Viande bovine
La contractualisation en questions
Le conseil d’administration de la section bovine de la FDSEA s’est réuni
le 5 mars à Montchanin. L’occasion d’un vaste tour de l’actualité, dont
la contractualisation. Retour.
le 5 mars à Montchanin. L’occasion d’un vaste tour de l’actualité, dont
la contractualisation. Retour.
Christian Bajard, président de la section, a tenu à rappeler les sept points qui constituent la feuille de route du travail mené par la FNB en 2011 : Observatoire des prix et des marges, relation avec les GMS, blocage Bigard, réforme des cotations, généralisation des machines à classer, création du GEF (Groupement Export France), contractualisation. Sur ce dernier point, Eric Chapelle, de la Fédération nationale bovine (FNB), est longuement intervenu. Face au constat de la fragilité de la filière (déséquilibre du rapport économique, méconnaissance par les éleveurs de leur aval, des marges qui se font à l’achat, insuffisance de maîtrise des éléments qui font le revenu de l’éleveur…), la contractualisation telle que prévue par la LMA vise à réinstaurer de la transparence entre l’amont et l’aval.
Projet d’accord interprofessionnel
La contractualisation est en effet une obligation dont la charge pèse sur les acheteurs, lesquels doivent présenter une proposition de contrat écrit respectant un certain nombre de clauses : durée, volumes et caractéristiques des produits, modalités de collecte et de livraison, modalités de détermination du prix, modalités de paiement, modalités de résiliation du contrat.
A cette occasion, Eric Chapelle a présenté le projet d’accord interprofessionnel pour les contrats de vente Jeunes bovins (JB) destiné aux éleveurs produisant au moins 20 JB/an avec une progression dans l’obligation de proposition de contrats des acheteurs de 30 % en 2012 pour atteindre 70 % en 2014. Le projet d’accord prévoit un contrat de second niveau entre le premier acheteur et l’abatteur avec une progression dans l’obligation de proposition de contrats des acheteurs de 20 % en 2012 à 40 % en 2014.
Pour la FNB, la contractualisation représente un progrès économique et devra impérativement prendre en compte les coûts de production. Pour la détermination et l’actualisation du prix, il y a obligation de s’appuyer sur un indicateur Coût de revient et un indicateur Cotations du JB parmi les indicateurs proposés.
Inquiétudes sanitaires
Les éleveurs ont souhaité faire le point sur le nouveau virus de Schmallenberg, alors que le nombre de cas détectés ne cesse d’augmenter, dont certains foyers en élevage bovin. Eric Chapelle a rappelé que sept pays de l’Union européenne étaient touchés, dont l’Italie et l’Espagne, et que cette affection n’est visée par aucune réglementation communautaire ou internationale. Le réseau français de santé animal mis en place au moment de la FCO est toujours actif et a été remobilisé pour ce virus. Le fonds de mutualisation en cours de création pourrait aider à financer la perte subie par les éleveurs. Il est important de répertorier les animaux morts au vêlage/agnelage et quantifier les pertes. Les pertes en élevage ovin sont très variables et la FNB dispose peu de remontées pour les bovins. Par ailleurs, on peut faire le constat de la fermeture de certains marchés : Russie, Algérie, Turquie.
Sur le volet tuberculose, la France reste sous le statut officiellement indemne, mais, au regard de la multiplication des cas recensés, le risque est de perdre ce statut. Les producteurs refusent d’isoler des départements et défendent pour l’heure le maintien d’un statut national. La maladie est compliquée à gérer et les résultats des tests sont difficiles à interpréter. Par ailleurs, la faune sauvage doit être surveillée car elle peut abriter la maladie.
Et aussi…
Dans un contexte de polémique politicienne autour de l’abattage rituel, les éleveurs ont exprimé leur exaspération sur ce sujet devenu un temps omniprésent dans les médias et néfaste pour la consommation de la viande. D’autre part, estimant être pris en otage sur un mode d’abattage qu’ils ne choisissent pas, ils ont décidé d’écrire à la FNB pour faire connaître leur position.
Les responsables de la section, Christian Bajard et Michel Joly, ont tout deux témoigné des sujets débattus au dernier congrès de la FNB, notamment le dossier de la Pac avec la demande de plus de souplesse sur les prairies en vue d’une plus grande autonomie fourragère des exploitations, la défense du maintien du couplage de la PMTVA, l’inquiétude sur le devenir du zonage des zones défavorisées. Lors de ce congrès, le ministre de l’Agriculture s’est une nouvelle fois engagé à alléger les contraintes et normes environnementales qui pèsent sur les exploitations. A suivre.
Enfin, Christian Bajard concluait cette réunion en précisant que l’assemblée générale de la section serait organisée en mai prochain en présence du président d’Interbev.
Projet d’accord interprofessionnel
La contractualisation est en effet une obligation dont la charge pèse sur les acheteurs, lesquels doivent présenter une proposition de contrat écrit respectant un certain nombre de clauses : durée, volumes et caractéristiques des produits, modalités de collecte et de livraison, modalités de détermination du prix, modalités de paiement, modalités de résiliation du contrat.
A cette occasion, Eric Chapelle a présenté le projet d’accord interprofessionnel pour les contrats de vente Jeunes bovins (JB) destiné aux éleveurs produisant au moins 20 JB/an avec une progression dans l’obligation de proposition de contrats des acheteurs de 30 % en 2012 pour atteindre 70 % en 2014. Le projet d’accord prévoit un contrat de second niveau entre le premier acheteur et l’abatteur avec une progression dans l’obligation de proposition de contrats des acheteurs de 20 % en 2012 à 40 % en 2014.
Pour la FNB, la contractualisation représente un progrès économique et devra impérativement prendre en compte les coûts de production. Pour la détermination et l’actualisation du prix, il y a obligation de s’appuyer sur un indicateur Coût de revient et un indicateur Cotations du JB parmi les indicateurs proposés.
Inquiétudes sanitaires
Les éleveurs ont souhaité faire le point sur le nouveau virus de Schmallenberg, alors que le nombre de cas détectés ne cesse d’augmenter, dont certains foyers en élevage bovin. Eric Chapelle a rappelé que sept pays de l’Union européenne étaient touchés, dont l’Italie et l’Espagne, et que cette affection n’est visée par aucune réglementation communautaire ou internationale. Le réseau français de santé animal mis en place au moment de la FCO est toujours actif et a été remobilisé pour ce virus. Le fonds de mutualisation en cours de création pourrait aider à financer la perte subie par les éleveurs. Il est important de répertorier les animaux morts au vêlage/agnelage et quantifier les pertes. Les pertes en élevage ovin sont très variables et la FNB dispose peu de remontées pour les bovins. Par ailleurs, on peut faire le constat de la fermeture de certains marchés : Russie, Algérie, Turquie.
Sur le volet tuberculose, la France reste sous le statut officiellement indemne, mais, au regard de la multiplication des cas recensés, le risque est de perdre ce statut. Les producteurs refusent d’isoler des départements et défendent pour l’heure le maintien d’un statut national. La maladie est compliquée à gérer et les résultats des tests sont difficiles à interpréter. Par ailleurs, la faune sauvage doit être surveillée car elle peut abriter la maladie.
Et aussi…
Dans un contexte de polémique politicienne autour de l’abattage rituel, les éleveurs ont exprimé leur exaspération sur ce sujet devenu un temps omniprésent dans les médias et néfaste pour la consommation de la viande. D’autre part, estimant être pris en otage sur un mode d’abattage qu’ils ne choisissent pas, ils ont décidé d’écrire à la FNB pour faire connaître leur position.
Les responsables de la section, Christian Bajard et Michel Joly, ont tout deux témoigné des sujets débattus au dernier congrès de la FNB, notamment le dossier de la Pac avec la demande de plus de souplesse sur les prairies en vue d’une plus grande autonomie fourragère des exploitations, la défense du maintien du couplage de la PMTVA, l’inquiétude sur le devenir du zonage des zones défavorisées. Lors de ce congrès, le ministre de l’Agriculture s’est une nouvelle fois engagé à alléger les contraintes et normes environnementales qui pèsent sur les exploitations. A suivre.
Enfin, Christian Bajard concluait cette réunion en précisant que l’assemblée générale de la section serait organisée en mai prochain en présence du président d’Interbev.