Vins rosés
La France, premier importateur
Premier pays producteurs de vins rosés, la France n'en est pas moins le premier pays importateur. Des flux peu connus, qui masquent cependant une opportunité commerciale.
La France est le premier pays importateur de vins rosés au monde, indique une récente étude du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP) et FranceAgriMer, présentée le 15 février. « Elle est le premier importateur de vins rosés au monde pour pallier un déficit de production et alimenter non seulement son marché intérieur, mais également ses marchés export », explique l’étude. La France compte pour 28 % des importations mondiales, suivie par le Royaume-Uni (24 %). Les principaux pays exportateurs sont européens : l’Italie (36 % des exportations), l’Espagne (26 %), la France (14 %), les États-Unis (10 %). La consommation mondiale de vin rosé est en hausse et son internationalisation est rapide (26 % des rosés passent une frontière avant d’être consommés, contre 17 % en 2002).
Un déficit à compenser
Le déficit français en la matière devrait être davantage compensé dans les années qui viennent par l’augmentation de la valeur des vins rosés français exportés. Pour cela, les professionnels travaillent activement avec le Centre de recherche et d’expérimentation sur le vin rosé. « Nous analysons et scrutons les rosés qui plaisent et qui ont une forte expression aromatique. Nous connaissons une dizaine de composés qui sont des arômes clés dans les vins à succès et nous cherchons à les développer », précise Gilles Masson, directeur de ce centre. Les moyens d’agir sur ces arômes peuvent être la maturité de la vendange, le degré de pression exercé lors du pressurage, le pilotage de la fermentation, la température pratiquée au stade de la conservation. « Pas de crainte à avoir sur le risque de standardisation, les vignerons ont chacun des pratiques différentes, des cépages différents, des terroirs différents, et en plus une volonté de se démarquer les uns les autres », a-t-il conclu. Terre de vins blancs et de rouges, la Bourgogne a, dans ce domaine encore, une carte à jouer.
Un déficit à compenser
Le déficit français en la matière devrait être davantage compensé dans les années qui viennent par l’augmentation de la valeur des vins rosés français exportés. Pour cela, les professionnels travaillent activement avec le Centre de recherche et d’expérimentation sur le vin rosé. « Nous analysons et scrutons les rosés qui plaisent et qui ont une forte expression aromatique. Nous connaissons une dizaine de composés qui sont des arômes clés dans les vins à succès et nous cherchons à les développer », précise Gilles Masson, directeur de ce centre. Les moyens d’agir sur ces arômes peuvent être la maturité de la vendange, le degré de pression exercé lors du pressurage, le pilotage de la fermentation, la température pratiquée au stade de la conservation. « Pas de crainte à avoir sur le risque de standardisation, les vignerons ont chacun des pratiques différentes, des cépages différents, des terroirs différents, et en plus une volonté de se démarquer les uns les autres », a-t-il conclu. Terre de vins blancs et de rouges, la Bourgogne a, dans ce domaine encore, une carte à jouer.