de la filière viande bovine, le Sniv (syndicat national des industriels de la viande), Coop de France Bétail et Viande et la FFCB (fédération française du commerce de bestiaux) viennent de s’opposer par courrier du 29 avril, à la création du "GIE Export", projet porté par la FNB et l’interprofession pour dynamiser l’exportation, notamment sur pays-tiers, et d’améliorer ainsi le prix payé aux producteurs pour leurs animaux.
Pour le Sniv, la FFCB et Coop de France, « la création d'une structure statutairement dotée de la capacité à s'ingérer dans les affaires économiques et commerciales des entreprises » n'est pas « la bonne réponse pour améliorer l'efficacité du commerce extérieur de la filière ». Ils revendiquent une structure « dépourvue de sa capacité à faire des opérations économiques et commerciales », selon Pierre Halliez, directeur général du Sniv-SNCP.
« Inqualifiable et révoltante »
« Cette position est inqualifiable et révoltante pour les éleveurs qui font face à une crise d’une ampleur et d’une durée sans précédent, et espèrent par la relance de l’export une amélioration de marché et donc de leur revenu », réagit la FNB, qui déplore qu'« aucun motif valable ne justifie l’opposition des trois fédérations au projet élaboré par Interbev, dans la transparence et avec l’objectif d’un schéma efficace et respectant l’intérêt commun de l’ensemble de la filière ».
Et les éleveurs de poursuivre : « cette position est une injure aux éleveurs. Elle est aussi une remise en cause de la parole donnée au ministre de l’Agriculture qui avait défini, en accord avec tous les partenaires, cet objectif de dynamisation de l’export dans le cadre de la "feuille de route" pour la filière bovine en novembre dernier »
Pour la FNB, il ne peut être question que les choses en restent là. Aussi en appelle-t-elle au ministre de l’Agriculture pour convoquer sans délai les fédérations opposées au GIE Export et obtenir une révision de leur position tout en invitant les éleveurs à bien prendre conscience de la gravité de la situation, « alors que des entreprises et des fédérations tentent ouvertement et sans vergogne, de tout mettre en œuvre pour s’opposer à l’amélioration de leur revenu ». La FNB demande aux sections bovines de se tenir prêtes à se mobiliser. Bref, les éleveurs ne se laisseront pas imposer ce qu'ils dénoncent être « le diktat de certaines entreprises de l’aval de la filière ».
Pour le Sniv, la FFCB et Coop de France, « la création d'une structure statutairement dotée de la capacité à s'ingérer dans les affaires économiques et commerciales des entreprises » n'est pas « la bonne réponse pour améliorer l'efficacité du commerce extérieur de la filière ». Ils revendiquent une structure « dépourvue de sa capacité à faire des opérations économiques et commerciales », selon Pierre Halliez, directeur général du Sniv-SNCP.
« Inqualifiable et révoltante »
« Cette position est inqualifiable et révoltante pour les éleveurs qui font face à une crise d’une ampleur et d’une durée sans précédent, et espèrent par la relance de l’export une amélioration de marché et donc de leur revenu », réagit la FNB, qui déplore qu'« aucun motif valable ne justifie l’opposition des trois fédérations au projet élaboré par Interbev, dans la transparence et avec l’objectif d’un schéma efficace et respectant l’intérêt commun de l’ensemble de la filière ».
Et les éleveurs de poursuivre : « cette position est une injure aux éleveurs. Elle est aussi une remise en cause de la parole donnée au ministre de l’Agriculture qui avait défini, en accord avec tous les partenaires, cet objectif de dynamisation de l’export dans le cadre de la "feuille de route" pour la filière bovine en novembre dernier »
Pour la FNB, il ne peut être question que les choses en restent là. Aussi en appelle-t-elle au ministre de l’Agriculture pour convoquer sans délai les fédérations opposées au GIE Export et obtenir une révision de leur position tout en invitant les éleveurs à bien prendre conscience de la gravité de la situation, « alors que des entreprises et des fédérations tentent ouvertement et sans vergogne, de tout mettre en œuvre pour s’opposer à l’amélioration de leur revenu ». La FNB demande aux sections bovines de se tenir prêtes à se mobiliser. Bref, les éleveurs ne se laisseront pas imposer ce qu'ils dénoncent être « le diktat de certaines entreprises de l’aval de la filière ».