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Concours des vins Mâconnais Beaujolais

La coupe Perraton se modernise

Pour la prochaine remise des prix du Concours des vins Mâcon (19
janvier), l’UPVM et la Société d’agriculture et de viticulture (SAV) de
l’arrondissement de Mâcon ont voulu moderniser la Coupe Perraton ; coupe
récompensant le meilleur vin de l’année en appellation mâcon blanc.
Bacchus est ravi…
Par Publié par Cédric Michelin
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Tut un symbole. Enfin… plus d’un en l’occurrence. « La Coupe Perraton est le plus haut niveau à atteindre pour les vins Mâcons blancs, tant pour les caves particulières que pour les caves coopératives », explique Jérôme Chevalier, se souvenant encore de la fierté de l’avoir remporté il y a trois ans avec la Cave de Charnay. « C’est LE symbole, bien plus que le concours de Paris », sourit Jean-Michel Aubinel, le président de l’UPVM, qui redevient simple viticulteur prisséen et aimerait tant la gagner un jour. Il n’est pas le seul viticulteur à caresser ce rêve. Loin de là… Pour preuve, l’an dernier, la SAV de l’arrondissement de Mâcon a enregistré 300 échantillons se disputant ce trophée. La coupe Perraton était alors revenue à la cave des Grands crus blancs de Vinzelles, où elle siège encore pour quelques jours.

Perraton by Perraton



Car en 2013, cette coupe sera remplacée par une création artistique élégante, faite de bois et de verre. « Elle fera 60 cm de haut et 27 feuilles de vignes -symbolisant les 27 communes- seront coulées dans la masse ». « On se devait de la moderniser », explique le nouveau responsable de la communication à l’Union des vins Mâcon. Ces mots prononcés justement par Franck Perraton, l’arrière petit fils de Charles Perraton, sonnent comme un vibrant hommage. « Je connais beaucoup de viticulteurs, dont certaines de leurs parcelles ont été planté par mon Arrière grand père », à un moment où la viticulture n’était pas aussi développée. « Je suis d’ailleurs en train d’essayer de racheter une parcelle à la CAMB. Charles Perraton en ayant fait don à la coopérative », rigole-t-il souvent avec Christophe, dans leur Domaine à Chaintré.

Duboeuf fidèle acheteur



« C’était un personnage du Mâconnais, qui a tant œuvré pour la viticulture (syndicalisme, maire, AOC, coopératives…) », ne tarit par d’éloge Bernard Delaye, président de la SAV mâconnaise. D’ailleurs, Charles Perraton avait lui même été aussi président de la Société. Mais la coupe portant son nom n’a été nommé qu’à titre posthume.
Cette coupe est également recherché pour le commerce. George Duboeuf est un habitué du concours. Il n’est pas le seul et de nombreux acheteurs professionnels (cavistes, négociants, distributeurs…) viennent faire leurs achats de vins médaillés. « Depuis 50 ans, la Maison Duboeuf joue le jeu et réserve » quasiment les vins gagnant la Coupe Perraton. « Il faut savoir récompenser les viticulteurs qui font de la qualité », rappelle inlassablement Jean-Michel Aubinel. « Les producteurs ont bien compris qu’il n’y a plus de place pour des vins moyens. En terme de qualité, les vins du mâconnais n’ont rien à envier à d’autres Grands vins blancs, comme Chablis, hormis peut-être leur notoriété ». Ce qui en fait certainement les meilleurs en terme de qualité/prix. La remise des prix se fera le mercredi 23 janvier dans les locaux du BIVB à Mâcon.
Le concours de la Saint-Vincent 2013 des vins Beaujolais-Mâconnais se tiendra donc le 19 janvier à Mâcon. Les droits d’inscriptions sont fixés à 19 € par échantillon. Compte tenu de la faiblesse des rendements en 2012, à titre exceptionnel, le nombre d’hectolitres est fixé à 15 en ce qui concerne les cuvées d’où peuvent provenir les échantillons. Les dépôts des échantillons se feront le mercredi 16 pour les vins du beaujolais et le lendemain pour les vins du mâconnais, de 8 h à 17 h, au Parc des expositions de Mâcon.