La dense réalité bourguignonne
Dans un contexte de changement climatique et de tension économique croissante, la question des densités de plantation s’impose progressivement comme un levier d’adaptation dans le vignoble bourguignon. À l’occasion d’une matinée technique (lire notre précédente édition), Charlotte Hubert, de la CAVB, a dressé un état des lieux sans détour, mêlant constats techniques, évolutions réglementaires et dynamiques de terrain.
D’emblée, la directrice « Technique » a tenu à rappeler une réalité parfois sous-estimée : la Bourgogne n’est pas figée et ce, depuis toujours. « Il existe déjà, dans le vignoble bourguignon, une variabilité importante des densités de plantation », insiste-t-elle. De 3.000 à 40.000 pieds par hectare, l’éventail est large, même si les extrêmes restent marginaux. Cette diversité, bien réelle, s’observe aussi dans les chiffres issus du Casier viticole informatisé, malgré les précautions d’interprétation nécessaires.Les lignes commencent à bougerLes données présentées confirment cette hétérogénéité. Environ 1.200 hectares se situent entre 3.000 et 5.000 pieds par hectare, principalement dans les Hautes-Côtes ou pour des orientations crémant. Le cœur du vignoble se concentre toutefois entre 5.000 et 12.000 pieds par hectare, avec près de 30.000 hectares cumulés, dont environ 15.900 hectares entre 5.000 et 9.000 pieds par hectare et près de 14.000 hectares entre 9.000 et 12.000 pieds par hectare. Et au sommet de l’échelle, environ 145 hectares dépassent les 12.000 pieds par hectare. « On trouve donc déjà, au sein du vignoble, une réelle diversité de...
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